‹ Les cathédrales de France; (volume 2)Chapitre 26 sur 28 · SAINT-ÉTIENNE · texte numérisé non relu

SAINT-ÉTIENNE

Saint-Étienne de Limoges remplace une église romane

dont on retrouve quelques vestiges. C'est en 1273 que la

nouvelle construction ful commencée, après la démolition du chœur roman. En 1408, le chœur seul était achevé et le transept commencé. Les travaux furent ensuite intérrompus pendant cette lamentable époque où la cité de Limoges fut ruinée de fond en comble par le Prince Noir. La cathédrale seule échappa au désastre.

Au xv° siècle, quand la ville, repeuplée, se releva de ses ruines, on éleya successivement le transept nord et les pre-

travées de la nef et des bas côtés. Puis, de 1515 à

, on termina le transept (saufsle couronnement de

ées de

pignons), et on jela les fondements des autres tre la nef.

Les travaux furent alors dé nouveau interrompus pour

n'être repris qu'en 1846 et 1877. À cette époque, on cons-

truisit les trois travées formant le complément de la nef; en même temps on procédait à la réfection du couronnement'du chœur, des transepts, dés toitures, ainsi qu'à l'achèvement des deux pignons du transept.

Malgré cette partie moderne, autant que possible harmoaisée’ avec l'ancienne, Saint-Étienne de Limoges présente un fort bel ensemble, dont la façade septentrionale du transept constitue la plus’remarquäble partie, Un peu haute sans doute pour l'édifice qu’elle domine, elle est en soi un exemple accompli en même temps qu'une des plus riches compositions dues au gothique flamboyant.

En avant de la cathédrale ‘existe’ une’ ancienne tour,

romane dans la partie inférieure, et du xtn° siècle dans la

partie supérieure. Elle était couronnée autrefois par une flèche en pierre; deux fois renversée, celle-ci fut remplacée,

en 1483, par une flèche en bois recouverte de plomb,

détruite à son tour par la foudre moins d’un siècle après et qui ne fut plus rétablie.

LUGON (Vexnée)

L'ASSOMPT

La nef de cette cathédrale, précédée d'un porche, comprend cinq travées; elle est suivie d'un transept peu saillant, d'un chœur de trois travées et se termine par un chevet rectangulaire que clôt un immense fenestrage.

L'édifice appartient à diverses époques et présente un

mélange de tous les styles: le pignon du transept nord est

roman, le chœur gothique et la façade occidentale, élevée

au xvinre siècle, présente un aspect des plus bizarres. Elle

cle, terminé par et

reliée à la tour qui lui sert de base par un étage à balustrade,

supporte un clocher, également du xvnrs

une flèche, dans le style du xv° siècle, élevée en 1822

allient aux

où les ordres grecs & clochetons gothiques.

L'extérieur semble, de même, avec ses arcs-boutants, et

ses contreforts à pinacles, un compromis entre l’ancien style et le nouveau. A l'intérieur règne le classique.

LYON (Ruôxe)

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