‹ Les catalyseurs biochimiques dans la vie et dans l'industrieChapitre 147 sur 209 · leucyl-glycine · texte numérisé non relu

leucyl-glycine

leucyl-glycine

aminobutyryl-glycine

ac.. aminobutyryl-aminobutyrique A

ac. aminobutyryl-aminobutyrique B

amino-isovaléryl-glycine

glycyl-phénylalanine

leucyl-proline

éther éthylique de la triglycyl-glycine diglycyl-glycine

triglycyl-glycine

dileucyl-glycyl-glycine

Tous les enzymes peptolytiques n’agissent point sur tous les polypeptides hydrolysables par le suc pancréatique, et ici, jusqu’à un certain point, on peut déceler une action propre à chaque individualité. Dans ces sortes de recherches, il est utile tout d’abord d’amener au même titre les liquides à analyser. Nous avons par exemple deux liquides actifs qui agissent sur le glycyl-l-tyrosine. Cependant leur teneur en enzyme diffère, attendu que la quantité de tyrosine mise en liberté dans un temps donné par une même quantité de polypeptide et de liquide actif est différente. Pour égaliser les pouvoirs diastasiques, on amène par dilution le liquide qui est riche en enzyme au titre du liquide plus pauvre. Les deux solutions ainsi égalisées sont ensuite essayées sur un second polypeptide hydrolysable. Au cas d’identité complète, les deux liquides se comporteront absolument de la même manière ; par contre, si leur composition diastasique n’est pas pareille, on observera une différence dans l’action, soit que l’un des liquides agit tandis que l’autre reste sans action, soit que l’hydrolyse provoquée par les deux enzymes diffère au point do vue de la qualité ou de la quantité.

PROPRIÉTÉS

Le suc de pancréas, obtenu par forte pression, ainsi que le suc pancréatique, se montrent tous deux actifs sur le d. 1. alanyl-glycine. Or, l’essai de ces deux liquides actifs sur le glycyl-d-l-alanine révèle une différence radicale, puisque l’extrait d’organe se montre actif et que le suc pancréatique est inactif. Le i. leucyl-glycyl-d-alanine s’hydrolyse par le suc de levure, ainsi que par le suc pancréatique, mais la marche de la réaction n’est pas la même; en présence du suc pancréatique il se forme d’abord le d. alanine et l’i. ieucyl-glycine, lequel s’hydrolyse ensuite, tandis qu’avec le suc de levure, on a, en premier lieu, l’i-leucine et le glycyl-d-alanine. Les polypeptides à base d’alanine s’hydrolysent par le suc pancréatique kinasé, ainsi que par le suc de champignon. Les polypeptides de l’i-alaninese décomposent parle suc de levure, mais point par le suc pancréatique. Le suc du Mucor mucedo est inactif sur le leucyl-d-leucine, tandis que le Rhizopus tonkinensis, Y Allescheria Gayonii et Y Aspergillus Wentii se montrent plus ou moins actifs sur ce composé.

L’emploi des polypeptides permet d’établir une différenciation très sensible entre des substances actives très proches. Faisons agir comparativement sur du d-alanyl-d-alanine du suc pancréatique, du suc intestinal et du suc de levure. Voici ce qu’on observe :

Hydrolyse du d-alanyl-d-alanine.

SUO PANCRÉATIQUE 0.46 gr. dipeptide -4- 6 cc. suc pancréatique

SUO INTESTINAL 0.45 gr. dipeptide -f- 6 cc. suc intestinal

SUO DE LEVURE 0.45 gr. dipeptide -f- 0.72 cc. suc + 5-28 cc. eau

Temps

Angle

Temps

Angle

Temps

Angle

Au début

Au début

Au début

6 heures

8 heures

20 minutes

Donc, parmi ces trois sucs, le suc pancréatique est sans action, le suc intestinal se montre faiblement actif, tandis que

ENZYMES PEPTOLYTIQUES.

le suc de levure agit très énergiquement. Sur le leucyl-alanine, la pancréatine agit fortement, tandis que le suc pancréatique kinasé se montre sans action. La méthode aux polypeptides nous révèle donc une différence entre ces deux produits, l’existence, dans l’un, d’un enzyme, qu’on ne retrouve pas dans l’autre.

Comme on le voit, par l’emploi des polypeptides on arrive à des finesses qu’il serait fort difficile d’obtenir par d’autres moyens. Ainsi, l’avantage de cette méthode réside dans ce fait qu’elle est très expéditive, très simple, et qu'elle nous indique quelquefois, avec une grande facilité, une différence dans la marche de l’hydrolyse, différence qui aurait été très difficile à déceler par tout autre procédé. Soit, par exemple, le d - alanyl-glycyl-glycine. Il peut se dédoubler de deux manières, à savoir : 1) d - alanine -f- glycyl-glycine ; 2) d - alanyl-glycine -j- glycine. Dans le premier cas, le pouvoir rotatoire du liquide se trouve diminué par suite de la production du glycyl-glycine, optiquement inactif. Dans le second cas, au contraire, il se fait du d - alanyl-glycine, doué d’un pouvoir rotatoire (a) ° = -f 50°. Par conséquent, une simple lecture au polarimètre pourra nous faire connaître la marche de la réaction et nous fixer ainsi sur l’identité de l’enzyme examiné, puisque ce polypeptide se décomposera, suivant la provenance du ferment, de l’une ou de l’autre façon.

On a déjà mentionné plus haut que les enzymes polypep* tiques se trouvent dans tous les sucs de tissus végétaux et animaux et que le suc gastrique, même neutralisé, est sans action sur les polypeptides. Cependant on peut observer que dans certains cas le suc gastrique se montre actif. On a ainsi pu établir que l’activité du suc dépend du mode de nutrition : d’après l’Ecole d’ABDERHALDEN, ce résultat serait dû à une régression des substances actives de l’intestin vers l’estomac; on sait, en effet, que chaque fois qu’on donne à un animal de la graisse, la diastase lipolytique, d’origine pancréatique, apparaît dans l’estomac : c’est par un processus analogue qu’on expliquerait la présence anormale des enzymes peptolytiques dans

PROPRIÉTÉS

le suc gastrique. La présence des ferments peptolytiques a été constatée aussi dans le sang : leur siège est dans les globules, daiis les plaquettes, et quelquefois dans le plasma. Le sérum et le plasma de chien, de cheval et de veau se montrent sans action sur le glycyl-l-tyrosine. Le plasma de lapin contient, au contraire, des enzymes actifs sur ce dipeptide. La teneur en ferments peptolytiques du sérum de lapin augmente sensiblement quand on pratique sur cet animal des injections sous-cutanée s de sérum d’un animal d’une autre espèce. On peut aussi obtenir un plasma et un sérum de chien riche en diastases peptolytiques en injectant à celui-ci soit du sérum d’un autre animal, soit des solutions d’albumine d’œuf :

Action comparative sur le glycyl-l-tyrosine DU plasma normal et du plasma d’animaux traités.

Plasma normal de chien

Plasma de chien ayant été traité par l’ovalbumine

Glycine

Tyrosine

Gly»yl-l-tyro-

sine

Glycine

Tyrosine

Glycyl-l-tyro-

sine

0 gr.

0,gr.

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