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VUE D’ENSEMBLE

au moment décisif, celui de la coagulation. Elle prépare seulement, à l’aide des matériaux apportés par le sang, la substance active, la thrombine ; une fois ce travail préliminaire terminé, on peut éliminer la chaux sans nuire à la coagulation.

Le rôle du contact est aussi indispensable : il n’influence pas seulement la diffusion de la substance active contenue dans les plaquettes et les leucocytes, mais il favorise aussi la coagulation d’un plasma dépourvu de ces mêmes éléments figurés ; il préside donc, au même titre que la chaux, et concurremment avec elle, à la formation de la thrombine à l’aide de ses produits constituants.

Tous ces faits sont bien établis ; l’importance de chacune de ces conditions peut être expérimentalement démontrée et leur exactitude ne fait aucun doute : ce sont là des résultats très positifs. Mais si maintenant l’on se demande comment, et dans quel ordre, ces différents facteurs interviennent dans la coagulation, par quel rouage s’exercent l’action de la chaux et celle du contact, sous quel état — diastase préformée ou proenzyme — se trouve le sérozyme dans le plasma, on en est réduit, pour répondre à ces diverses questions, à émettre des hypothèses. Sans doute, la théorie suivant laquelle le sérozyme et la thrombokinase se combinent, grâce à l’intervention de la chaux et du contact, pour former la thrombine active, s’adapte assez bien à toute une série de faits expérimentaux ; mais il ne faut pas oublier qu'on se trouve ici dans le domaine de la pure spéculation et que la concordance de tous ces faits pourrait peut-être être expliquée par un mécanisme différent. Quoi qu’il en soit, il faut reconnaître que dans ces dernières années, grâce aux travaux de Moravitz, Pekelharing, Bordet, etc., on a fait de grands progrès dans cette partie de l’étude des phénomènes biologiques : s’il est vrai qu’il reste encore un certain nombre de points obscurs ou inconnus, on est arrivé cependant à avoir de l’ensemble du phénomène, une notion très satisfaisante.

THROMBINE.

Analyse du sang.

Détermination quantitative de la thrombine et du fibrinogène.

1) Dosage de la thrombine : Le principe de la méthode de W ohlgemuth consiste à rechercher quelle est la quantité minima de sérum qu’il faut employer pour produire la coagulation d’un volume donné de plasma. Le plasma qui sert à l’analyse est préparé à l’aide de sang de lapin ou de chien, suivant la méthode de A. Schmidt. On reçoit 3 volumes de sang dans 1 volume d’une solution de S04Mg, obtenue en dissolvant 1 p. de ce sel dans 3 p. d’eau. On agite fortement le mélange qui a été refroidi et l’on sépare par centrifugation les globules sanguins du plasma. Celui-ci, dans ces conditions, peut se conserver très longtemps dans la glacière sans qu’il se produise, à la longue, de changement dans sa teneur en fibrinogène. Pour avoir le sérum du sang à analyser, on défibrine ce dernier par un battage à l’aide d’agitateur en verre. Le liquide clair décanté servira au dosage de la plasmase.

Dosage de la plasmase.

Quantité de sérum

Quantité de plasmase

État de la coagulation après 21 h. à 0<>

2 cc

Coagulation complète.

Pas complète.

Partielle.

Commencement.

Commencement.

Rien.

Le dosage s’effectue de la façon suivante : dans une série de tubes à essais on verse des quantités différentes de sérum, on amène tous les tubes au même volume par l’addition conve-

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