LA GRANDE FAUTE DES CATHOLIQUES DE FRANCE
Sous ce titre qui n'est point trop sensationnel, mais qui manque de précision M. Ch. Bota aurait dû mettre deux chiffres : 1878-1904.
Il apporte dans cette étude toutes les dispositions d'intelligence et de cœur qu'on est en droit d'exiger d'un historien de TEglise. D'autres, M. Léon Chaine par exemple, ont une façon de morigéner les catholiques qui est à la fois humiliante et inquiétante. Même lorsque leurs observations sont justes — ce qui n'arrive pas toujours, il s'en faut — nous sommes tentés de leur dire : « Vous êtes de nos amis. Messieurs, il y paraît à l'ardeur avec laquelle vous nous châtiez. Mais en vérité, il nous est peut-être moins pénible et plus profitable de lire toutes ces critiques dans les revues ou les livres ou les journaux de nos ennemis. »... En l'an de grâce 1904, les idées hétérodoxes, les sentiments romantiques, c'est-à-dire malsains, et des habitudes d'âme à demi païennes ou protestantes ont pénétré dans les milieux catholiques
Delfour
(i) Cet éditorial du brillant leader du Siècle a été reproduit par le Lyon républicain du même jour, i5 novembre.
— Ixb -
Le Lyon Mondain^ 19 novembre 1904.