‹ Les catholiques français et leurs difficultés actuelles. Du militarisme. Du nationalisme. Les femmes et la politique. Antisémitisme. Les catholiques et le bon vieux temps (volume 2)Chapitre 89 sur 121 · LETTRE DE PARIS · texte numérisé non relu

LETTRE DE PARIS

« Paris, 14 mai.

(( Lors même que je voudrais revenir sur les élections municipales, je n'aurais rien de nouveau à vous dire. Après le second tour comme après le premier, les deux partis se sont attribué la victoire

(( Le clergé a commis de grandes fautes en France ; pendant trop longtemps, il s'est cru en pays conquis et il a fait de la religion une arme politique ou, pis encore, un instrument électoral. Il n'est pas étonnant que la religion, ainsi obligée de fréquenter une mauvaise compagnie, ait attrapé les coups destinés aux politiciens de profession et soit sortie estropiée de la mêlée. C'est ce qu'avaient prédit des catholiques sincères, mais d'âme haute, comme M. Léon Chaîne, l'abbé Brugerette, l'abljé Houtin et d'autres encore, qui essaient en ce moment de ressusciter le cathoHcisme libéral et de réintégrer la religion dans le temple d'où elle n'aurait jamais dû sortir.

(( Vous savez que je n'aime pas le combisme. Notre gouvernement radico-socialiste a des tendances jacobines que nos vrais libéraux condamnent. Mais si ceux qui, chez nous, ont eu la garde de la religion et l'ont si mal défendue, ont conservé quelque sentiment d'humilité chrétienne, ils se frapperont la poitrine en disant : a Meâ culpâ. »

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