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« Ruta obéissante et affable à tous vivra au )iom de Pierre ( par sa protection i da??s la paix du Christ ».
vos PRECOR O FRATRES ORARE H\'C QVAXDO VENITIS ET PRECFRVS TOTIS PATREM XATVMQVE ROGATIS SIT VESTRAE ^^EXTIS AGAPES CARAE MEMINI^SE VT DEVS OMNIPOTEXS AGAPEX IX SAECVLA SERVET.
46 LES CATACOMl-.KR !)]■: S. CALIXTE
« /c' VOUS en prie, ô frères, quand vous venez ici pour prier, et quand vou^ i)ivoquez de fouie votre ànie le Père et Je Fih, souvenez-vous de la chère A^^apt\ a/rt que Dieu t,u{t puissa)it la sauve dans /' éteiiiifé ».
Quelle prière suave !
Suivant le caractère de l'épig-raphie classique, c'est la défunte ellemême qui adresse la parole à ses frères dans le Christ.
V\\ç^ autre épitaphe dit • « Que chacun des frères qiii aura lu, prie
.. ]-ix en l>a,-^'^t' 'fie pou, ,i.ms^^. PicU, afin qUC SOU
âme sainte et innocente soit reçue auprès du .Seio?/eur ».
\ T QVJS(;)VF. DE Fl^ATIiliaS I.F.r;i-:RIT ROGF.T I)i:VM VT SANCTO ET IXXOCEN TE SPIRFrc^ AD DEV.Nf SVSCIPIATVR
S' il s'agissait d'une ame innocente, par exemj)le d'un enfant, les parents alors se recommandaient à elle comme à un saint :
PETE PRO PARENTES TVOS MATROXATA MATROXA QVAE VIXIT AXXVM I OIES LU.
« Prie pour tes parents, ô Matrona^ qui es vraiment devenue une matrone. Elle a vécu un an et ^2 /ours ».
Mais si l'on croyait le défunt encore au purgatoire, avant de se recommander à ses prières, on lui souhaitait la paix, le rafraîchissement :
ZOSON, BERVS SPIRFFVM TVVM IX PACEM
l'f.PICRAPIIIR KT l'art liANS LKS CATACOMP.RS 47
(suscipiat) et pete pro xobis - « Zoson, que le Christ vrai reçoive ton Ame dans sa paix ! Prie poîir naus ».
-:< Gentianiis [repose] e)i pai.w II vécut 2 1 années, S vfûis, et t6 jours. Dans tes oraisons intercède pour nous, car nous savons que tu es da/is le Clirist ».
VINXEXTIA IX CHRISTO PETE PllO PHOEP.E ET PR(^ VIRGINIO EIVS.
«O Vincentia, vis dans le Christ! Prie pour Phcebé et son Viro-iuius ! »
èNHANl^^ÇllSINRArfcSUîaXi
rANNlSXXInr)€NS5Vill5l€S
Fi-. 20.
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On appelait ordinairement Virginius et J'iroin les deux époux qui n'avaient contracté que ce seul mariaoe.
Cela suffit à donner une idée de V importance de notre sujet. Il v aurait encore beaucoup à dire sur la destination de l"ame après la mort. Voir à ce ]">ropos i'épitaphe du diacre Sévère reproduite dans la description du cimetière de Calixte (i).
il) Si l'on veut avoir une connaissance |>lus large de i'épigraphie chrétienne, on pourra consulter les Xotiones
4S LE CATACOMLiKS DK S. CALIX'IR
Article II li'Epî^rapliîo et les Sacrements.
A ce point de vue aussi 1' épiorapliie nous fournit (le précieux documents et nous donne des informations que nous cherclicrions en vain dans les écrits des Pères. Commençons par le baptême. C est la porte de l'Eglise, la première çrâce, la grâce par excellence. Avec lui commençait une nouvelle existence, et c'est cette idée qu'expriment les inscriptions tomb.^les.
P.ENEMERENTI AXTONIAE CYRIACETI QVAE VIXIT ANNIS XVIII I M. Il D. XXVI ACCEPTA DEI G R ATI A QVARTA DIE VIRGO OBIT.
« A la bien méritante Antonia Cyriaces qui vécnt icj a?is, 2 mois et 26 jours, et viournt viero^e te quatrième jour après avoir reçu la j^râce de Dieu » (le baptême).
La formule accepta Dei ^ratia était la formule en usaoe ; on ne rencontre jamais le l^aptême désigné par son nom ecclésiastique, peut-être à cause de la loi de Tarcane. La formule cependant variait et se réduisait à une secule parole : aceepit, recepit. peieepit, consecutus est, d'où le mot consecutio^ synonyme de baptême. \\)ici des exemples :