‹ Les cathédrales de FranceChapitre 2 sur 109 · ES · texte numérisé non relu

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€ christianisme pénétra de bonne heure dans à le pays d’Albigeois. Suivant les documents les [. plus authentiques , il y fut apporté par saint ME Clair, l’'apôtre de la Gaule narbonnaise. L'Église ee: d'Albi, partageant le sort de toutes les autres Églises, fut d’abord exercée par la persécution. Dans ces temps malheureux , où le nom de chrétien était un titre de proscription , les nouveaux fidèles furent obligés de se cacher dans les ombres de la nuit et de la solitude, pour célébrer les saints mystères ‘de la religion. Enfin, consolés par des jours plus sereins, ils voulurent élever à l'honneur de Dieu un temple digne de sa grandeur et de la majesté du culte

chrétien. Ce fut, sans doute, à cette époque que les habitants

de la capitale des Albienses construisirent leur église cathédrale, consacrée sous l’invocation de la Sainte-Croix. Quoique cette antique et vénérable basilique ait laissé quelques ruines qui subsistent encore de nos jours, il serait difficile de déterminer à quelle époque précise elle fut érigée. Elle était située sur la pente d’une colline, presque sur les rives du Tarn, entre le palais des comtes d’Albigeoïis et la métropole actuelle.

Vers le milieu du treizième siècle, on résolut de la rebâtir plus somptueuse et plus grande, dans une position plus convenable, soit qu’elle fût ruinée par l’action destructive des temps, soit qu’elle fût insuffisante pour les besoins religieux de la population. Ce siècle mémorable sut exprimer dans les monuments qu’il érigea de toutes parts et en si grand nombre toute la magnificence, touté la fécondité de la pensée catholique qui faisait sa vie. A cette époque, Bernard de Castanet était assis sur le trône épiscopal. C'était un prélat éminent par ses vertus et par ses talents, qui illustra le siége d'Albi déjà si merveilleusement glorifié par plusieurs de ses prédécesseurs. [IL avait reçu la mission d'aller à Rome pour ; presser la canonisation du saint roi Louis IX. La négociation dont il était chargé eut bientôt l'effet qu'on devait attendre de son zèle actif et intelligent. Il revint en France, comblé d’honneurs avec le titre de cardinal. Ce personnage distingué devait apprécier l'admirable rénovation qui s'était opérée dans l'architecture chrétienne. Ce fut sous ses auspices qu’on dressa les plans de la cathédrale d'Albi, dont il bénit et posa la première pierre, le jour de la fête de l'Assomption, 15 août 1282.

Bernard de Castanet, pour exécuter dignement la noble entreprise qui devait immortaliser son nom, abandonna généreusement une partie de ses revenus. Il convoqua tout son clergé, et d’un consentement unanime il fut décidé qu'on prélèverait sur tous les bénéfices le vingtième des revenus pour aider au grand œuvre de la cathédrale. L’enthousiasme du clergé fut partagé par les seigneurs et par le peuple. Chacun voulut participer à la construction du nouvel édifice. Dans ces beaux âges de foi vive et généreuse, on était entraîné par une attraction irrésistible à concourir de tous ses moyens à l'érection de l’église épiscopale, mère et protectrice de toutes les églises particulières. Raymond, comte de Toulouse; Malfred, vicomte de Narbonne; Adélaïde , son épouse; les comtes d’Albigeois ; Trincavel , vicomte de Béziers ; enfin le fameux -Sicard d'Alaman, laissèrent en mourant des legs pieux pour en réaliser l'exécution.

Malgré la vive ardeur de l’évêque Bernard , malgré l’élan universel., l’église d'Albi, commencée en 1282, ne put être consacrée que le 23 avril 1480, et ne fut entièrement achevée qu'en 1512, c’est-à-dire 230 ans après sa fondation.

Cette cathédrale, élevée avec lenteur, doit nécessairement présenter dans sa construction des signes historiques des siècles qu’elle a traversés. Plusieurs générations ont apporté à ce temple le tribut de leur patience et de leurs travaux. On sent que ce n'est pas ici l'ouvrage d’une société fugitive qui s'épuise en brillantes improvisations pour se procurer, en passant, les Jouissances du présent. C'est celui qu'un peuple qui a conscience de sa durée consacre lentement à une reli-

gion immortelle,

Les mêmes causes ont imprimé aux travaux du moyen âge eten particulier à la cathédrale d'Albi, un caractère solennel et religieux que n’offrent pas ceux d’une autre époque. « Plus les âges qui ont élevé nos monuments ont eu de piété et de foi, plus ces monuments sont frappants par la grandeur et la noblesse de leur caractère. Les arts ont toujours dégénéré dans les siècles philosophiques; c'est que l'esprit raisonneur, en détruisant l'imagination , sape les fondements des beauxarts : on croit être plus habile parce qu’on redresse quelques erreurs de physique, qu'on remplace par toutes les erreurs de l'esprit, et l’on rétrograde en effet, puisque l’on perd une de ses plus belles facultés *. »

Pleine de force et de majesté dans son ensemble, la cathédrale d'Albi se développe sur cent cinq mètres vingt-cinq centimètres de longueur et vingt-sept mètres vingt-huit centimètres de largeur. C’est incontestablement la construction en briques la plus vaste du royaume. Son porche latéral, original avec noblesse , est renommé parmi les plus splendides; sa tour qui pyramide à quatre-vingt-quatorze mètres au-dessus du sol, à cent trente-quatre mètres au-dessus du niveau des eaux du Tarn, est plus remarquable par son élévation que par la beauté de son architecture.

Le principal autel de l’ancienne église de Sainte-Croix avait été dédié à sainte Cécile, ainsi qu’on peut s’en convaincre par plusieurs textes curieux des vieux historiens. Après la consécration du nouvel édifice , le monument fut plus connu sous le nom de cette sainte, si célèbre en Occident, que sous

sa dénomination primitive. Dédié à la patronne des beaux-

* CuarEAUBRIAND. Génie du Christianisme.

arts, cet auguste monument devait offrir tout ce que le génie de l’homme peut inventer de plus délicat, de plus pur, de plus élégant, de plus parfait. Aussi quand on pénètre dans cette enceinte , l'œil est ébloui par la magnificence qui resplendit dans toutes les parties de l'édifice. La richesse est jointe à la grâce la plus exquise; partout se déploient aux regards d'immenses peintures, du plus haut intérêt comme objets d'art, très-curieuses par leur composition et par leur exécution. L'art catholique a versé à pleines mains dans l'église de Sainte-Cécile toutes les fleurs qu'il peut faire germer et épanouir.

Avant d'entrer dans quelques détails sur l'intérieur de Sainte-Cécile d'Albi, nous esquisserons à grands traits les masses générales extérieures. Vu à une certaine distance , le monument se présente sous des formes graves et majestueuses ; considéré de plus près, il garde un aspect triste et austère. Point de ces clochetons pyramidaux qui se dressent avec tant de grâce autour des autres édifices gothiques; point de ces arcs-boutants dont les couches élégantes viennent légèrement s'appuyer sur les hautes murailles et donnent une apparence aérienne aux édifices les plus lourds. Les flancs des murs latéraux montrent de larges surfaces planes, interrompues seulement dedistance en distance par des contre forts semi-circulaires. Les briques, dont tout l'édifice est bat , ont pris, sous l'influence des siècles , une teinte obscure très-foncée : ces matériaux rebelles ne pouvaient céder sous le ciseau de l'artiste, comme la pierre dont sont construites nos grandes églises du centre et du nord de la France. A voir Sainte-Cécile

d'Albi, si noire et si sévère au dehors, avec ses hautes mu-

railles lisses de trente-huit mètres d’élévation , avec sa tour massive partagée par étages, sans sculptures , sans statues, sans couronnement élancé, on ne soupçonnerait nullement sa beauté , et on serait presque tenté de croire que sa réputation est usurpée. Mais, semblable à cette femme symbolique dont parle l'Écriture, toute sa beauté est à l'intérieur.

La principale entrée de Sainte-Cécile d'Albi, par une disposition singulière, motivée par une circonscription de localités fort bizarre *, est située au sud.

Ce portail fut construit en 1380, par Dominique de Florence , alors évêque d’Albi. Ilest en pierre, admirablement ciselé et enrichi de la grâce de la sculpture italienne. Malheureusement, à une époque désastreuse, le marteau dévastateur de l’homme a détruit la plus grande partie de ses ornements, qui consistaient en bas-reliefs et en statues. Ces statues attiraient l’attention par leur originalité autant que par leur beauté: on peut trouver à ce sujet des détails trèspiquants dans un manuscrit de 1684, déposé à la bibliothèque d’Albi, intitulé: Description naïve de Sainte-Cécile.

Ce portail donne entrée à un grand escalier, qui conduit à une plate-forme, sur laquelle s'ouvre la principale porte de l’église. Là, sur un espace de douze mètres en carré, s'élèvent à une assez grande hauteur des arcs gothiques, dont la réunion forme un magnifique portique. Les matériaux qui le composent sont travaillés avec une rare perfection et percés à jour avec un fini surprenant. Ce monument, car c'en

est un véritable, appuyé sur un autre plus vaste, commencé

* L'entrée occidentale sous la tour n’a jamais été ouverte, parce qu'elle n’eut présenté d'accès que sur la commune de Castel-Vieil.

vers la fin du quinzième siècle, par les soins de Louis d’Amboise, ne put être terminé pendant la vie de ce prélat; on y aperçoit sur toutes les faces les armes des cardinaux de Prat et de Lorraine , des évêques Joffroi et Aymar Gouffer qui lui ont succédé. II était autrefois couvert d’une voûte , dont on voit encore les ruines ; le temps et la révolution ont dégradé cet admirable ouvrage , mais il conserve encore toute sa majesté ; et par le pittoresque de son ordonnance , il prépare aux effets qui attendent l'observateur dès qu'il aura dépassé le seuil de l’église *. Il ne manque à ce beau péristyle , dit M. du Mège, pour être considéré comme l’une des plus importantes créations de l’art, que d’être dégagé des constructions qui l’environnent en partie et qui empèchent d'en saisir, à la fois, l'ensemble et les détails.

Franchissons maintenant l'entrée de la cathédrale et contemplons dans le ravissement toutes les merveilles accumulées dans son intérieur. La régularité de l'édifice , l'aspect imposant du jubé, la vaste étendue de la nef, l'élévation des voûtes, sur lesquelles la main de l'art a semé des arabesques du dessin le plus correct, les restes des vitraux peints qui ne laissent pénétrer qu'une clarté mystérieuse et affaiblie, le pavé même formé de pierres sépulcrales, où des signes héraldiques à demi effacés indiquent en mème temps et la vanité de l’homme et le néant de ses grandeurs, tout s'empare vivement de l'esprit et y laisse une impression profonde.

Le plan, à une seule nef, ne produit pas ces beaux effets de perspective de nos cathédrales de Paris, de Bourges, de

* Notice historique et descriptive sur l’église métropolitaine de Sainte-Cécile d'Albi, par M. H. C. Toulouse, 1841.

Chartres, de Tours, mais l'architecte a su relever son œuvre par la régularité la plus parfaite, par les dimensions les plus harmonieuses , par une pureté dans les lignes et une légèreté dans les masses qui surprennent et charment l'œil. Moins imposante peut-être que nos plus grandes églises gothiques, Sainte-Cécile d'Albi peut cependant soutenir une comparaison, qui ne sera pas à son désavantage, par l'élégance, la grâce et la richesse.

L'église est divisée par le jubé en deux parties à peu près égales ; tout autour sont pratiquées vingt-neuf chapelles , au-dessus desquelles règnent de spacieuses galeries, placées à la moitié de la hauteur de l'édifice. Nous ne pouvons nous arrêter à en faire la description, nous avons hâte d'arriver au jubé, un des plus beaux triomphes de l'architecture chrétienne au seizième siècle. Ce magnifique jubé tout en pierre jouit d’une réputation bien méritée : l'œil ne peut se lasser de considérer ces pierres réduites en dentelles, d'admirer la légèreté et la finesse de leurs réseaux, la varicté de leurs découpures , de leurs ciselures, brillantes créations d'une imagination libre et inépuisable. Les feuillages découpés s'épanouissent avec une grâce charmante, les clochetons aigus s’élancent comme des tiges festonnées, les arcades sont charoées des moulures les plus riches et les plus capricieuses. Les voyageurs, les artistes n'ont vu qu'avec le plus vif enthousiasme ces magiques décorations architecturales.

« A l'entrée du chœur, dit M. Mérimée *, un jubé magnifique reproduit les formes gracieuses de l'enceinte de la

plate-forme. La sculpture du quinzième siècle y a épuisé tous

* Notes d’un voyage dans le midi de la France.

ses délicieux caprices, toute sa patience, toute sa variété. On passerait des heures entières à considérer ces détails gracieux et toujours nouveaux, à se demander, avec un étonnement sans cesse renaissant, comment on a pu trouver tant de formes élégantes sans les répéter, comment on a pu faire, avec une pierre dure et cassante, ce que de nos jours on oserait à peine tenter avec du fer et du bronze. Je n'aime pas les jubés, ils rapetissent les églises, ils me font l'effet d’un grand meuble dans une petite chambre ; pourtant celui de Sainte- Cécile est si élégant, si parfait de travail, que, tout entier à l'admiration, on repousse la critique et que l’on a honte d'être raisonnable en présence de cette magnifique folie. »

Gette prévention de M. Mérimée contre les jubés en général ne sera jamais admise par personne, mais tout le monde partagera son admiration pour le jubé de la cathédrale d’Albi.

Les sculptures qui forment la clôture du chœur ne sont pas moins dignes de fixer l’attention que celles du jubé : même prodigalité de ciselures, même luxe de moulures; le pourtour intérieur présente soixante-douze niches renfermant autant de statues d’anges travaillées avec goût, variées avec intelligence. La naïveté, la grâce brillent dans leurs traits, qui semblent respirer le ciel. Le sanctuaire renferme celles des douze apôtres, tenant chacune dans ses mains des légendes écrites en caractères du quinzième siècle, dont l’ensemble forme le Credo, symbole de la foi chrétienne. On remarque derrière l'autel une statue de la sainte Vierge, chefd'œuvre de pose et d'expression simple et candide. L’extérieur du chœur est encore décoré d'un grand nombre de statues

représentant les prophètes et les patriarches.

Tous les genres de magnificence brillent dans cette superbe église ; les voûtes et les murs sont couverts dans toute leur étendue de peintures à fresque d’une grande beauté. Nous ne pouvons nous arrêter à faire connaître les époques où elles ont été faites et les diverses écoles qui les ont produites, nous nous contenterons d’en apprécier le mérite et l'effet général. Tous les hommes versés dans les arts ont éprouvé à leur aspect un véritable enthousiasme; ils en ont parlé avec une exaltation propre à faire comprendre les vifs sentiments dont ils étaient pénétrés. Écoutons ces paroles des savants auteurs des Vues pittoresques et romantiques de l’ancienne France:

« Rien en France ne peut être comparé à cette magnifique décoration ; dans toute sa longueur, cette voüte n'offre qu’un tableau immense, que les nervures divisent en brillants compartiments. Tout ce vaste champ est peint en azur, et sur ce fond d’outremer une riche imagination a fait courir avec une grâce infinie d’élégants rinceaux d’acanthe, dont les enroulements sont remplis de sujets tirés des livres saints. Des images allégoriques y sont représentées avec un sentiment profond du sujet et toujours heureusement inventées dans l’intérèt bien entendu de l’unité des décorations du temple. Les arabesques sont rehaussées d’or, les moulures des nervures, des arêtes des voütes sont dorées; mais ce ne sont point de longues lignes riches seulement du brillant métal qui les recouvre, elles présentent des encadrements ornés avec un goût exquis. Cet ouvrage inoui est dù à des artistes qui appartenaient à la brillante aurore des arts de l'Italie, et dont les études s’étaient formées devant les fresques admira-

bles qui couvrent tant de monuments élevés sur cette terre,

la plus riche peut-être et la plus parée du monde entier. »

On complétera l’idée qu’on doit se former de cette inimitable décoration en parcourant ces lignes de M. du Mège :

« On doit considérer comme un ouvrage immense, quihonorera toujours les arts, les peintures de la voûte de Sainte- Cécile, ornements de la plus grande richesse, du plus étonnant effet, et où le gout du seizième sièele paraïîtavec tant d'avantage. Que l’on se représente les voùtes d’un temple qui a plus de trois cents pieds de longueur; qu’on en calcule les courbes et leurs développements; qu’on étende sur le tout une teinte d'azur; que sur ce fond, dont la cou- | leur éthérée paraît doublér la hauteur de l’édifice, on retrace par la pensée ces tortueux rinceaux d’acanthe, ces enroulements gracieux que l’on admire dans les palais de la belle Italie; que ces arabesques délicates empruntent à l’albâtre sa blancheur , et que l’or seul en rehausse les élégants contours ; que des êtres célestes se Jouent dans les feuillages ; que les prophètes, les vierges, les saints y soient représentés ; que la pureté du dessin, la simplicité des poses annoncent l’école de Raphaël et rappellent les fresques du Vatican; que Por brille partout, qu'il étincelle sur l’azur, qu’il forme les nervures des voütes et les principales lignes architecturales, et l’on aura une idée imparfaite encore de l'ensemble magique que présentent les somptueuses voûtes de Sainte-Cécile. »

Nous ne pouvons terminer la description d’un édifice dédié à Sainte-Cécile, sans parler de l'orgue placé dans la cathédrale d’Albi : c'est un chef-d'œuvre d’harmonie et d'exécution. Il est très-étendu, d'une douceur et d’uné expression

surprenantes, renfermé dans un grand buffet en style de la

A ALBI. 29 L2 i 6 renaissance. Cette grande voix de nos églises, qui semble renfermer toutes les voix du ciel et de la terre, pour les porter en sons mélodieux jusqu'aux pieds de Dieu, retentit avec plus de charmes peut-être sous la protection et sous l’inspiration de sainte Cécile. Cette sainte est la patronne des hommes qui ont voué leur génie à la musique. IL était assurément bien juste que cet art sublime eût sa protectrice dans les demeures célestes, puisque le chant nous vient des anges et que la source des concerts est dans le ciel. Les Raphaël et les Murillo l'ont représentée tenant un instrument dans ses mains, les yeux élevés en haut, où se dirigent son cœur et ses chants : expression pleine de grändeur et de vérité, puisque, sur la terre, nos chants doivent être inspirés comme

par un souvenir des cieux !

NOTRU-DAME

: I existe certains monuments qui se recommandent à l'intérêt et à l'admiration des hommes, , autant par le prestige des souvenirs que par la

JE magnificence de l'architecture. Leur nom ne

# saurait être prononcé sans rappeler la mémoire des faits historiques les plus importants et sans réveiller l'idée d’un merveilleux chef-d'œuvre. Leur image se mêle à celle d’une foule de grands hommes; il s'attache même à leur pensée comme un charme puissant et mystérieux. Ces édifices ont une célébrité vraiment populaire. Parmi ces glorieux monuments, la cathédrale de Reims occupe une place éminente. C'est la cathédrale de la monarchie française,

connue par le sacre des rois, par son caractère architectural

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