‹ Les catalyseurs biochimiques dans la vie et dans l'industrieChapitre 158 sur 209 · N (CH3) — CH3 - GO’H \ N (CH3) — GH · texte numérisé non relu

N (CH3) — CH3 - GO’H \ N (CH3) — GH

créatinine.

créatine.

GRÉATASE.

D’après Gottlieb et Stangassinger, dans la disparition de la créatine, trois diastases différentes interviennent : l’une, que nous venons de décrire, qui transforme la créatine en créatinine, et ensuite deux autres : la créatase et la créatinase, qui décomposent respectivement la créatine et la créatinine.

A vrai dire, l’existence de ces deux derniers enzymes est très problématique ; en effet, on ne sait pas exactement le travail chimique qu’elles effectuent, ni même si la disparition de ces corps n’est pas le résultat de l’action d’oxydases ou d’autres diastases déjà connues. Cependant, il paraît certain que la transformation de la créatine en créatinine est due à un enzyme, et le fait est d’autant plus remarquable que le travail en question est d’une tout autre allure que celle qu’on constate habituellement. Sans doute, la pepsine et la trypsine, tout en ayant comme fonction générale d’hydrolyser les matières albuminoïdes, peuvent aussi, dans certains cas, faire la réaction inverse et produire des corps de condensation, les plastéines, dont nous avons déjà parlé. Mais ici, c’est en marche normale que la diastase déshydrate la molécule, et même on ne lui connaît pas encore le travail d’hydratation qui lui correspondrait. A ce point de vue, la créatino-créatase mérite une place tout à fait spéciale dans l’histoire des ferments protéolytiques. Il convient en outre de faire remarquer que cette diastase, extraite du rein, met une fois de plus en évidence l’action déshydratante du suc de cet organe. Abelous et Ribaut ont en effet réalisé, il y a quelques années, la synthèse de l’acide hippurique, à partir du glycocolle et de l’acide benzoïque, au moyen de macérations aqueuses fluorées de rein de cheval.

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