M. WALLON
Les nécrologues disent donc de M. Wallon : Celui-là aima la liberté. Ce qui veut dire qu'il n'était pas d'accord avec ceux qui nous gouvernent. Les nécrologues ont d'ailleurs raison. Le père Wallon aima la liberté! Il avait appris à l'aimer sous un gouvernement qui était après tout plus despotique que celui de M. Combes, et j'ajouterai que la cause de nos difficultés actuelles est précisément que M. Wallon n'ait pas été tiré à un plus grand nombre d'exemplaires. S'ils avaient été seulement trois cents comme lui, catholiques fervents et républicains convaincus, il se serait forme un parti républicain catholique avec lequel les autres fractions républicaines eussent dû compter, et aujourd'hui l'on ne songerait pas le moins du monde à séparer l'Église de l'État. Mais ils ont été quatre ou cinq en tout^ presque tous réfugiés à Lyon avec Aynard et Chaîne. Et malgré le bon sens, malgré la raison, malgré les ordres formels d'un pape, ils n'ont pas pu recruter d'adhérents I La qualité de républicain et celle de catholique sont restées incompatibles.
Voilà le mal I
Qui a commencé? Cela, je n'en sais rien. C'est comme pour les fiches du ministère de la guerre. Celui qui a écrit
— Mx —
les premières était-il un jésuite ou un franc-maçon ? Je n'en sais rien non plus, et personne ne le saura probablement
jamais (1)
GOBNELY.
UUnwcrsiiè Caiholique (Lyon), 15 novembre 1904.