V. De Brabandère
Rassegna nazionale (Milan), avril 1903.
— 1 cattolici francesi avranno certo i loro difetti, corne li hanno i cattolici délie altre nazioni, ma sono almeno pieni di zelo nel discutere € nell'analizzare la loro situazione, che non è davvero rosea. Peccato clie non abbiano tutti la forza di agire come l'hanno per discutere e si lascino cosi calpestare da poche decine di migliaia di massoni e da pochi ebrei. Di piii la scissione è nel loro campo e cio rende ancor più deboli i loro sforzi per resistere al comune nemico. E appunto su questa divisione dei cattolici, sulla posizione talvolta shagliata che essi assunsero di fronte al pericolo, che si aggira l'intéressante studio del Signor L. Chaine.
Cattolico convinto e praticante, ma di idée larghe e progressive egli mostra gli inconvenienti che ne sono venuti ai cattolici francesi nelle spinose questioni del militarismo, del nazionalismo e deir antisémitisme. Il Chaîne si professa favorevole al ralliement e dedica non poche pagine a dimostrare che in Francia si stava peggio sotto il governo del Re Cristianissimo, che dopo la rïvoluzione. Non sappiamo se in questo avra del tutto ragione, ma siamo convinti invece che il governo del Signor Combes è uno dei peggiori per i cattolici francesi.
Il Chaine vorrebbe conservare Tattuale repubblica, ma vorebbe diventasse una repubblica di idée veramente liberali e religiose : forse egli non riflette che è più difficile riformare, che edificare di planta. Senza un forte sconvolgimento che sbarazzi la Francia di tanti parassiti-massoni, che la tiranneggiano e ne monopolizzano le forze sarà ardua impresa per i conservatori e i cattolici conquistare il potere, che si lasciarono sfuggire di mano. Occorreranno altrimenti molta costanza, attività ed energia ; sopratutto bisognerebbe che molti leggessero il libro del Chaine e l'imitassero nella parola nell'azione.
E. S. KiNGSWAN, Comtesse Sabina de Parravicino di Revel.
La Suisse (Genève), 6 mai 1903.
... Voici une publication qui est en train d'accomplir son tour d'Europe, puisqu'on s'en est occupé, non seuleçient en France, mais en Angleterre et en Allemagne, en Italie et en Suisse, en Belgique et jusqu'en Turquie, sans compter qu'elle a eu l'honneur d'être citée, en sens opposé, il est vrai, à la tribune du Palais- Bourbon.
L'auteur a été, peut-être, le premier surpris du bruit qui s'est fait autour de son œuvre.
Avoué au Tribunal civil de Lyon, M. Chaîne n'avait guère écrit, à ce jour, que pour libeller des actes de procédure, dans son importante étude, et les travaux de ce genre, quelque soin qu'on y apporte, ne prédisposent pas nécessairement au rôle d'écrivain.
Mais ils n'empêchent pas, non plus. Dieu merci, de réfléchir aux questions pressantes qui agitent la société où nous vivons, et de se créer en y réfléchissant des opinions que la connaissance des affaires, unie à l'expérience du monde, rend, quand l'intérêt égoïste ne s'y mêle pas, à la fois sérieuses et respectables.
M. Chaîne est né et resté catholique.
Elevé au collège des dominicains d'Oullins, à la fondation duquel avait participé un de ses oncles, il a gardé intacte, sur les points fondamentaux, la foi que sa famille lui avait transmise et que l'éducation a fortifiée en lui.
Il se déclare fils obéissant de l'Eglise. Il en observe scrupuleu- .sement le culte et les dogmes. Il croit fermement à l'infaillibilité du Saint-Siège. Il ne craint pas d'admettre les miracles, voire récents, quand le pouvoir ecclésiastique les a accueillis. Il blâme ouvertement les mesures dernièrement adoptées contre les congrégations, et ce sujet lui inspire même des pages éloquentes.
On dirait, en les lisant, qu'il avait présents à la mémoire les vers de Musset :
Cloîtres silencieux, voûtes de monastères, C'est vous, sombres caveaux, vous qui savez aimer ! Ce sont vos froides nefs, vos imvés et vos pierres. Que jamais lèvre en feu n'a baisés sans vnmrr.
Nous voyons donc, du premier coup, à qui nous avons affaire : c'est un écrivain d'une sincérité absolue, d'un caractère indépendant, et, pour tout dire, d'une droiture qui attire d'elle-même.
Il y a profit à s'entretenir et à croiser la discussion avec les esprits de cette trempe, parce que, d'avance, on sait que l'arrièrepensée leur répugne, qu'ils sont antipathiques à la violence et que, s'il est permis de différer avec eux sur un plus ou moins grand nombre de solutions, on n'en sort pas moins de leur compagnie pénétré d'une estime qui est réciproque.
C'est même, qu'on me passe le mot, dans le parfum de loyauté délicate et de foncière bienveillance qui, du commencement à la fin, se dégage du livre de M. Chaine, que réside, en réalité, le charme que j'ai goûté à le lire, et que partageront certainement tous ceux qui voudront bien, à leur tour, en entreprendre la lecture.
M. L. Chaine ne songeait, dès lors, à rien moins qu'à se faire imprimer, quand éclata le procès Dreyfus, dont il a suivi les innombrables péripéties avec la patience éclairée d'un jurisconsulte familier avec toutes les difficultés qui, devant les conseils de guerre ou ailleurs, se dressent souvent sur le chemin de la Justice.
Il n'a pu croire, après avoir pesé soigneusement le pour et le contre, à la culpabilité de l'accusé.
Mais ce n'était encore là qu'une conviction individuelle.
Ce qui l'a particulièrement ému, c'est que, « dans ce procès colossal et monstrueux, qui a troublé et secoué notre pays jusqu'aux fondements, qui a sollicité l'attention du monde entier, et retenu, en quelque sorte, les regards de toute l'humanité sur le visage d'un seul homme, que les uns tenaient pour un coupable, et les autres pour un martyr », — <( la masse des catholiques ait pris si imprudemment et si injustement parti pour les accusateurs que tant de circonstances devaient rendre, au moins, suspects. »
La condamnation de Dreyfus lui a apparu comme une défaite du droit.
Il s'est répété avec Kant : « Malheur à qui adopte cette maxime pharisaïque, — mieux vaut la mort d'un homme que la ruine de
tout un peuple, — car, quand la Justice disparaît, il ne vaut plus la penie que les hommes vivent sur la terre. »
11 se demande, avec inquiétude, « si l'on ne peut pas voir, dans ce qui se passe aujourd'hui, l'expiation de la conduite, en cette circonstance solennelle, de la majorité des catholiques français », et, évoquant la noble figure de Lacordaire, il lui fait dire, par une prosopopée qui n'est pas sans grandeur : « Catholiques, catho- (( liques, vous avez laissé, sans protestation, voiler la statue de « la Justice ! Ne vous étonnez donc pas si l'on renverse celle de (( la Liberté ! »
On conçoit aisément que, (( daiis cette ténébreuse affaire qui reste un épouvantail )>, l'âme généreuse de M. Chaîne ait souffert de ce qu'il appelle « un déplorable et immense malentendu ».
Il convient s'être, maintes fois, dit intérieurement : « Ah ! si je savais manier une plume, le plus sublime des outils », et, « un jour, n'y tenant plus, il a saisi cet instrument d'affranchissement, pour libérer sa conscience », en proclamant hautement ce qu'il avait sur le cœur, à propos, non pas exclusivement du procès Dreyfus, qui n'a été, pour lui, que ce que les philosophes nomment la cause occasionnelle, mais de toute une série de « difficultés », qui, si l'on ne coupe le mal à sa racine, sont, à son avis, autant de danger menaçants pour l'influence et pour l'avenir du catholicisme.
L'ouvrage que nous signalons ne compte pas moins de dix-huit chapitres, pleins, du premier au dernier, de documents et d'idées, où sans se préoccuper d'un ordre inflexiblement logique, qui relierait étroitement chaque sujet à celui qui précède et à celui qui suit, mais aussi sans infliger au lecteur la moindre fatigue, l'auteur, qui est maître de soi et de sa langue, aborde courageusement l'ensemble de ces (( difficultés », qu'il considère .comme capitales, et sur lesquelles il appelle la sollicitude des catholiques.
Qu'on me pardonne, faute de mieux, de me réduire à l'indication des principaux de ces chapitres, — le militarisme et le nationalisme, où les catholiques se sont campés comme sur un terrain de combat ; — l'antisémitisme, que M. Leroy-BeauHeu qualifiait, et M. Chaîne après lui, de « doctrine de haine » ; -^ le christianisme social et les conservateurs, où il invite ces derniers à tourner de plus en plus leurs sympathies vers les déshérités de la terre et à se prêter aux modifications qu'exige la présente
organisation du travail ; — les catholiques et le bon vieux temps, que bien des gens, dans le nôtre, regrettent vivement, et dont M. Chaîne, après plusieurs historiens dont les recherches sont définitives, relève les iniquités ; — les catholiques et la liberté, l'éducation historique des catholiques, la timidité intellectuelle de certains catholiques, qui figurent parmi les parties les plus originales du hvre, dans lesquelles notre écrivain s'attache à démontrer l'urgente nécessité d'un changement dans les méthodes d'enseignement qui jurent avec les besoins de la société du XX' siècle ; — certaines dévotions nouvelles, par exemple celles de saint Expédit, de sainte Etoupie, de saint Antoine de Padoue, « végétations parasitaires qui encombrent, défigurent et, finalement, compromettent la cause catholique », dont M. Chaîne s'institue le défenseur, « et qu'il ne faut pas se contenter de réprouver, mais qu'il est bon de dénoncer comme des inepties criminelles », parce qu'elles reposent sur un trafic de faveurs temporelles demandées « contre argent comptant ».
Je me suis profondément intéressé à accompagner, dans les développements de sa pensée, un écrivain qui communique ainsi au public la substance de ses réflexions personnelles, qui le fait, envers chacun, sans aigreur, et dans le meilleur style, qui préfère les leçons de l'histoire et les déductions du raisonnemenl aux entraînements de la polémique et au fouet sanglant de la satire, qui ne baisse point pavillon devant les protagonistes de l'Inquisition, de la Saint-Barthélémy, de la Révocation de l'Edit de Nantes, des persécutions religieuses, en un mot, et qui, autant par tempérament propre que par sentiment des véritables exigences sociales, n'a jamais déserté la sphère de cette modération, qui est, d'après Voltaire, le trésor du sage.
... Je présume même que M. Chaine abandonnerait volontiers un mot, trop usuel dans notre vocabulaire, c'est le mot de <( tolérance », auquel, sans doute, il substituerait facilement celui de « respect ». Le droit de croire ce qu'on veut s'accommode mal avec ce qu'on entend par tolérance.
La tolérance implique une autorité dominante, de laquelle il dépend d'accorder, de refuser ou de ne permettre que sous des conditions déterminées. Qui dit « tolérer », suppose la faculté de défendre, ou les termes n'ont plus de sens.
Je crois me souvenir que Condorcet avait, quelque part, combattu cette doctrine, et il avait raison.
La déférence que l'on doit à toute manière de voir sincère, surtout dans le domaine sacré de la conscience religieuse, me paraît être l'antithèse de la tolérance proprement dite, et j'ai la certitude de ne pas donner, ici, des inclinations et des vues de M. Chaîne, une interprétation inexacte, en affirmant que ce qu'il aime et ce qu'il professe, c'est moins la tolérance que le respect à l'égard des opinions d'autrui.
Il est de l'école des Anatole Leroy-Beaulieu et des. Paul Viollet.
Je me persuade qu'il connaît par cœur les beaux vers de Sévère à Fabian, dans Polyeucte.
Il a assez vécu et assez lu pour tout comprendre et pour ne pas vouloir qu'on fît aux autres ce qu'il ne voudrait pas qu'on lui fît à lui-même, dans les régions de la pensée.
<( Je suis, dit-il, resté passionnément épris de la justice et intimement attaché à la liberté. »
Ces deux lignes, sur lesquelles je m'arrête, sont,, à mon sens, la meilleure épigraphe de son livre, « œuvre de concorde et d'apaisement ».
Elles inviteront à le lire quiconque se plaît encore aux problèmes moraux de notre temps et estime que la prospérité et la paix du monde terrestre ne consistent pas seulement dans la diffusion croissante des avantages matériels de l'existence, mais dans l'harmonie des esprits et dans la bonne volonté des hommes les uns envers les autres.
Le Matin (Anvers), 8 mai 1903.
iNous avons déjà i)arlé du livre si intéressant de M. Léon Chaîne, les Catholiques français et leurs difficultés actuelles. Au moment oii les journaux ultramontains dénoncent M. Combes, chef du cabinet français, comme une sorte d'antechrist, maudissent la République comme la cause directe des maux de l'Eglise et rappellent le « bon vieux temps » sur un mode attendri, il n'est
pas mauvais de montrer ce qu'un catholique convaincu pense de ce bon vieux temps, même au point de vue religieux. M. Chaîne, notons-le, croit aux miracles de Lourdes, et, dans le chapitre même que nous allons analyser, il qualifie le xif siècle de « siècle sublime qui apporta au monde chrétien le chapelet, le scapulaire et surtout 1' (( Imitation de Jésus-Christ », ce livre mystérieux et presque divin ». On ne suspectera donc pas son orthodoxie et l'on voudra bien, dans le camp catholique, accorder quelque force au témoignage d'un homme qui, tout en étant fort religieux, n'entend pas abdiquer toute liberté.
M. Chaîne commence par gourmander ses coreligionnaires du respect fétichiste qu'ils témoignent à la noblesse, alors que « les huit dixièmes au moins de ceux qui se parent aujourd'hui de la particule nobiliaire n'y ont aucun droit », et à la monarchie, alors que 1' « histoire des rois est le martyrologe des peuples ». Cette parole est d'un conventionnel, constate M. Chaîne, mais on ne la trouve pas trop exagérée quand on songe que l'évêque de Nancy, en ouvrant les Etats généraux, ne put s'empêcher de dire : « Sire, vous régnez sur un peuple martyr. » Le bon vieux temps !... Etait-ce celui, demande notre auteur, où Philip}3e le Bel envoyait un soldat brutal, Nogaret, souffleter de son gant de fer le pape Boniface VIII ? Etait-ce celui oij saint Bernard écrivait : « Les dignités ecclésiastiques sont l'objet d'un honteux trafic ? Etait-ce celui où, selon le témoignage aussi autorisé du père Maumus, le cardinal de Bourbon possédait à lui seul un archevêché, quatre évêchés et six abbayes ou le cardinal Jean de Lorraine trois archevêchés, onze évêchés et dix abbayes ? M. Chaîne ne craint pas d'ajouter : (( Des catholiques ultra font entendre des plaintes aussi irrespectueuses qu'imméritées sur la façon dont se recrute de nos jours l'épiscopat français, qu'ils déclarent sous le joug d'un pouvoir athée ; qu'ils réfléchissent, et ils nous diront si les candidatures présentées par M. Dumay, directeur des cultes de la troisième République, ne valent pas celles qui étaient agréées par les représentants de l'ancienne monarchie ? »
Le bon vieux temps ? Passons tout de suite à ce que les bonnes gens appellent le grand siècle, dit M. Chaîne, qui accumule ici les citations. Vauban écrit à Louis XIV <( que la dixième partie du peuple est réduite à mendier, que cinq dixièmes ne valent
guère mieux, que trois dixièmes sont mal à l'aise et que le dernier dixième ne compte que cent mille familles, dont dix mille vraiment ais-ées ». M"* de Sévigné, dans une de ses lettres, raconte qu'à Rennes on a logé cinq mille soldats à qui l'on a permis de rançonner la population. Celle-ci, à qui l'on réclamait 100.000 écus, ne pouvant s'exécuter, M™' de Sévigné ajoute : (( On a chassé et banni toute une rue, et défendu de les accueillir sur peine de
vie, de sorte qu'on voyait » Notons qu'il s'agit de
troupes françaises logées chez des Français KOn croirait lire le récit d'une bourgade prise d'assaut au Maroc.
On connaît le passage de La Bruyère sur les paysans français
au « grand siècle » ((Le royaume, écrit Saint-Simon en
1725, ressemble à un hôpital de mourants à qui on prend tout en pleine paix. » Massillon, le pieux évêque de Clermont-Ferrand, écrit en 1740 : (( Le peuple de nos campagnes vit dans une misère affreuse, sans meubles, sans lit. Il n'a pour unique nourriture que du pain d'avoine qu'il doit s'arracher de la bouche pour payer les impositions. Les nègres de nos îles sont plus heureux. » Il est à remarquer — et cette remarque est de M. Chaîne — que beaucoup de ces impôts n'avaient d'autre but que la satisfaction du caprice royal. Le fait est qu'on rançonnait des provinces entières pour gorger les favorites de ces rois que les catholiques français paraissent tant regretter !
La magnifique gestation de 1789, poursuit notre auteur, a abouti dans le sang des échafauds : mais la Déclaration des droits de l'Homme (( est en parfaite conformité avec les doctrines évangéliques ; la Révolution française a orienté l'humanité sur des routes plus larges et plus sûres », et, en tout cas, <( les horreurs de la Révolution ne durèrent que quelques mois, tandis que celles de la monarchie se prolongèrent pendant des siècles ». Vraiment, il faut que les catholiques français aient perdu la raison <( pour regretter de ne plus être gouvernés par les descendants dégénérés de saint Louis ! »
M. Chaîne démontre que, sous le règne de Louis XIV, comme sous celui de ses prédécesseurs, Rome fut fréquemment menacée d'une rupture, et qu'alors, plus qu'aujourd'hui, on eut à redouter l'institution d'une Eglise nationale. Quant à Napoléon, qui semble également l'idole de certains catholiques, n'a-t-il i)as renouvelé l'attentat de Nogaret en faisant enlever Pie VII par ses
soldats et en l'emprisonnant ? Vit-il jamais autre chose dans la religion qu'un instrument de règne, le tyran qui, pour le motif le plus futile, <( faisait enlever tous les élèves ecclésiastiques d'un grand séminaire pour les disperser dans ses régiments » ?
Bref, on voit, et cette réflexion est consolante, que le progrès de l'hiutianité est indéfini et que, même au point de vue religieux, le régime du cabinet Combes vaut encore mieux que celui de Napoléon ou de Louis XI i^ Il était bon que cela fût constaté par un catholique sincère qui, tout en déplorant l'attitude du gouvernement français à l'égard des congrégations, est obligé de convenir que « le bon vieux temps » était bien pis.
Brabo.
La Gazette de Yoss (Berlin), 9 mai 1903.
ZEITSCHRIFTEN UND BUCHERSCHAU.
— Léon Chaîne hat ein Buch iiber « Die franzôsischen Katholiken und ihre gegenwârtigen Schwierigkeiten » erscheinen lassen [les Catholiques français et leurs difficultés actuelles, Paris, A. Storck u. Comp. 414 S.). Dièse Schrift ist schon deshalb nicht ohne Interesse, weil der Verfasser einem Kreise franzôsischer Katholiken angehôrt, die das einen Hohn auf Recht und Gesetz bilbende Verfahren gegen den Hauptmann Dreyfus scharf verurtheilen, ja fiir eine unauslôschliche nationale Sehmach erkiâren; die Entriistung ûber den Antisemitismus, wie ihn die Mehrheit der Katholiken und Nationalisten in Frankreich jjetliatig, ist zum Ausgangspunkt- dieser Betrachtungen gewâhlt. Chaîne ist also ein verhàltnissmâssig vorurtheilsloser Katolik, der es z. B. auch fur durchaus unangebracht hait, dass seine Glauljensgenossen der republikanischen Staatsfonn ^Yiderstreben, die sich das Land doch nun einmal gewàhlt habe. Er beharrt dei dem Glaubèn, dass auch der unwûrdigste Priester fahig bleibe, « Gott und seine Vergebung vom Hiramel herabsteigen zu lassen », aber er findet doch ; dass seine Kirche den AberglauJjen melir als billig begunstige. Er spottet ùljer die heilige Oelflasche, die man in Reims bei der Salbung der franzôsischen Konige benutzte und die voin Him-
mel stammen sollte, er findet, dass der heilige Jakob von Composlella, wenn nur die von ihm aliein in Spanien gezeigten Reliquien eclit sein sollen, eine ganz erstaunliche Anzahl von Fingern gehabt haben miisse, und er schàtzt, dass ailes angeblich vom Kreuze Cliristi herriilirende Holz herreichen wiirde, um einige 'Fregatten zu bauen. Er beklagt, dass man beim Katholischen Gescliiclits-und Religionsunterriclit in niederen und hôheren Schulen bald durch Yerschweigen, bald durch Entstellen den Thatbestand falsche. Erfuliren dann die Bewunderer spâter das Richtige, so pflegten sic melir iiber Bord zu werfen als sie diirften. Was helfe es, unterdriicken zu wollen, dass man einmal einen achtzehnjahrigen Papst gewâhlt hal^e, namlich Johann XII., 955-964, einmal sogar einen zwôlfjàhrigen, namlich Benedikt IX, 1033 bis 1048, oder was gewinne man, wenn das schândliche Leben Alexanders VI., die Grâuel der Inquisition, den traurigen Prozess gegen Galilei beschônige ? Es werde nicht schaden, wenn der Vatikan seine Kunstschâtze den europaischen Museen ûberlasse, und wenn der pontifikale Prunk, der den Papst umgebe, eine Einschrànkung erfahre. Es wird mit dem Bûche, das dièse und âhnliche Reformgedanken entwickelt, so gehen wie mit vielen seinesgleichen : halten die kirchlichen Oberen es fiir unbedeutend und wirkungslos, so ignoriren sie es ; schreiben sie ihm aber eine ihnen gefahrdrohende Wirkung zu, so werden sie den Verfasser zum Widerruf auffordem, und dieser Aufîorderung wird er, der ein guter Sohn seiner Kirche sein und bleiben will, hôchst wahrscheinlich nachkommen. In jedem Falle aber ist das Buch ein Zeugniss dafiir, dass der liberalere Katholizismus sicht auch in Frankreich regt.
Max NoRDAi .
La Cronaca Novarese (16 mai 1903).
ORGANO UFFICIALE DEL GOMITATO DIOGESANO Dl NOVARA
La Cronaca Novarese... a Lione.
... questo libro che ha per titolo les Catholiques français et leurs difficultés actuelles (Paris, Storck, 1903), fece molto rumore;
tanto che in un anno solo già se ne spacciarono cinque mila copie. E a dir verc lo mérita corne appare da questo giudizio che ne dà il « Bullettino religioso délia Diocesi di Tarantasia » al quale noi pare sottoscri\1amo, con qualche riserva perô.
(( Se voi voleté, cosî il Bullettino, indovinare la potente attrattiva di questo libro, gettate anzitutto, uno sguardo sull'intitolazione dei capitoli : Militarismo — Nazionalismo — Antisemitismo — I cattolici e il buon tempo antico — Certe divozioni nuove — L'educazione storica dei cattolici — I Dreyfusardi — I decreti Combes — H Clero regolare e le Congregazioni. — lo vi accerto che, quando avrete cominciata questa lettura, intéressante come un romanzo dei più drammatici, voi andretesino al fondo délie 400 pagine dei volume. Solo che dovete aspettarvi di essere un po' sconcertato dall'autore, se voi siete refrattario, vale a dire amico dei vecchi pregiudizii, délia routine e délie opinion! che non hanno fondamento. Tutte queste anticaglie, per nulla meritevoli di venerazione, vanno in frantumi sotto i colpi di piccone dei signor Chaîne. Questo libro è detinato a riformare la mentalità di molti uomini dabbene. »
Con qualche riserva perô, abbiamo detto. Perché è verissimo che i conservatçri francesi non furono certo benemeriti délia causa cattohca, tenendo bordone al militarismo, all'antisemitismo. al nazionalismo, aile agitazioui dinastiche ; fecero maie a combattere cosî accanitamente l'idea felicissima dei Lavigerie e di Leone XIII dell'adedire tutti senz' altro alla forma présente di Govemo, che a tutti è aperta e puô sempre, quando il popolo lo voglia, essere cristianeggiata tanto quanto una monarchia ; fecero maie osteggiando la democrazia, non solo nel campo politico, ma anche nel campo sociale ; fecero maie ad accamparsi contro il Dreyfus, come se un ebreo non potesse essere innocente. Tutto questo è vero ed è ben detto.
Lo Chaîne parla pure assai bene deU'infallibilità pontificia e délie benemerenze délie Congregazioni religiose, aile quali, come un mastino che esce di catena, da ora la caccia quel pazzo furioso, che le elezioni politiche dei 1902, rovinate dall'atteggiamento dei conservatori, hanno messo sul collo al popolo francese. Anche le marachelle e le delizie deW ancien régime (quando le cose andavano bene), Leone Chaîne sa mettere in cosî bella vista, che è un'edificazione a leggerle. Siamo con lui eziandi nel condannare
quell'ostilità a priori contro la critica biblica e storica e in génère contro ogni novità, che troviamo tra gli antiquarii anche in Italia.
Ma non è a dissimulare, che l'autore è troppo ottimista nel giudicare le novità introdotte dalla Rivoluzione francese e dal liberalismo, che le tenne dietro ; ed è teologicamente e filosoficamente poco esatto nel teorizzare intorno a materie, che ai laici non possono essere troppo famigliari. Vi sono per es. délie divozioni per se stesse razionali, sebbene nell'applicarle la gente rozza possa renderle superstiziose : corne quella del pane di San Antonio. Si dovrà adunque, senza distinguere tra cosa e cosa, condannare la divozione stessa ? Egualmente la liberté per tutti (anche pei buoni !) e di tutto (anche délia verità) nelle circostanze prenseti, massime in Francia, è certo un'ideale relative, ma è un liberaleggiare (nel senso eterodosso di questa parola) il presentarlo corne idéale assoluto, quantunque non sia mai desiderabile l'intolleranza. Anche la strana idea del trovar troppo bello il Vaticano è idea un po'da jJatarino.
Del resto, fatte queste riserve e tenuto conto délia circostanza, che l'autore di esso non è un teologo, il libro è buono e, massime in Francia, assai opportuno.
BiBLIOFILO.
L'Indépendance Belge (Bruxelles), 20 mai 1903.