l^s /(lises lies environs de Paris. Paris, Sctnied
CATHÉDRALE DE BOURGES
Christ bénissant du meneau central du portail. Le portail occidental est couvert de sculptures : statues, statuettes, bas-reliefs, feuillages et rinceaux décorent les parois, les tympans, les voussures des cinq portes qui s'ouvrent sur les nefs. La porte centrale raconte la Genèse et le Jugement dernier, en fines sculptures de la fin du XlVe siècle. Le personnel de la cour céleste assiste au Jugement, rangé en cercle dans six cordons concentriques des voussures. Cette belle page iconographique a malheureusement été cruellement malmenée sous prétexte de restauration ('). Didron raconte que trente-huit statues furent autrefois entièrement refaites par un artiste inhabile.
Au stylobate la Genèse se poursuit par le meurtre d'Abel, la mort de Caïn et le déluge ; aux tympans se déroulent en trois étages les légendes de saint Étienne et de saint Ursin ; aux voussures sont rangés des anges et des évéques.Aux baies latérales se voient les évêques et les saints de la région. Les deux autres portes, qui n'ont pas moins souffert de la main de maladroits restaurateurs, sont consacrées l'une à saint Etienne, patron de la cathédrale, l'autre à saint Ursin, premier évêque de Bourges (').
,li;iIE DE LA CATHEDRALE DE BOURGES.
1. En 1845 on s'aperçut qu'elles étaient intolérables, et l'on chargea le sculpteur Caudron de les ramener à une forme moins oflfensante ; son prédécesseur avait si bien nourri et étoffé les figures, que Caudron put tailler en plein drap ; il fit des statues maigres avec les personnages gros de son prédécesseur. Or ces statues neuves ainsi faites et refaites ont été en partie substituées à d'anciennes, encore relativement bien conservées.
2. Heureusement on n'a pas touché à la statuaire des portails latéraux du Nord et du Midi, dont l'architecture a été l'objet de fâcheux remaniements, comme celle des contreforts des longues façades et des balustrades, exécutés à l'image de membres analogues de la cathédrale d'Orléans. On a là un style « que les archéologues nomment troubadour, et qui n'est plus en honneur même chez les fabricants de pendules. >
Rapport lie Didron sur les travaux exécutes de iSsQ à 1S48 à la cathédrale de Bourges, publié par M. O. Roie à Bourges, Tardy-Pigelet, 1889.