LETTRE DU VATICAN
Rome-Vatican, 14 mai.
Le pape recevait dernièrement en audience un groupé de pèlerins français, qui lui ont été présentés par l'évêque de Beauvais. Dans l'adresse lue par l'évêque, comme dans la courte réponse du pape, il n'y eut pas l'ombre d'une allusion aux événements religieux de la France. Au Vatican, on est prudent
Quelle que soit l'opinion sur l'avenir du catholicisme en France, ou sur l'attitude à prendre en face des décisions de M. Combes et des Chambres, on est d'accord à opiner dans l'entourage du pape et du secrétaire d'Etat que les catholiques français ont la plus grande part de responsabilités et que par leurs inter-
minables querelles ils ont provoqué la revanche. En mêlant la politique à la religion, en confondant le catholicisme avec les partis antirépublicains, ils ont manqué de prudence, bien plus, ils ont refusé obéissance à leur chef suprême, le pape. Sous toutes les formes, prévoyant pour ainsi dire l'avenir, Léon XIII, soit par des encycliques, soit par des lettres de la secrétairerie d'Etat, soit encore dans les conversations privées, exhortait le clergé et les fidèles de France à ne point identifier la religion avec les partis politiques, à ne point faire d'elle un drapeau à l'usage des factieux
... Chacun accusait l'autre d'être la cause du mal et Léon XIII, le premier, dominant tout ce bruit, s'écriait : (( Si nos conseils avaient été écoutés par les catholiques français, on n'en serait pas à ce point, »
... Les avertissements n'ont pas manqué, mais au Palais apostolique la vérité est lente à pénétrer, les nuages d'encens offusquent la vue et faussent complètement l'odorat.
Comme le démontre très bien M. Léon Chaîne dans son récent ouvrage les Catholiques français et leurs difficultés actuelles, en France, les catholiques n'ont cessé de se mettre à la remorque du militarisme, du nationalisme, de l'antisémitisme, ou encore se sont continuellement rattachés « au bon vieux temps » de la monarchie, sans avoir l'intelligence de l'évolution produite en France.
Ce livre, qui vient de paraître il y a peu de semaines, a été assez répandu dans le monde ecclésiastique de Rome et n'a pas manqué de produire une certaine impression.
L'auteur, catholique convaincu, et même militant, dit à ses frères dans la foi de bien dures vérités.
Le militarisme ? En a-t-on abusé dans la chaire catholique, de ce Dieu des armées et de toutes les chevauchées oratoires où souvent l'on fait jouer à Dieu un rôle de duphcité, car des deux côtés on l'invoque pour obtenir victoire et souvent ceux qui ont raison ne sont pas ceux qui l'obtiennent.
Le militarisme soutenu à outrance a produit la fameuse alliance du sabre et du goupillon, dans laquelle le clergé s'est laissé enchaîner à force de phrases oratoires dans le genre de celles que le jésuite Coubé prononçait à Lourdes.
De cette alliance de la soutane et de l'uniforme est issu le nationalisme, dans lequel encore les catholiques f'^ançais ont entraîné leur Eglise. 11 y a différence entre un bon citoyen bon patriote et un nationaliste dont tout le patriotisme consiste à crier dans les rues et à susciter des haines de parti. Tel qu'il s'est formé, le nationalisme n'est, en France, qu'une conception étroite du patriotisme vrai et les catholiques, avant tous les autres, devaient s'en abstenir, comme le fait justement remarquer M. Chaine. <( Le catholicisme est une Internationale sublime ; chaque membre de cette association, mieux que cela, de cette communion, ne ressemble-t-il pas à ce citoyen de l'ancienne Rome qui, si loin qu'il égarât ses pas, portait avec lui, dans son nom seul, la grandeur, la puissance, la majesté du jeuple romain, et ne doil-il i)as proclanner, lui aussi, que, sans rien renier de sa patrie particulière, il ne prise rien tant que l'honneur d'appartenir de cœur et d'âme à une patrie plus haute et plus vaste, à l'Eglise universelle ? »
C'est donc à tort, selon l'auteur, que les catholiques jettent l'accusation de mauvais patriotes à la tête de ceux qui ont comme eux un idéal universel.
L'amour du panache qui distingue les nationalistes catholiques leur a attiré la sympathie et le concours des femmes qui ont organisé la fameuse Ligue des femmes françaises, mais là encore, tout est basé plutôt sur des paroles que sur des faits, on ne peut plus ressusciter des Clotilde, des Blanche de Castille, etc., car il n'est plus possible de refaire dans la nation française l'unité de foi religieuse et encore moins accepter une religion d'Etat, puisque la religion ne rencontre plus la libre adhésion de tous les Français.
Voilà des choses qu'on ne semble pas comprendre au Vatican et les utopies en vertu desquelles on ne cesse de proclamer la France « la fille aînée de l'Eglise » ont produit bien des déceptions. Elles ont même fait pactiser un grand nombre de catholiques français avec l'antisémitisme qu'on devait repousser en vertu des lois de charité et de liberté de conscience.
Toute la religion catholique n'est-elle point basée sur les livres sacrés des juifs, et si l'on jette à la tête des Israélites actuels les prescriptions de ce ténébreux recueil de lois, préceptes et rit/es, qui se nomme le Talmud, on agit sottement et même sans la
moindre vergogne. Si les sémites nous rendaient Ja pareille, ils trouveraient dans les écrits de nos docteurs, commentateurs et même chez nos pères de l'Eglise des propositions tout aussi exagérées, sottes et condamnables que chez les rabbins du Talmud. Les scolestiques avec leurs sophismes, sont allés bien plus loin que les rabbins et c'est bien heureux pour eux qu'on ne s'arrête plus à feuilleter leurs indigestes volumes. Le jésuitisme n'a-t-il pas enseigné avec quelques restrictions mentales des choses dignes des galères ? .
(( Les catholiques se sont montrés en masse hostiles à la cause de Dreyfus. C'est aussi parmi eux que se recrutent le plus grand nombre de militaristes, d'antisémites et de nationalistes », dit M. Léon Chaîne, et il ajoute : (( Les mêmes sentiments qui les ont poussés instinctivement die ces côtés de l'opinion sont encore ceux qui retiennent leurs regards fixés sur les drapeaux exilés de la monarchie ,>
On a été bien étonné à Rome en voyant que l'opinion publique en France ne se soit pas prononcée plus vigoureusement en faveur des religieux. On ne se rendait pas compte de cette antipathie des classes laborieuses qui voient dans le prêtre un ennemi et dans le moine un fainéant, intriguant tous deux et vivant A' or émus. Le concept populaire peut être taxé de fausseté, il n'en existe pas moins et l'on n'en a pas assez tenu compte à Rome où l'on espérait toujours que la réaction se ferait. Les élections ont prouvé le contraire et le gouvernement peut aller en avant dans son anticléricalisme, sans être arrêté par la masse du peuple.
Les catholiques de France se sont réduits à l'impuissance, en grande partie par leur propre faute
On dit que Léon XIII a essayé d'intervenir en s'adressant directement à M. Loubet pour lui exposer les difficultés de la situation et pour le supplier d'intervenir autant que possible. La démarche du pape ne peut guère obtenir de succès. Le président de la République est chef du pouvoir exécutif, premier magistrat de France, mais il n'exerce aucun pouvoir direct de gouvernement. Il a pour cela des ministres responsables avec lesquels il doit être d'accord.
Il y a dix ans, en France, on pouvait croire à un \Tai renouveau catholique. Les esprits les plus éclairés eurent un moment d'illusion, on se disait que le catholicisme se dépouillerait des vieilles
défroques, renoncerait à tout ce jésuitisme faux et délétère qui lui donnait les apparences d'un parti plutôt politique que religieux.
C'est à cette époque que des protestants comme M. de Pressensé se rapprochèrent de l'Eglise catholique, croyant qu'un esprit nouveau rendrait l'Eglise conforme à la simplicité, à la droiture et à la charité de son fondateur. Les illusions ont passé bien vite et ceux-là mêmes qui s'étaient montrés disposés à un rapprochement se sont éloignés.
L'heure des déceptions est venue, on la doit à l'intransigeance d'un parti qui voudrait dominer par la force et qui ne sait même plus se mettre à la hauteur des temps modernes. Voilà ce qu'on devrait sincèrement étudier au Vatican pom^ comprendre la situation en France.
La Gazette de Cologne, 30 mai 1903.
ELN FREIMUTIGER KATHOLIK
Herr Léon Chaîne , Anwalt [avoué) in Lyon, ein glàubigeï* Katholik, hatte zur Zeit des Dreyfushandels durch die Verôffentichung eines offenen Briefes an einen franzôsischen Bischof Aufsehen erregt. Es gibt unter den Katholiken mehr Leute, als man glaubt, die in dieser Angelegenheit nicht mit der Masse heulten, so behauptet er, und er weiss auch eine Anzahl hochgestellter Geistlicher und Laien namhaft zu machen, die in der « Katholischen Vereinigung fur die Verteidigung des Rechts », der er selbst angehôrt ebensogut fiir die « Wahrheit und Gerechtigkeit» gekàmpft haben wie Bernard Lazare, Trarieux und Zola. Mit grôsserm Nachdruck und ausfûhrlich behandelt Herr Chaîne jetzt in einem Bûche : les Catholiques français et leurs difficultés actuelles (Paris, A. Storck et C), eine Reihe von Tagesfragen und die Stellung der Katholiken dazu mit einem Freimut, der im katholisch-politischen Lager aller Lànder, und nicht zum wenigsten unter den deutschen Ultramontanen, eine Seltenheit geworden ist.
Da wird zuerst cler « Militaiismus » behandelt. Schon Montalembert liatta auf das Kartell der Wachtstube und der Sakristei hingewiesen. Gegenwârtig Jautet das Schiagwort : « Bûridnis des Sâbels und des Weihwôdels. » Herr Chaîne ist kein Freund von dieser Erscheinung imd geht radikal zu Werke, indem er sich mehr oder weniger als Abrùstungsapostel bekennt. Die militàrischen Metaphern, mit denen die Kirche verheirlicht wird, sind ihm ein Greuel. Der Jesuit P. Coubé hieit im Jahre 1901 eine Rede, die mit folgender Auiïorderung an die Wàhler schloss : (( Auf sum Kampf, unler dem Labarum des heiligen Herzens ! Ein Labarum ist kein Friedenszeichen, sondern ein Kriegsbanner. » Dièse Rede, die der Bischof der betreffenden Diôzese nicht zu unterdrùcken vermocht hat, batte die Wirkung, dass einige schwankende Senatoren sich entschlossen,fur Waldeck-Rousseau Vereinsgesetz zu stimmen. Die Katholiken haben ferner kein solches Monopol auf den Patriotismus, wie sie es in Frankreich beanspruchen, und es wâre wohl an der Zeit, die Gleichung zwischen der NationaUtàt und der Rehgion ein- fiir alternai fallen zulassen. Die Verquickung von Religion und Politik hat in der friihern Geschichte zu Ausschreitungen gefûhrt, die ini Namen der Staatsreligion begangen wurden. Man kann sie bedauern, aber man muss ihnen Rechnung tragen, denn sie wirken noch immer nach. Aber Nationa.litât und Religion decken sich heutzutage in FrEinkreich nicht mehr. Besonders dem Antisemitismus geht Herr Chaîne scharf zu Leibe. Mit bitterm Hohn uberschiittet er seine Religionsgenossen, die an den Ritualmord und andere Geschichten glauben, die nicht etwa auf Holzpressen des 15. lahrhimderts in HollcUid, sondern in unsern Tagen auf Rotationsmaschinen gedruckt werden. Auch die angebliche systematische Gemeinschaft der Juden,Protestanten und Freimaurer im Hass gegen die Katholiken verweist er mit Recht in das Reich der Fabel.
Mit besonderm Interesse sind wir den Abschnitten gefolgt, in denen der Verf asser die Aufïassung der Katholiken von politischen, geschichtlichen und wissenschafftlichen Fragen abkanzelt. Viele môchten in der Politik wie in der Religion eine einzige Herde unter einem einzigen Hirten zusammenscharen. Dem widerstreben solche Glâubige, die sich in allen ausserhalb des kirchlichen Gebietes liegenden Fragen ihre Unabhângigkeit bewahren und die alte theologische Regel anrufen : In dubiis lil^ertas, in zweifelhaf-
ten Dingen Freiheit. Wogegen andere in ihrem Drang nach Autoritât und Gehorsam finden, dass es immer noch nicht genug unverstàndliche Dinge gibt, an die man glauben muss, immer noch nicht genug Befehle, denen man sich unterwerfen soll. Fur solche Katholiken miiste die Kirche Vorschriften auf Vorschriften und Dogmen auf Dogmen hâufen.Sie glaubten in ihrer Abhànglichkeit an das Staatskirchentum, der Graf von Chambord miisse ihnen das Heil bringen. Vor dreissig Jahren hing das Bild dièses Pràtendenten in jedem Pfarrhaus neben dem Christi und der heiligen Jungfrau, und den Repubbkannern konnte das natiirlich nicht entgehen. Die Ueberkathohken, die so an der alten Zeit hangen, vergessen die Jahrhunderte lange Knechtschaft der Monarchie, aber machen viel Aufhebens von den Greueln der Révolution, die doch nur einige Monate dauerten. Sie schimpfen auf die Bischôfe der dritten Republik, bedenken aber nicht, was fiir lose Gesellen in der guten alten Zeit auf die bischôflichen Stiihle gesetzt wurden. In den kirchlichen Unterrichtsanstalten wird die wahre Geschichte verschleiert, mit der Wirkung, dass die Schiller spâter umlernen und sich dann aus Aerger ûber den an ihnen geûbten Betrug von der Kirche abwenden. Waren doch nicht weniger als sieben Mitglieder des Kabinetts Waldeck-Rous^ seau, darunter dessen Président, ehemalige Klosterschûler. Warum soll denn die Kirche die Wahrheit iiber schlechte Priester und schlechte Papste verhehlen ? Man kennt die Geschichte von dem Juden,der zum C-hristentum iibertreten soIlte.Der Geistliche, so erzahlt Boccaccio, der die Bekehrung iibernommen hatte, wollte jedoch ein ernstes Werk verichten und verlangte, der Jude solle sich vorher in Rom umsehen. Das geschah, und er kam von der Wahrheit des Christentums uberzeugt zuriick, denn, sagte er : <( Jene Leute tun ailes, um die christliche Religion zugrunde zu richten, und wenn sie fortbesteht, so ist das ein Beweis, dass nur der heilige Geist Wunder zu wirken vermag. »
Auch den rein kirchengeschichtlichen Dingen sollte man offen gegeniiberslehen. Warum darf nicht allgemein gesagt werden,dass in den ersten christlichen lahrhunderten die Bischôfe und Priester heirateteri, und dass die Ohrenbeichte erst 1215 durch das Lateranische Konzil eingefûhrt wurde ? Die Kirche ist zwar unveranderlich, aber nicht unbeweglich. Sie zeigt ihre Beweglichkeit leider zu oft in der Einfiihrung neuer Kulte. Mit dieser
Vergrôberung g^lit Heri- Chaiiie hart um ; wir liabeii seiner Aeusserungen liierzu im einzelnen an anderer Stelle sclion gedacht. Was er von dem « Parasitenwuchs, den Giftpilzen, die auf dem ehrwûrdigen Kreuzesbaum emporschiessen » sagt, ist so scharf, dass es in Deutschland denjenigen zu denken geben mùsste, die bei jedem Anlass, und leider hier und da mit Erfolg, den § 166 St. G.-B.anrufen, in Fàllen, die der Gesetzgeber gewiss nicht gemeint hat. An einer Stelle driickt er sich nicht viel anders aus als einer unserer beriihnilesten deutschen Etlinographen bei der Besprechung des mitteiafrikanischen Fetischdienstes, und nebenbei âussert er sich ûber die vielen Reliquien vom heiligen Kreuz und (( die Rôcke nnseres Herrn, die uns etwas sehr zahlreich und zu lange erhalten vorkommen ».
Die geistige Aengstlichkeit gewisser Katholiken und ihre Rûckslàndigkeit in den wissenschaftlichen Fragen veranlasst Herrn Chaîne zunachst zu folgenden Aeusserungen mit Bezug auf die Bibel : <( Es war namentlich ein grosser Irrtum, in der Bibel zu suchen, was nicht darin war und nicht darin sein konnte. Obschon eine Offenbarung, bietet die Bibel sich nicht als ein Lehrbuch der Astronomie und der Naturwissenschaft dar. Sie enthalt hohe sittliche Lehren, sie offenbart Wahrheiten geistiger und metaphysischer Art in einer Sprache, welche die Zeitgenossen zu reden und zu verstehen vermochten. « Wàhrend nun Gelchrte wie der verstorbene Mgr d'Hulst und nach ihm Bischof Le Camus von La Rochelle die Offenbarung in der Bibel wur einschrànkend anerkennen, fiirchtet die Mehrzahl der Katholiken die freie Forschung, obschon sie nach Chaînes Auffassung die ewigen Wahrheiten der Religion nicht umstossen wird. « Wenn einmal festgestellt werden sollte, dass andere Planeten bewohnt sind, wie werden dièse Furchtsamen dastehen ? »
Freiheitsiiebe und Duldsamkeit sind l>ekanntlich nicht die Haupttugenden der Klerikalen in Frankreich — und anderswo. Den bekannten Ausspruch Louis Veuillots : n Wo wir in der Minderheit sind, da verlangen wir Freiheit nach euren Grundsàtzen, wo wir aber die Mehrheit haben, da verweigern wir sie euch nach den unsrigen », woUen die Klerikalen als unbequem wegleugnen. Aber Herr Chaîne weiss, dass er echt ist, nur hait er ihm entgegen, was der beriihmte Kanzelredner Lacordaire, auch ein Republikaner, den Katholiken einmal feierlich zurief :
<( Wenn ilu" die Freiheit fiir euch wollt, mùsst ihr sie fur aile Menschen und in allen Hinimelsgegenden wollen. » Freil?ch, wenn es auf die Tat ankonunt reden die Fiihrer der Katholiken eine Sprache, die nur an Veuillot anklingt. Als im Jahre 1871 die Republikaner die juristisclie Persônliciikeit fur die biirgerlichen Vereine verlangten, stiessen sie sich an der Weigerung der konservativen Mehrheit der Nationalversaninilung, jetzt aber haben die Klerikalen in gewissem Sinne mit dem Vereinsgesetz, das die grossie Zabi ihrer Klôster unmoglicli macht, die Quittung dafiir erhalten. <( Wenn man bedenkt », schreibt Chaine, « dass von 1871/75 die Konservativen iiber sâmtliche siaatlichen Aemter geboten, von der Prâsidentschaft der Republik an bis zum letzten Flurschûtzenamt, dass die stets dienstljeflissene Armée der Beamten ihnen zu Willen war, welche Fehler und Ungescliicklichkeiten miissen sie da verschuldet haben, um bis zum letzen Mann aus dem Besitz einer Macht vertrieben zu werden, welche die Umstànde ihnen verhehen hatten und zu der sie aile Zugânge besetzt hielten ! » Es war ja einer der Ihrigen, der Prâfekt des Rhonedepartements, <( Prokonsul » Ducros, der an den Mauern seiner Satrapie Erlasse anschlagen liess, wonach die Leichen derer, die olme geistlichen Beistand begraben werden sollten, morgens friih wegzuschaffen waren, zur Stunde, wo die Strassenkehrer ihres Amtes walten. Geistige Duldsamkeit wird nicht miuder haufig versagt. Herr Chaine erinnert an den alten Spruch : opjjortet hereses esse, Ketzereien muss es geben, damit die Religion durch Widerspruch gelâutert wird. Das lâsst die Mehrheit der Klerikalen indes nicht gelten : Mânner wie d'HuIst sind selten, die verkiinden, dass es ausserhalb der Kirche gute Menschen gibt, die man zur unsichtbaren Kirche rechnet. Das ist, sagt Herr Chaine, der wahre Geist des Christentums, der nicht hinter jedem Abffall von der Kirche ein geschàftliches Inieresse sucht, und gefolgt sind.
Die letzten Abschnitte enthalten eine Verteidigung der Orden : sie bringt nichts Neues, wir kônnen sie daher iibergehen. Wir wissen nicht, wie die deutschen Klerikalen die verschiedonen Aeusserungen des Herm Chaine aufnehmen werden. Ihre Blâtter sind nicht selten, wenn es auf eine Kritik der Klerikalen in Belgien und Frankreich ankommt, von einer verbliiffenden Offenherzigkeit. Das verhindert nicht, dass sie in inlândischen
politischen Dingen sich ebensu freiheitsfeindlicli uiid untluldsam zeigen wie ihre franzôsischen Gesinnungsgenossen, und dass die bildungs freundlichen Etemente der Partei, die der Geschichts-. forschung und der Entwicklungsgeschichte offen ins Auge schen wollen, beim ersten Vorgehen mundtot gemacht werden. Auf den Katiiolikentagen wird fiir freie Forschung geschwàrmt, aber wenn ein katholischer Gelelirter die schônen Aussprùche in die Wirklichkeit umselzt, fallen die Mameluken seiner Partei ûber ihn her. Es hilft eben nichts, die Religion ist dem Ultramontanismus nichts als die dienende Magd rein politischer Bestrebungen, darum muss sie so massiv und niedrig wie môglich gehalten werden, dem klerikalen Despotismus ist der Kadavergeliorsam des Ungebildeten gerade recht. Was sollen ihm Priester, die forschen und lesen, die mit den Seelen auch die Kôpfe ihrer Gemeinde zu fôrdern suclien in dem Glauben, dass der einen nicht schaden kônne, was dem andern zutrâglich ist ? Er braucht Priester, die herschen kônnen und die irdische Macht der Kirche mehren. Die denkenden Katholiken sind ilim Feinde der Religion, weil sie dem unumschrânkten Machtbereich des Klerikalismus Abbruch tun miissen. Er duldet nur eine Wissenschaft, die der Priestergewalt neue Scheingiiinde fiir ihre Herrschaftsbestrebungen und neue Sophismen liefert, den kleinen Umkreis unseres Wissen einzuengen, das reine Licht unserer Erkenntnis zu triiben. Darum geht er der Aufklârung mit jedem rechten und jedem schlechten Mittel zu Leibe. Auch Herrn Chaîne ist es nicht besser ergangen, die ziinftigen Katholiken haben ihn beinahe wie einen Uel3erlaufer behandelt.Wir aber mûssen ihm als einem unverdâchtigen Zeugen ganz besonders fiir eine Wahrheit dankbar sein, die hierzulande geflissentlich verhiillt wird, fiir die Feststellung der besondern Freiheit, der die katholische Kirche sich in unserm Vaterlande erfreut : « Die franzôsischen Katholiken », schreibt er, « die sich frtiher nach einer Freiheit wie in Amerika oder England sehnten, werden bald dahin.gelangt sein, nach einer Freiheit wie in Preussen zu rufen. »
Le \ oiks-Zeitung (Berlin), 27 juillet 1903.
Eli\ WEISSER RABE UNTER DEN SCHWARZEN.
Vor kurzem ist in Paris ein Buch erschienen unter dem Titel : les Catholiques français et leurs difficultés actuelles, das nach melir als einer Richtung ein besonderes Interesse verdient. Zunàchst beanspruchi schon die Person des Verfassers ein Eingeben auf die gerade ziir rechten Zeit verôfïentlichte Schrift : sie entliàlt die Gedanken und AJeinungen eines Mannes, der zur Zeit des Dreyfus-skandals auf der Seite der fùhrenden Geister Frankreichs im Kampfe uni die Wahrheit gegen Intoleranz und Bosheit stand und neben Bernard Lazare, Trarieux und Zola ôffentlich fur den Unschuldigen auf der Teufelsinsel eintrat. Und dièses Eintreten war um so verdienstlicher und, wie man leider hinzufiigen muss, um so aufftilliger, als es eine riihmliche Ausnahme bildete : Heri' Léon Chaîne, Anivalt in Lyon, der Verfasser unseres Bûches, gehôrte zu den wenigen Mânnern, die, trotzdem sie iiberzeugte und glàubige Katholiken \varen, doch den fiir damalige Verhàltnisse nicht zu unterschàtzend.en Mut besassen, nicht mit der Masse zu heulen. Der liochherzigen Gesinnung,von der ein zur Zeit des Dreyfushandels verôfïentlichter offener Brief d^s AnwilU^^ Chaine an einen franzôsisehen Bischof Zeugniss ablegt, entspricht desselben Mannes Buch, das, wir wiederholen es, von einem glaiibigen Katholiken geschrieben, so vortreffliche Lehren und Wahrheiten enthàlt, dass man nicht nur in Frankreich aus seiner Lektiire die richtige Nutzanwendung und die nôtigen Lehren zichen kann.
Mit schneidender Scharfe zieht der Autor gegen die Unduldsamkeit der Klerikalen zu Felde. Er erinnert an den klerikalen unl>equenien Ausspruch Louis Veuillots : « Wo wir in der Mindej'heit sind, da verlangen wir Freiheit nach euren Grundsâtzen, wo wir aber die Mehrheit haben, da verweigern wir sie euch nach den unsrigen,und hait ihnen den Ausspruch des republikanischen Kanzelredners Lacordaire vor, der den Katholiken einmal feierlich zurief : <( Wenn ihr die Freiheit fiir euch wollt, mûsst ihr sie fiir aile Menschen und in allen Himmelsgegenden wollen. « Tatsàchlich haben aber die franzôsisehen Katholiken von der Freiheit in
ihrem Sinne einen Gebrauch gemaclit, fur deii sie jetzt in dem Vereinsgesetz die Quittung erlialteii hab€n.(( Wenn man bedenkt », schreibt Chaine, dass von 1871 bis 1875 die Konservativen ûber sâmtliche staatlichen Aemter geboten, von der Pràsidentscliaft der Republik an bis zum letzten Flurschiitzenamt, dass die stets dienstbeflissene Armée der Beamten ihnen zu Willen war, welche Fehler und Ungeschickliclikeiten mùssen sie da verschuldet haben, um bis zu dem letzten Manne aus dem Besitz einer Macht vertrieben zu werden, welche die Umstânde ihnen verliehen hatten und zu der sie aile Zugânge besetzt hielten. »
Mit grosser Offenheit geisselt Chaine die auch bei uns von einsichtsvollen Katholiken zugegeben© Rùckstàndigkeit ihrer Religionsgenossen in wissenschaftlichen Dingen im allgemeinen und in den durch die modernen Forschungen auf neue Grundlage gestellten naturwissenschaftlichen Disziplinen im besondereii, sowie die Aengstlichkeit, mit der sie sich um die Resultate und Konsequenzen der exakten wissenschaftlichen Unterssuchungen herumzudrûcken suchen. « Es war », sagt Chaine, <( namentlich ein grosser Irrtum, in der Bibel zu suchen, was nicht darin war und nicht darin sein konnte. Obschon eine Offenbarung, bietet die Bibel sich nicht als ein Lehrbuch der Astronomie und der Naturwissenschaft dar. Sie enthâlt hohe sittliche Lehren, sie ofïenbart Wahrheiten geistiger und metaphysischer Art in einer Sprache, welche die Zeitgenossen zu reden und zu verstehen vermochten ». Wâhrend Gelehrte, wie der verstorbene Msgr. d'Hulst und nach ihm Bischof Le Camus von La Rochelle die Offenbarung in der Bil>el nur einschrànkend anerkannten, fiirchtet die Mehrzahl der Katholiken die freie Forschung. « Wenn einmal festgestellt werden sollte, dass auch andere Planeten bewohnt sind, wie werden dièse Furchtsamen dastehen ? »
Aber auch in den kirchengeschichtlichen Dingen herrscht selbst bei den gebildeten Katholiken eine Unkenntnis oder Unklarheit, die sich nicht auf den einseitigen Geschichts-und Religionsunterricht allein zuriickfiihren lassen, sondern auch aus der ângstlichen Scheu entspringen, bei Leibe nicht den Dingen auf den Grund zu gehen. Dass die Ehelosigkeit der Priester eine Erfindung der spâteren chrisllichen lahrhunderte ist und die Ohrenljeichte erst 1215 durch das Lateranische Konzi.l eingefiihrt wurde, sind Tatsachen, die der Katholik, selbst wenn sie ihm als solche
nachgewiesen werden, doch unter allerlei Kreuz- und Quersprûngen ableugnet. Hart geht Chaîne mit der Einfûhrung neuer Kulte um, er verurteilt auf s scharfste « den Parasitenwuchs, die Giftpilze, die auf dem ehrwiirdigen Kreuzesbaum emporschiessen », und spricht in fein ironisierender Weise von <( den Rôcken unseres Herrn, die uns etwas sehr zahlreich und zu lange erhalten vorkommen. »
Was Chaine, von dern Verquickung politischer, wissenschaftlicher und geschiclitlicher Fragen mit der Religion und ihrer Beurteilung unter dem Gesichtswinkel der Religion sagt, ist von erfrischender Offenheit mid gehôrte ins Stammbuch unserer Zentrumsleute, die bei jeder Gelegenheit nach Rom schielen und von dort ihre Direktive bezielien. Dièse Ueberkatholiken hângen (( mit einer Art schwârmerischer Begeisterung » an der alten Zeit ; sie vergessen die Jalirhunderte lange Knechtschaft der Monarchie, machen aber viel Aufhebens von den Greueln der Révolution, die nur einige Monate dauerten. Sie schimpfen auf die Bischôfe der dritten Republik, bedenken aber nicht, was fiir lose Gesellen in der « guten alten Zeit » auf die bischôf lichen Stûhle gesetz wurden. In den kirchlichen Unterrichtsanstalten wird die wahre Geschichte verschleiert mit der Wirkung, dass die Schiiler spâter umlernen und sich dann aus Aerger ûber den an ihnen geiibten Betrug von der Kirche abwenden. Waren doch nicht weniger als sieben Mitglieder des Kabinetts Waldeck-Rousseau, darunter dessen Pràsident, ehemalige Klosterschiiler. Warum soll die Kirche die Wahrheit iiber schlechte Priester und schlechte Pâpste verhehlen ?
Dass ein Mann von dem Schlage Chaînes das Btindnis des Sâbels und Weihwedels verurteilt und sich als eifriger Apostel der Abriistung iDekennt, ist ebenso natûrllch wie sein Verdammungsurtell ùber den Antisemitismus. Mit bltterem Hohn ùberschùttet er seine Religionsgenossen, die an den Ritualmord und andere Geschlchten glauben, die nicht etwa auf Holzpressen des 15. Jahrhunderts, sondern in unseren Tagen auf Rotatlonsmaschlnen gedruckt werden. Zustimmung verdient der Verfasser schliessllch iix der Bekampfung des auf katholischer Selte weit verbreiteten und von den Intransigenten kiinstlich genâhrten Vorurteils von der angeblichen systematischen Gemeinschaft der Juden, Protestanten und Freimaurer im Hass gegen die Katholiken als solche.
Die Schrift Chaînes hat in Frankrelch mit Recht grosses Auf-
sehen erregt uncl ihre kIare,objektive Behandiung aller in Betracht kommenden Frageii, sowie ihre liinreissende und ùberzeugende Sprache sichern ihr die grôsste Verbreitung. Sie ist eiii Dokument ersten Ranges, das mit der ôffentlichen Blosslegung von Schâden und Wunden am KôriDer der Katholischen Kirche zugleicli die Mittel und Wege zeigt, wie die tiefe Kluft, die heute nicht nur zwischen den verschiedenen Bewohnem Frankreichs, sondem auch anderer Lânder, insbesondere Deutchlands, klafft, zu ûberbriiken wàre. Ob Chaine freilich da, wo er in erster Linie gehôrt werden miisste, auch gehôrt werden wird ist mehr als zweifelhaft.
In Cammino agli JJomini di Buona volontà (Milan), août 1903.
È veramente un libro di politica, ma di politica buona, che riconduce i fatti ai principî supremi délia morale e délia giustizia. Vi sono trattate le grandi questioni dell'ora présente in Francia : la lotta de'nazionalisti coi dreyfusardi, l'antisemitismo e Tanticlericalismo, la persecuzione délie Associazioni ecclesiastiche e la nécessita di riforme e di progressi religiosi, specialmente di fronte agli abusi d'una devozione feticcia e simoniaca troppo facilmente incoraggiata da una certa gara fanatica del clero francese. L'A. piii che uomo di dottrina è uomo d'azione ; e questa sua qualità gli conferisce schiettezza é precisione di vedute. Cattolico libero, franco, illuminato, osa attaccare di fronte, coraggiosamente, quella degenerazione di cattohcismo, che in Francia s'è alleata col nazionalismo, ed ha rincmdito gli odî délie parti, invece di metter pace, e di mirare con occhio spassionato alla verità. Egli è convinto dell'innocenza di Alfredo Dreyfus ; e del caso di costui, grave, ma particolare, risale alla condanna inesorabile dell'antisemitismo in nome del Vangelo. Cose non nuove,, egh dice, ma vere, e troppo spesso dimenticate, e raramente ripetute con tanta efficacia.
Questo libro ha avuto una larga eco in Francia. Ho sul mio tavolo articoli, che ne parlano con entusiasmo nel Journal des Débats del 1°. marzo 1903, nella Petite RéimhUquc (socialista) del 9 maggio, nSVEuroyéen del 4 aprile. E bello vedere come l'A.
aijbia riscosso Telogio e riiicoraggiamento d'uomini insigni de'più opposti partiti, e, fra gli altri, di quel Gabriel Monod, che, dopo aver difeso con tenace abnegazione il recluzo dell' Isola del Diavolo, ha ora levato la voce in difesa délia liberté contro i decreti giacobini del ministre Combes, ed ha pronunciato questa demanda, che implica un giudizio severo : <( Siamo noi forse condannati ad essere perpetuamente divisi tra due intolleranze, e « Viva la libertà » non sarebbe mai forse il grido délie opposizioni perseguitate invece d'esser la divisa délie maggioranze trionfanti ? »
Grazie a Dio l'Italia nostra possiede maggiore moderazione e maggiore equanimità e una più ferma tradizione di libertà sincera. Studiamoci di serbaeci fedeh a noi stessi, senza sciocche imitazioni.
Giulio ViTALi.
The Atlantic Monthly (Boston), octobre 1903.
Plus X AND HIS TASK
On the 4th of August the piazza in front of St. Peter's basilica was filled with people, restlessly waiting. A cardinal stepped forth on the balcony over the middle door of the church, and said, <( I bring you a great joy ; we hâve a pope. »
The new pontiff is the head of a spiritual body which is charged with an immense spiritual responsibility toward its members, therefore the problems that await him are chiefly spiritual. Nevertheless, outsiders are somewhat justified in giving greater attention to his opinions on politics than to his opinions on religion, because history has made the Church a political body, and, at least from a worldly point of view, the political situation of the papacy requires immédiate action, whereas spiritual matters may bc by the Church, as by us ail, indefinitely postponed.
. . . .Léo XIII, autorised a considération and study of biblical criticism, yet he lays down the basic laws for scholars that
« nothing can l>e proved either by physical science or arcliœology whicli can really contradict Uie Scriptures », and that they must hold tlic truth of Holy Scripture to be irréfutable. The Church's first law is to remain literally faithul totlie end. How literal is that fidelity with respect to what she believes is the word of God is shown by the famous case of St. George Mivart. He, a distiaguished maii of science, in two leading English reviews, The Fortnightly and The Ninetheenth Century, published his opinions on certain passages of the Old Testament, and stated that educated Cathohcs no longer believe that the Bible is literally inspired throughout. This déclaration was a blunt challenge to the Church to state her position. Cardinal Vaughan attempted to persuade Mivart to retract, and meeting refusai, wrote him a letter in which he demanded subscription to this article of faith : —
« In accordance with the holy Councils of Trent and of the Vatican, I receive ail the books of the Old and New Testament with ail their parts as set forth in the Fourth Session of the Council of Trent and contained in the ancient Latin édition of the Vulgate, as sacred and canonical, and I firmly believe and profess that the said scriptures are sacred and canonical, — not because, having been carefully composed by mère human industry, they were afterward approved by the Church's authority, nor merely because they contain révélation with no admixture of error ; but because, having been written by the inspiration of the Holy Ghost, they hâve God for their Author, and hâve been delivered as such to the Church herself . Wherefore, in ail matters of faith or morals appertaining to the building up of Christian doctrine, I believe that to be the true sensé of Holy Scripture which our Holy Mother the Church has held and now holds, to whom the judgment of the true sensé and interprétation of the Holy Scripture belongs.
(( l firmly believe and profess that the doctrine of faith which God has revealed has not been proposed like a philosophical invention to be perfected by human ingenuity, but has been delivered as a Divine deposit to the Spouse of Christ, to be faithfully kept and infaillibly declared, and that, therefore, that meaning of the sacred dogmas is to be perpetually retained which our Holy Mother the Church has once declared, and that that meaning can never be departed from, under the prêteuse or pretext of a deeper compréhension of them. I reject as false and heretical the asser-
tion that it is possible at some time, according to the progi^ess of science, to give to doctrines propounded by the Church a sensé -îiifferent from that which the Church has understood and understands, and consequently that the sensé and meaning of hef doctrines can ever be in the course of time practically explained away or reversed. »
Mivart repUed : (( It is now évident that a vast and impassable abyss yawns between CathoHc dogma and science, and no man with ordinary knowledge can henceforth join the communion of the Roman Catholic Church if he correctly understands what its principles and its teaching really are: » He refused to subscribe, and the cardinal excommunicated him.
.... Nevertheless it is one thing to hâve a dogma on the statute book, another to enforce it. In France opinions similar to those entertained by Mivart are expressed without fear. M. Léon Chaine says : <( The great error has been to find in the Bible that which could not be in it and is not in it. The Bible, inspired as it is,is not a treatise upon astronomy or the natural sciences... Some hâve triumphed a little noisily over certain récent discoveries because thèse discoveries hâve donc away with certain contradictions that seemed to exist between the Bible and science. This does not prevent it from being highly unwise to consider ail the contents of the Holy Scripture inspired. A school, at the head of which in France is Mgr d'Hulst, and of which at présent Mgr Le Camus, Bishop of La Rochelle, is one of the most learned représentatives, puts a. distinct limitation upon the inspiration of the Bible... One may remain attached to orthodoxy without believing that the world was created exactly 4004 years before Jésus Christ, without believing in Ihe story of the apple in the garden of Eden, or in that of the devil tempting in the disguise of a serpent,... in the tumbling of the walls of Jéricho at the sound of trumpets, the Sun stopping at the voice of Joshua, Balaam's ass speaking, or yet Jonah's traveling in the belly of a whale. »
M. Chaine is writing in défense of the oppressed Catholics, and uses arguments likely to affect the French public in favor of the Church. In England, on the contrary. St. George Mivart challenged the Church ; he forced the issue ; she did not flinch, and no doubt in a similar case she would again deny lier rites to a
contumacious heretic. But tliose who are willing to give up the Cliurch for tlie sake of disbelieving in the tower of Babel, in Jonah and the wale, in Joshua's stopping the sun, are exceedingly few. Those who trouble themselves about what they style a monstrous demand on credulity are the outsiders.
... The attitude of the Church is a logical conséquence of the dogmas, that she has received the truth, that she is its interpréter. Neither Pius X. nor any other pope can alter the Church's position.
... A priest who has passed his life in the dead little city of Venice, doing good to the poor, will be far more likely io fix his mind on the virtues of conduct, and on obédience to the commandment made to the Apostle, and through that Apostle, as he believes, directly to him, « Simon, son of Jonas, lovest thou me,. .. feed my sheep. »
H. D. Sedgwick, J^
L'Etoile belge (Bruxelles), 8 novembre 1903.