RÉPUBLICAINS CATHOLIQUES
. . . Avec qui, d'ailleurs, se rencontreraient-ils dans ce nouveau parti ? M. l'abbé Dabry parle de mes illusions. Il me semble s'en faire de singulières, lorsqu'il affirme que ceux qui partagent sa manière de voir sont plus nombreux qu'on ne le suppose. Oui, il y a dans le monde catholique des esprits assez éclairés et assez fiers pour ne pas se courber dès qu'une consigne est donnée, pour prétendre user librement du droit qu'a tout citoyen de défendre sur le forum ses idées aussi bien contre ses propres amis lorsqu'ils sont dans l'erreur que contre ses adversaires. J'en connais et j'ai pour eux tout à la fois respect et sympathie. Mais ils sont moins nombreux que ne le croit M. Pabbé Dabry, parce que pour agir ainsi il faut des qualités qui malheureusement sont rares et n'appartiennent qu'à une élite, M. Léon Ghaine aussi, il y a quelques années, a dans son beau livre^ les Catholiques français et leurs difficultés actuelles^ mis ses coreligionnaires^ en garde contre les inconvénients et les résultats possibles de leur attitude. On sait comment ses conseils ont été suivis et que ce sont presque exclusivement des librepenseurs qui ont rendu hommage à sa clairvoyance et à la générosité de ^es sentiments. Je crains pour M. l'abbé Dabry qu'il n'ait auprès de ses amis pas plus de succès.
Alfred Massé.
La £/?occ^a (Madrid), 12 septembre 1905.
Pocos libros han tenido en los comienzos de este siglo xx el éxito que el que se titula Les Catholiques français et leurs difficultés actuelles^ original de Léon Cbaine.
La obra esta consagrada al estudio de las mas importantes entre las cuestiones que la actualidad religiosa ô politica ha planteado en Francia.
El libro ofrecia amplio campo al comentario y à la réflexion, produciendo elefectode agitar en torno suyolos espiritus apasionados por la referida actualidad.
Esta fortuna singular de la obra de Chaine ha podido sorprender à las gentes, puesto que es un libro de polémica, mas a propôsito paraatraer sobre el autorlacontradicciôn que la alabanza.
Reprocha, por ejemplo, el autor à sus correligionarios, acerca del asunto Dreyfus, el nohaber sabidoalzar su voz generosa contra los crimenes cometidos en nombre de la politica ; condenael nacionalismo. La lecciônque da Chaine à los catôlicos franceses es dura, pero no lo es menos la que da à sus adversarios, naturalmente.
La conducta de los anticongregacionistas merece la mas enérgica condenaciôn de Léon Chaine.
A pesar de todo esto, el libro no ha podido menos de împonerse, a lo que ayuda el pintoresco lenguaje en que esta escrito y el estilo personal y vibrante de Chaine.
Les Catholiques français es un libro de alto valor moral, y ha obtenidolossufragios favorables de los libérales, que estiman que Chaine es el ûltimo discipulo de Lacordaire. La obra de Léon Chaine ha producido ya fruto, contribuyendo a agrupar en Lyon los esfuerzos aislados de muchos catôlicos, y la fundaciôn de una Revista, titulada
Demain^ destinada a reformar la mentalidad catôlica en Francia.
Este resultado es el mas dîgnoepilogo del lîbro de Léon Chaîne.
Saint-P...
L'Echo de France (Paris), 15 septembre 1905.
C'est un livre très intéressant qui a paru sous ce
titre il y a déjà quelques temps, dont nons avons déjà entretenu nos lecteurs et qui je crois en est arrivé à son neuvième ou dixième mille : ce succès ne nous surprend pas, Tœuvre le mérite, et nous désirerions, comme son auteur le souhaite, qu'il s'accrût encore, car nous osons espérer, comme il le dit lui-même, qu'après la lecture du livre de M. Léon Chaine, « la somme de loyauté intellectuelle de justice et de bonté soit un peu accrue dans notre pays ».
M. Léon Chaine est catholique, et avec une sincère conviction il défend son parti : il s'émeut des difficultés qui lui sont suscitées, il en recherche les causes, et avec une belle franchise, une logique parfaite, avec les documents historiques les plus*intéressants et les plus probants il démontre que les catholiques se sont peut-être trompés dans maintes occasions, et qu'ils devraient faire leur meâculpâ,
M. Léon Chaine est, en eflet, un républicain et le fait est rare chez les catholiques.
Louis-Philippe, je crois, avait recommandé à ses fils de rester toujours fidèles à la religion catholique et à la Révolution : ce sont-là des idées qui avaient cours, même parmi les conservateurs, vers 1830 ; les choses ont bien
changé depuis : le catholicisme a répudié la Révolution, a combattu la République et les paroles de Léon XIII ellesmêmes ont été mal accueillies parla majorité des réactionnaires inféodés à la religion. Nous avons des écrits d'historiens chrétiens vivant à cette époque qui considéraient la Révolution comme un développement naturel des doctrines de Jésus^ qui admettaient que la condition individuelle des hommes devait être améliorée, qui enseignaient que rinégalité entre les citoyens d'une même nation est une monstruosité odieuse dans une société chrétienne, et qui après avoir prêché les doctrines du communisme ajoutaient; « on ne conçoit guère comment la morale chrétienne serait jamais une vérité politique, si quelque chose de semblable ne vient à s'établir parmi nous ».
« N'est-il pas permis, écrit M. Léon Chaine dans son livre, de penser que le monde du travail a droit à de sérieuses améliorations de son sort, et que le prolétariat tel qu'il est constitué, n'est pas la forme définitive de l'organisation du travail, et surtout de la distribution des produits ».
On le voit, l'analogie est complète entre ces deux citations, et M. Chaine s'inspirant des enseignements du père Lacordaire dont il est le disciple fidèle, serait prêt à crier à ses coreligionnaires : « qu'avez-vous fait pour le corps du peuple ? Qu'avez-vous fait pour son âme ?... »
M. Léon Chaine appartient à cette génération qui n'est plus, et dont les idées ont été repoussées par nos modernes cléricaux ; il s'est rallié à la République, les catholiques ne doivent plus le connaître.
M. Chaine combat le militarisme, le nationalisme, l'antisémitisme, l'abus des dévotions nouvelles, critique l'éducation donnée aux prêtres, et défend Dreyfus !... Ici la mesure est comble: il le reconnaît lui-même dans ses nouvelles éditions, où il a imprimé les critiques qui lui
ont été adressées ; il ne peut guère s'illusionner, non pas sur le sort de son livre qui est assuré et qui vivra car il est rempli d'enseignements utiles, mais sur le succès des conseils qu'il s'est permis de donner.
« Comment pouvez-vous assister encore aux offices, lui écrit-on, après avoir fait cause commune avec ce juif? » La phrase est typique et révèle en toute lumière l'état d ame du monde catholique.
L'homme qui, au nom de la justice et de la vérité, a osé défendre Dreyfus, ne peut pas être catholique, c'est en vain que dans ce même livre il présentera un plaidoyer éloquent, et touchant, empreint d'une grande foi et même d'envolées mystiques en faveur des congrégations et de l'enseignement, en vain qu'avec un réel courage il attaquera Waldeck-Rousseau, ses frères en religion ne voudront rien voir, rien entendre : M. Chaine doit en prendre son parti : habent oculos et non videbunt^ habent aures et non audient.
a S'il défend Dreyfus, me répondait un très loyal et très sincère catholique que j'interrogeais sur le cas de M. Chaine, il ne peut être catholique, s'il l'était véritablement, ce serait un égaré. » Ils n'en sortiront pas, c'est précisément ce qui fait le mérite de M. Chaine d'avoir vu avec une pénétrante perspicacité la situation des catholiques à notre époque: son livre est une œuvre de vérité, mieux encore une œuvre de sincérité.
(i) Cet article a paru également dans le Voltaire du 1 5 septembre, et dans la Politique Coloniale du môme jour ; il a été reproduit par V Union Républicaine de Lons-ie-Saulnier du 17 septembre, par la Tribune de Neçers, du 21 septembre.
Le Petit Comtois (Besançon), 8 octobre 1905.
C'est avec une curiosité bien justifiée que les indépendants en matière religieuse se penchent sur le chaos qu'est actuellement TEglise de France, pour essayer de démêler ce qui en sortira le 1'' janvier 1906.
J'en étais resté à Taffirmation que m'avait donnée, il y a un an ou deux, mon curé, de l'avantage incontestable que trouverait le clergé à la rupture du Concordat. Etre salarié par TEtat, quelle pénible humiliation pour un prêtre ! le pauvre homme ne pouvait s'y résigner qu'en battant en brèche le gouvernement à toutes les élections. Voilà cette souffrance guérie. Le 1" janvier prochain, il ne sera plus salarié, c'est un fait acquis.
Mais ce qui ne Test pas, c'est le moyen que devra trouver le curé, mis à la tête d'une association paroissiale ou cultuelle^ pour contenter tous, ses associés payants et éviter les démissions que motiveront d'aigres critiques, la veille du versement des cotisations
Mais il serait peut-être à propos, à cette heure de remaniement général, de signaler quelques réformes — oh I bien modestes et sans aucun rapport avec le dogme — qui seraient saluées sympathiquement par tous les honnêtes gens.
La première est indiquée dans un livre qui n'a pas fait fortune près des dévots, bien que son auteur soit un très sincère catholique, mais qui n'en arrive pas moins à sa huitième édition, ce qui prouve qu'on l'a goûté dans le monde où l'on lit. Les Catholiques français et leurs difficultés actuelles j par Léon Chaine, contiennent cette page qui me sert de texte :
Que penser encore de la distinction humiliante publiquement établie
entre les paroissiens dans certaines églises rurales ? Qui n'a été choqué, à la lecture d^une série d'annonces de mariages ou de services mortuaires, d'entendre le prêtre, en chaire, désigner certains fidèles par leur nom tout court, alors qu'il venait de faire précéder les noms de certaines autres du titre de Monsieur, Madame ou Mademoiselle ? Et quelques-uns n*ont-ils pas pu souffrir aussi de la façon dont sont rédigées certaines annonces de mariage P Dans le silence de l'église tombent ces mots « fils ou fille légitime de... » et un instant après, fils ou fille tout simplement, ce qui signifie enfant naturel. Ces désignations ne devraient-elles pas revêtir une forme commune pour tous ceux entre qui il y a « promesse de mariage » ? N'y a-t-il pas là une grossière injustice P Cette flétrissure publique infligée dans la maison du Dieu de miséricorde à des enfants irresponsables d'une faute commise et à leurs parents vivants ou morts, ne nous paraît pas suflisamment justifiée par le souci, 1res juste d'ailleurs, de maintenir le respect dû à l'institution du mariage.
Et dans nos paroisses villageoises de Franche-Comté, je relève cette plaisante coutume, mieux en rapport avec l'esprit pratique du paysan qu'avec celui de l'Evangile, de dire au prône du dimanche qui suit le décès d'un paroissien riche : a Nous allons réciter un De Profundis pour un tel qui a laissé 5, 10 ou 20 francs à cette intention. » Tant pis pour les gueux qui n'ont rien laissé, ils se passeront de De Profundis. On en a là-haut pour son argent d'icibas.
Et à propos d'argent, je disais tout à l'heure que je ne me sentais pas de forces à donner un conseil aux curés dans les conjonctures épineuses où ils se trouvent; mais voilà que la Croix du Dimanche qui s'étale, je ne sais comment, sur ma table, m'en suggère un qui n'est pas à dédaigner: que cette Cro/.r blasphématrice qui, sous son insigne sacré, n'apprend à ses lecteurs que la haine des ennemis, la grossièreté du langage, le mensonge impudent et le trafic honteux des choses saintes, obéisse enfin au vœu secret du clergé intelligent, qu'elle disparaisse faute
d'acheteurs, et que les 2 fr. 60 qu'elle coûte par an à chacun des croyants de Técole Charbonnière, soient versés à titre de cotisation cultuelle cela fera la jolie somme de 25 à 26.000 francs rien que pour le diocèse de Besançon. Personne n'en sera plus pauvre, et le i^rai Christ, Celui qui a dit : ce Aimez-vous les uns les autres d, en sera si content ! X.
La Quinzaine (Paris), 1*' novembre 1905.
M. Olivier Billaz, agrégé de l'Université, professeur
au lycée BufTon a été Tami du dauphinois Emile Trolliet, dont il a étudié l'œuvre et la vie dans une Introduction placée en tète des œuvres choisies de ce poète. 11 a longtemps collaboré à la Revue idéaliste dont il fut quelque temps rédacteur en chef. M. Léon Chaîne, dans son livre célèbre, le cite parmi les ce catholiques vaillants qui se font gloire d'appartenir à l'Université ».
L'Écho du IX^ arrondissement (Paris), 2 novembre 1905.
Le livre d'un convaincu, qui ne se rend pas compte
que le catholique est un être, duquel il est diTHcile de répondre. Aussi honnête, aussi loyal soit-il, il a tendance à ramener tout à sa religion. S'il est sincère, c'est pour son Dieu et son église qu'il vivra, pensera et luttera. La société n'est qu'un infime accessoire. Son royaume n'est pas de ce
monde. S'il était logique avec lui-même, il ne posséderait nul bien périssable.
Dans ces conditions, son rôle est bien aléatoire, et son entrée dans la vie sociale fait forcément courir un danger à autrui ; son prosélytisme qu'il dénomme défense de ses droits, de sa pensée, de sa religion, est forcément la négation deJa liberté d'autrui.
Les difficultés que rencontre le catholique sur cette planète sont dues à son perpétuel sectarisme, sont inhérentes à son idéal et ne pourront disparaître que lorsque plus de lumière et plus de justice lui auront dessillé les yeux et débarrassé les dogmes de toutes affirmations contraires à la science.
On lira ce livre de M. Léon Chaine avec plaisir et profit car, il n'est pas mal de lire les adversaires courtois.
Demain — Politique, Social, Religieux — Organe hebdomadaire de Critique et d'Action (Lyon), 24 novembre 1905.
Nul n'a oublié le retentissant et symptomatique succès obtenu par le livre de notre ami M. Léon Chaine, auquel la presse des deux mondes consacra tant de colonnes d'éloges et de critiques. Nous sommes informés qu'une édition définitive de ce curieux et attachant ouvrage est en préparation et que, par une innovation qui sera certainement très appréciée des amateurs de controverses, on y trouvera, en appendice, tous les articles élogieux ou malveillants que Les Catholiques français et leurs difficultés actuelles a suscités.
Heuue du Monde Catholique (Paris), 1" décembre 1905.
Ce livre d'ardente polémique a eu un succès énorme de presse. Des centaines de journaux français ou étrangers ont discuté cet ouvrage M. Léon Chaine est un catholique militant et un dreyfusiste convaincu. 11 fut jadis avec un certain nombre de catholiques intelligents, hypnotisé par TAffaire. Sa thèse est celle-ci
On pourra tirer quelques utiles leçons, même administrées sans indulgence et parfois sans justice, de ces paroles d'un croyant, d'un homme de bonne foi, d'un écrivain loyal et courageux dont l'ouvrage sçra lu avec profit par ceux-là surtout qui ne partagent point ses convictions.
Concordia (Paris), i*' décembre 1905.
.... Catholique convaincu, le Docteur Marcel Rifaux appartient à cette école libérale, qui sous a la lettre qui tue» cherche « l'esprit qui vivifie »et s'alimente à la source évangélique. Quoique dans un autre ordre d'études, son livre rappelle celui de Léon Chaine : Les Catholiques français et leurs difficultés actuelles y cette œuvre de loyauté, qui fut avant tout un acte de courage et qui, en dépit des préjugés qu'elle dénonçait, valut à son auteur une multitude de témoignages d'estime, tant la vérité porte en elle
une victorieuse force de vie
Madeleine Carlier.
L'Action (Paris), 3 décembre 1905.
Ce n'est un mystère pour personne que M. Paul Bourget, romancier à Fusage des « belles inadames i» du grand monde, est devenu aujourd'hui Tun des catholiques les plus ardents delà République des Lettres.
D'autres voient dans rAflfaire Dreyfus, la crise sociale qui a modifié la mentalité du romancier. Je serai d'autant plus de cet avis que le cas de M. Paul Bourget est loin d'avoir été le seul; n'avons nous pas vu M.Jules Soury, l'un des maîtres de la philosophie matérialiste, se jeter dans le Nationalisme !...
C'est à ces conversions à droite que je songeais ces jours-ci en lisant le tome V de V Histoire de V Affaire
Dreyfus^ de M. Heinach Nous voyons figurer parmi les
sept juges un homme dont le cas est non moins curieux que celui de MM. Bourget et Soury. Je veux parler du commandant de Bréon, noble, réactionnaire et catholique ardent.
En 1899, M. de Bréon était un lecteur convaincu — je crois même un abonné — de \di Libre Parole ; dix mois plus tôt, il avait souscrit pour cinq francs au monument du faussaire Henry. On devine dans quelle mentalité cet officier alla juger Dreyfus.
Mais il avait un frère, l'abbé de Bréon, curé d'une paroisse de Paris, qui, avec Paul Viollet, Léon Chaine, labbé Brugerette, l'abbé Pichot et quelques autres catholiques, s'était rangé du côté de la Justice et du Droit. Ce frère lui écrivit lettres sur lettres pour le supplier d'étudier Taflaire sans parti pris et de la juger selon sa conscience de chrétien. Le commandant de Bréon lui promit d'agir en honnête homme et en bon catholique.
Le procès commença le 7 août, et chaque jour, au fur et à mesure que la lumière se fait dans son cerveau, tandis que s'écroulent Tun après l'autre les mensonges et les faux d'Henry, de Du Paty, de Guignet et C, Tofficier sent sa croyance ^n la culpabilité chanceler de jour en jour. Qui donc, dans cette lutte obscure et poignante, le guidera vers la Justice, vers la Vérité, sinon son Dieu, le Dieu de son enfance, de sa famille, de ses aïeux, le Dieu dont le fils s'est fait homme pour racheter l'Humanité?... Et tous les matins, avant de se rendre à l'audience du Conseil de guerre, M. le commandant de Bréon va s'agenouiller au pied de la croix, offrant le spectacle de sa douleur à Celui qui connut toutes les douleurs.
Arrive l'heure dernière, celle où le Conseil s'enferme dans le huis clos de la délibération ; une dernière fois, M. de Bréon se retire à quelques pas de ses camarades et, profitant d'une suspension de quelques minutes, il s'abîme dans une prière ultime, suppliant le Ciel d'éclairer sa raison et de fortifier sa conscience.
Cette fois, c'est fini. On procède au vote et le commandant de Bréon, le très catholique et très réactionnaire de Bréon, l'ancien souscripteur au faux Henry, vote, d'une voix mâle, énergique, l'acquittement de Dreyfus.
0 Bourget, libre-penseur d'hier, catholique d'aujourd'hui, que pensez-vous de ce catholique de race et ne croyez-vous pas que son cas pourrait être, pour votre plume de psychologue, le sujet d'un beau roman dont le titre serait : Un i^rai Catholique.
Le Siècle (Paris), 4 décembre 1905.