XX. — DOME DE BRESLAU
L'ÉGLISE catholique de Saint-Jean de Breslau s'élève dans un quartier du faubourg appelé Dominscl. Elle fut élevée en i 148 sur les fondements d'une autre plus ancienne. C'est une basilique romane sans piliers, remaniée à l'époque ogivale (du XI II' au XIV' siècle) et restaurée de nos jours.
CATHEDRALE D'OSiXABRUCK
On y remarque surtout la superbe chapelle de Sainte- Elisabeth, qui renferme le tombeau du Cardinal évêque Frédéric de Hesse, orné de sculptures et de peintures remarquables, et la statue colossale de sainte Elisabeth. La chapelle de la Vierge contient le somptueux tombeau en marbre de l'évêque Roth, œuvre de Pierre Visscher de Nurenberg, et divers autres mausolées de prélats, de chanoines, etc. Les stalles du chœur portent les noms et les armoiries de tous les évêques de Breslau.
A côté de la cathédrale s'élève le palais épiscopal.
XXL — CATHEDRALE D'OSNABRUCK.
NOUS aurions dû décrire au premier volume, et nous ne mentionnons ici que pour mémoire cette cathédrale, qui est un grand édifice de la fin de l'époque romane. La triple nef est précédée de deux tours, et un dôme octogonal s'élève de la croisée du transept. Les supports des nefs sont alternés. Par la forme des fenêtres de la nef centrale cet édifice se rapproche du style français du N.-O. Le trésor est riche en orfèvreries très anciennes.
EGLISES DE NURENBERG.
NOUS pouvons bien assimiler à des cathédrales les trois belles églises de Nurenberg et surtout la magnifique et gracieuse église de Notre-Datne, où se célèbre le culte catholique dans la cité protestante.
Elle est remplie de chefs-d'œuvre de lart médiéval, et peu d'églises au monde donnent une idée aussi complète de la magnificence du culte catholique entouré du prestige d'un art à la hauteur de la liturgie, tant dans le mobilier que dans le décor et dans les lignes architecturales.
L'église est parfaitement conservée, avec sa riche façade, au pignon hérissé de multiples et fins pinacles, son superbe mobilier médiéval et son décor de sculptures, de peintures et de vitraux. C'est comme Notre-Dame de Wurzburg, une Hallenkirche. Les trois nefs, qui n'ont que trois travées, et qui remontent au XI V" siècle (i 355-1 361), portent sur quatre beaux fûts cylindriques très élancés, dont le chapiteau (une frise feuillagée) est surmonté d'une couronne d'anges gracieux, hissant de nébules et portant sur
Fig. S04. — PLAN DE l'Église notre-dami;
DE NIRENBERG.
CATllKURALKS GOTHiOUES
leurs ailes les nervures des voûtes, qui forment de simples croisées d'ogives. Le
cliœur constitue, selon le mode local, une belle lanterne profonde et isolée.
A l'intérieur on peut voir un Couronnement de la Vierge de A. Krafift {1441) et le célèbre triptyque Tucker, un des spécimens les plus remarquables de l'école de Nurenberof du XV'= siè-
A l'Ouest s'ouvre le célèbre portail surmonté de la chapelle Saint- Michel, souvenir de la tradition romane, et de l'horloge mécanique si populaire (1510), œuvre de Jorg.Hans pour l'horlogerie et de Sébastien
tlg, joj. — TÏ.Ml-A.N \>i. LtGl.lBl-; .SOIliE-UAili; Dt Sl/KLNBi;!;!
Lindenast pour les figures en cuivre. Celles-ci représentent Charles IV et les Sept Princes Électeurs, lis sortent à midi de leurs loges et défilent devant l'empereur, pendant que des hérauts sonnent de la trompette.
On a voulu rappeler par cette pantomime la proclamation de la Dalle d'or, faite en 1 350, obligeant les empereurs à tenir leurs premières diètes dans la ville de Nurenberg.
L'iconographie du beau portail est d'un vif intérêt. Les arcs diagonaux Fig. $06. — iorchf. dk i;kglise de mhknhkh«.
CATHÉDRALE DE NURENHERG
il':.
de la voûte sont comme les archivoltes de certains porches, ornés d'une série de figurines des rois et des prophètes sous des baldaquins ; à la clef de voûte est représenté le Couronnement de la Vierge ; au tympan de la porte, la Nativité du Christ et l'Adoration des Mages ; dans les voussures, des personnages bibliques. C'est tout un poème en l'honneur de la Vierge.
A l'entrée du chœur se dresse une belle croix triomphale moderne portée sur un trabe en arc-en-ciel ; à l'angle vers l'épître est ménagée une remarquable chaire à prêcher ; dans le mur du choeur vers le Nord est ménagée une élégante armoire eucharistique. Notons des retombées de nervures sur les murs, qui sont faits dès le XIV'= siècle, sans chapiteaux ni culs de lampe, par simples moulures noyées ; — remarquons aussi que les arcs diagonaux du beau porche sont, comme certaines voussures de portails, ornés d'une série de figurines de saints sous des baldaquins.
Devant toutes ces merveilles d'art, l'impression est com-
Fig. J07. — PLAN DE l'Église.