ARNOUX
La cathédrale de Gap ayant été démolie en raison de son
état de délabrement et de son insuffisance, la construction d'un nouvel édifice fut décidée; elle s’effectua de 1866 à 1901.
A cette époque il ne restait plus à construire que le porche et le perron sud, ainsi qu'à terminer le clocher. Tout est achevé actuellement.
Le plan est dû à M. Laisné qui a choisi le style roman. Les proportions sont de 73 mètres de longueur, 42 mètres de
largeur et 21",60 de hauteur sous clef. L'édifice est élevé
sur une crypte de deux élages; il comprend trois nefs de
quatre travées avec chapelles latérales, un transept,un chœur
de trois travées et une abside demi-circulaire, au-dessus
desquels s'étend un lriforium. Le bras sud du transept com-
porte un portail latéral et le bras opposé se lermine en |
hémicycle. Un large narthex précède tout l'édilice
GRENOBLE (Isère) | NOTRE-DAME
Cette cathédrale, enveloppée de tous côtés, soit par l'évêché, soit par des constructions particulières, possède quelques restes de l'ancien édifice du xt siècle, sur l'empla-
| cement duquel elle a été reconstruite; mais elle a été tellement mutilée et modifiée qu'il est diflicile d'en retrouver l'aspect primitif.
Elle comprend un portique moderne à trois baies, une tour romane formant narthex, une grande nef de la fin du x siè
e, Lrois pelits bas côtés (deux au sud, un au nord), eLune abside élevée sur un vieux rempart
Sur le cté nord se trouve une chapelle consacrée à saint Hugues, composé d’une nef de trois travées.
On s'ai
rde généralement à attribuer à la fin du xur° siècle la construction de la nef, passablement originale, de la cathédrale de Grenoble. En effet, si l'architecte a pris au style gothique le fractionnement des voûtes et des cinlres, il
s'est abstenu de l'emploi des arcs-boulants, et il a fait
contrebuter les voûtes de la nef par celles des bas côtés. En outre, les piles de la nef sont montées sur des piédestaux
de 2 mètres d'élévation, eux-mêmes surhau
s par des socles de 1 mètre. Or, des stylobates de celte importance
n'apparaissent qu'au déclin de l'art roman, à transition à l'art ogival.
‘poque de sa
La façade, conçue dans un style quelque peu rhénan, à été construite en 1883 et 1884.
LANGRES (Haure-Marx
SAINT-MAMMES
Le chœur de la cathédrale de Langres fut commencé en 1150, mais la nef ne fut édifiée que dans les dernières années du xn° siècle. C'est pourquoi cel édifice appartient déjà autant «u style gothique qu'au style roman; sa structure tient des principes de l'un, tandis que ses formes manifestent encore la lradition du second
L'abside avec son déambulatoire, chef-d'œuvre d'exécution, dans lequel les traditions rhénanes et bourguignonnes se mêlent aux méthodes françaises, à été dénaturée >, par l'adjo principal, lourd d'asp
au x1v° siècl
ction de chapelles. Quant au portail
sel, il a té élevé au xvur siècle.
La sculpture décorative, à l'intérieur, est d'inspiration franchement antique. Aussi n'est-il pe
,en France, celle d'Autun exceptée, de cathédrale plus romaine, pour ainsi dire, que celle de Langres.
En 1850, cet édifice était dans un fâcheux état; le pignon nord, reconstruit en 1834, était lézardé. Sur le côté sud, une chapelle menaçail ruine et entrainait avec elle une partie du bas côlé. A l'intérieur, les voûtes paraissaient prêtes à
s’écrouler; à l'extérieur, les arcs-boutants 6
aient disloqués.
En somme, une restauration complète s'imposait. Elle
par les contreforts el arcs-boutants, et
commença, en 185:
se poursuivit sous les directions su
essives de MM. Alph.
Durand, de la Rocque et Selmersheim. Le grand mur du
| croisillon nord fut réparé de 1860 à 1862, l'abside de 1865 a 1867, et le portail principal de 1857 à 1889. De 189: à 1907, on refit les toitures.
LA VAL (Maxenws)
LA TRINI
La tour centrale de cetle cathédrale est de 1110; la nef, de
trois travées, est, ainsi que le portail sud, de 1180-1185. Le
chœur et le déambulatoire sont du xvi‘ siècle, de même que
le portail nord
Quant à la façade est, elle est de construction récente. Elle a été élevée en 1888 en même temps que l'on procédait à la restauration de la nef et du transept, sous la direction
rchitecte
de M. Formigé,
La particularité quidonne à cet édifice sa valeur architecturale et en fait, avec la cathédrale d'Angers, un des rares spécimens du style dit Plantagenet, consiste dans l'abandon de la coupole et l'adjonction de la croisée d'ogives aux voûtes bombées de la nef
LIMOGES (Havre: