II. VII
et (rassurer la liberté de tous. Mais il y a beaucoup à faire pour effacer les traces de la politique radicale. Il faut, sans doute, de la prudence et du temps ; on ne peut pas demander à un ministère de modérés d'aller trop vite au risque de compromettre l'œuvre de l'apaisement, mais il faut que le pays sache qu'il a la volonté bien arrêtée de panser les plaies que le radicalisme a faites : « que l'on va enfin faire subir aux lois et aux hommes le changement net et profond, qui seul pourra dégager les institutions d'une solidarité mortelle et leur donner un nouveau bail de vie. En d'autres termes, il faut choisir entre la République de parti et la République nationale, entre le gouvernement du pays par une coterie au profit d'une coterie et le gouvernement de la France par la France » (1).
Voilà le remède. Faire un gouvernement
(1) 'M. Francis de Pressensé, Revue des Deux-Mondei^, numéro du 15 février 1897.
vraiment national, modéré et feinie, lil)éial et fort, qui appuyé sur la «•lande majorité (lu pays, pourra entreprendre les réformes possibles et unir la stabilité ministérielle à la liberté du régime parlementaire.
CIIAPITUE III