BASILIQUE DE ST-FRANÇOIS D'ASSISE
Quand on pénètre dans l'église basse, dit un visiteur, on est gagné par une sorte de mélancolie qu'inspire la poésie des ombres. Le jour, qui entre par la seule ouverture de l'entrée, s'accroche aux reliefs de quelques tombeaux. Plus loin la nef est noyée dans un demi-jour mystérieux, qui n'est pas sans un charme pieux, tandis qu'à l'Orient s'ouvre le chœur, illuminé d'un jour éclatant (').
L'église supérieure, aujourd!hui abandonnée par le culte, offre un svclte vaisseau
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couvert en croisées d'ogives et éclairé de fenêtres élancées. Il rappelle par sa nef unique et ses contreforts cylindriques Sainte-Cécile d'Albi et l'architecture provençale, et plus encore la Bourgogne par l'ordonnance de son portail et par sa galerie intérieure passant sous les appuis des fenêtres, en traversant les piliers ornés de faisceaux de coîonnettes ("), qui sont peintes de bas en haut, et portent des nervures de voûtes elles-mêmes richement décorées. Brillante, lumineuse, légère, image des splendeurs divines, glorification du saint patriarche devenu l'habitant du ciel, la basilique haute offre un curieux contraste avec l'église inférieure. La façade couronnée d'un grand fronton obtus est ornée de marbres et de sculptures ; la porte à double baie s'encadre de voussures retombant sur des coîonnettes ; une rose au riche fenestrage s'ouvre au-dessus. La grosse tour carrée est ajourée seulement à l'étage supérieur et troisième, et rappelle l'architecture du Nord.
1. C'est une sorte de magie de lumière, artistement graduée, que le peintre Granet a su rendre avec toutes les ressources du clair-obscur, dans un tableau que l'on peut voir au Louvre.