I. Hoi&serce, oiiv. cit.. 2' part., p
;. Michèle», Hist. de France, t. 1 1, p. 6 (édit. de 1835).
CATHÉDRALE DE COLOGNE
de Hochstaden, fondateur de la cathédrale, et les tombes de l'archevêque Engelbert, de l'archevêque Philippe de Heinsberg, etc.
Les reliques des Rois Mages, qui avaient été transportées en 1264 de Milan à Cologne, sont le grand trésor de la cathédrale. Leur somptueuse châsse fut l'objet de la dévotion de tout l'Occident au moyen âge ; devant elle brûlaient les trois lampes de cuivre portant les noms de Gaspard, Melchior et Balthazar ; de toutes les villes on
Fit;. 287. — L'ADORATION DES MAGES. RETABLE DE LA CATHÉDRALE DE COLOGNE.
allait en pèlerinage aux trois Rois de Cologne ; on y était souvent envoyé par condamnation de justice. Ce reliquaire abrite les trois crânes surmontés de trois couronnes.
Parmi les pièces hors ligne du mobilier actuel notons l'orgue, dont le noyau fut construit en 1572 par Nicolas Niédof. On remarque encore le reliquaire de saint Engelbert, exécuté par Conrad Duisberg par ordre du successeur de l'archevêque Engelbert, Ferdinand ; enfin le retable triptyque dit Domblist, de Maître Etienne Lochver, chef-d'œuvre de l'école de peinture de Cologne, représentant l'adoration des Mages que nous reproduisons ici.
La polychromie, ajoutée à la fin du XX° siècle, est d'une réelle valeur artistique.
Le pavement moderne, orné de riches mosaïques, a été dessiné par le D' Essenwein.
CATilEURALKS GOTHIQUES