‹ Les catholiques français et leurs difficultés actuelles. Du militarisme, Du nationalisme, Les femmes et la politique. Anthisémitisme. Les catholiques et le bon vieux temps. Timidité intellectuelle de certains catholiques. L'abus des dévotions nouvelles. Le christianisme social et les conversateurs. La loi du 1er juillet 1901 et les "Dreyfusards". Du clergé séculier et des congrégations. Etc., etc. Articles, comptes rendus, notices bibliographiquesChapitre 35 sur 134 · UN CLÉRICAL ATHÉE — M. JULES SOURY · texte numérisé non relu

UN CLÉRICAL ATHÉE — M. JULES SOURY

Nous avons essayé, dans une étude antérieure

publiée par cette revue (février-mars 1903) de faire Thistorique de l'évolution catholique actuelle. Depuis, le mouvement s'est encore accentué malgré ou peut-être à cause de l'antagonisme existant à cette heure entre l'Eglise et l'Etat. Le public est au courant des théories des abbés Loisy, Houtin, Birot, etc. Il connaît la noble figure de l'archevêque d'Albi, M*' Mignot. Ce qu'il sait moins, c'est que, lors de laffaire Dreyfus, un comité catholique se forma afin d'obtenir la révision du célèbre procès. Nombre de catholiques de valeur entrèrent dans ce comité fondé par M. Paul VioUet, membre de l'Institut. Des abbés, MM. Pichot, Grosjean, Brugerette, Jean Viollet, Birot, Martinet, etc., y adhèrent. Le père Maumus, l'ami de

(i) Cet article a été reproduit par la Chronique Picarde d'Amiens, du a5 septembre 1905.

Waldeck-Rousseau, fut des leurs. Enfin un avoué de Lyon, M. Léon Chaîne, apporta à la cause dreyfusarde un noble et douloureux livre où le chrétien éclairé qu'il était donna une belle leçon de courage civique à ses coreligionnaires. . .

Jean Serg.

La République française (Paris), 16 juillet 1905.

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