III. — CATHÉDRALE DE DIJON
SAIXT-BÉNIGN E, comme ledit un des meilleurs archéologues de la Bourgogne ("'), plonge ses racines au plus profond du sol mérovingien ; et cependant. Je siège épiscopal n'y est établi que depuis le XVI II' siècle (1731).
Fig. çj.
ABBAYE DE ST-BKNIOXE DE UIJOS. (KcstltUtlon.;
Nous sommes ici en présence d'un type d'église abbatiale bénédictine, tardivement transformée en cathédrale, tandis que l'ancienne cathédrale de Saint-Etienne est devenue une halle aux grains : exemple frappant des vicissitudes des choses d'ici-bas. Nous nous arrêterons un peu à l'histoire de cette église qui nous fournit un curieux exemple d'un monument dû aux laborieux efforts superposés des âges successifs.
Le Saint- Bénigne actuel, rebâti au XI IP siècle, terminé en 1288, n'est que la dernière des trois églises qui se sont succédé sur le même sol. La première remontait au VI' siècle et à saint Grégoire, évêque de Langres, le fondateur de l'abbaye devenue promptement une des plus illustres de la Bourgogne et de la France. De
1. 1'. F. Clair, Élude sur la nouvelle flèche île la C'illu'd. de Dijon, Dijon, 1 893. — Suisse, La flcche de la Cathéd. de Dijon. — H. Chabeuf, Lnfliche de Noire-Dame de Dijon, Revue de VArl chrc'tien.
2. Cet arch(Sologue signe du pseudonyme A. Arnoult, dans \c. Journal des Arls, n- 3, 1893 et Revue de l'Art ehr/lien. sept. 1895. — V. H. Chabeuf, Dijon, monuments et souvenirs. — V. Chan. Chomton, Hist. de l'église Sl-Iiénigne de Dijon, Dijon, 1900.
CATHEDRALE DE DIJON
cette église primitive, rebâtie au VII I» siècle, il subsiste quelques portions de 1.