L EI^IGRAPHIK KT L ART DANS LF.S CATACOMBES
<K II viouriit à rage de jj a?is, le cinquante-septième jour après son baptême ».
CONSECVTVS EST II NON. DECEMBR. EX DIE COXSECV- TIONIS IN SAECVLO FVIT AD VSQUE VII IDVfi DKCEMBR.
« // obtint (la orrâce du baplême) le 4 décembre et, depuis son baptême, vécut en ce monde jusqu\iu 7 décembre ».
TVCHE DVLCIS jj VIXIT AXNO VNO || MENSIBVS X DIEBVS XV I ACCEPIT VIII K... || REDDIDIT DIE SS.
« O douce Tychèî Elle a vécu i an, 10 mois et /■) /'ours. re{ut le baptême le.,, et roidit Fesprit le même jour». iSS =^ ccrit ci-dessus).
Ces exemples nous montrent combien les chrétiens de ce temps-là tenaient au titre de jidêle et nous attestent que le baptême, si les parents le voulaient, s'administrait même aux enfants. Un fidèle fit écrire sur sa tombe :
ITICTOC EK IIICTQX - « fidèle né de parents fidèles », formule qui imitait saintement l'orgueilleuse formule de ces nobles consuls : r^7/.w/ rr consuhbus - <^ consul né de personnages consulaires ». Lne inscription nous dit qu'une femme qui aimait tendrement son petit-fils, le voyant sur le point de mourir, demanda à l'Eglise de le baptiser avant sa mort.
TTicToceKniG
nJUMZ CUCMAOC 2HC.AC-€TeCÎN.
Y\%. 27. (WiLPKRT, Prinz dn christ.
Arrh., pi. II, 3).
^n i.r.s CA 1 AC<.»Mi:i'S de s. cAi.iX'Ik
Le sacrement de confirmation qui confère le S^ Esprit, et qui s'administrait avec le baptême, était pour ainsi dire absorbé par l'importance de ce premier sacrement; d'ailleurs la discipline de l'arcane ne permettait pas d'employer des formules trop claires.
Aussi, comme pour le baptême, chercherions nous en vain le nom propre du sacrement de confirmation dans les inscriptions. On appelait consio^natorhini Tendroit oii on l'administrait : de là les mots de consiqnaiio, consignatus qui signifient marque, marqué avec le chrême, comme nous le confirment les plus anciens Pères et spécialement ces paroles du pape S^ Corneille sur Novatien : Siofianilo r/irisinafis ab episcopo consignatus non est, un de Jicr Spiiiiun sancium unquani potuit promcreri - « [No vatien] ne fut jamais confirmé, il ne put donc jamais être digne de recevoir l'Esprit-saint ».
Les inscriptions qui contiennent la même exj:)ression doivent être entendues dans le même sens, par exemple celle-ci :
... l'ICENTIAE EEGni.MAE NEOPHITAE DIKVKAL. SEI'T. COXSIGXATAE A LIIiERlO PAl'A...
« . / Picenfia légitime néophyte qui^ te ^7 scpteml)ye, fut conftrmée par le pape Lilnn-e ->.
Ce(^endant on trouve encore (Vautres express'ons qui requièrent un trop long- commentaire (r ) pour trouver place ici. Mais il reste hors de doute cpie le sacrement de confirmation était admini.>tré |)ar
(1) Voir sur ce sujet les Kotiones arcJuieol. clirist., vol. II, lib. I.