‹ Les catholiques français et leurs difficultés actuelles. Du militarisme, Du nationalisme, Les femmes et la politique. Anthisémitisme. Les catholiques et le bon vieux temps. Timidité intellectuelle de certains catholiques. L'abus des dévotions nouvelles. Le christianisme social et les conversateurs. La loi du 1er juillet 1901 et les "Dreyfusards". Du clergé séculier et des congrégations. Etc., etc. Articles, comptes rendus, notices bibliographiquesChapitre 71 sur 134 · LIGUE DES DROITS DE L'HOMME · texte numérisé non relu

LIGUE DES DROITS DE L'HOMME

SECTION DK LYON

« La section Lyonnaise de la Ligue des Droits de l'homme proteste avec indignation contre la scandaleuse débauche d'affiches outra-

géantes répandues à profusion sur nos murs. Dans ces factums cyniquement mensongers, la plus haute juridiction du pays et le chef d'escadron Dreyfus sont bassement insultés et calomniés par une association dont les membres ont eu la prudence de ne pas se faire connaître.

« La Ligue invite la population lyonnaise, qui a donné tant de fois des preuves éclatantes de son attachement aux principes de justice défendus par elle, à accueillir cette manifestation stérile et coûteuse avec tout le mépris qu'elle mérite. Ce nouvel et imbécile attentat contre la vérité et la justice est digne du parti dont il émane. Il convenait à ceux qui ont vainement tenté la glorification du faux et la réhabilitation du' faussaire, de payer dune médaille d'or les crimes du ministre coupable de forfaiture qui n'a pas craint de frapper un innocent dans l'ombre et par derrière.

« La section Lyonnaise de la Ligue des Droits de Thomme signale ces faits délictueux aux pouvoirs publics et les invite à faire cesser, par tous les moyens légaux, le scandale public qui en résulte.

« Pour le comité : Jean Appleton, président ; E. Herriot, maire de Lyon ; Gorjus, conseiller municipal, membre du comité ».

Ce banquet donné dans notre ville en Thonneur de la réhabilitation de Dreyfus était présidé, comme on Ta vu, par M. Edouard Herriot, premier magistrat de la Cité. N'est-ce pas le cas de donner ici, dans ce livre lyonnais, le portrait du maire de Lyon tel que nouslavons trouvé dans le Gil Bios du lo août 1907, au lendemain du jour où il fut promu chevalier dans Tordre national de la Légion d'honneur.

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