‹ Les catholiques français et leurs difficultés actuelles. Du militarisme, Du nationalisme, Les femmes et la politique. Anthisémitisme. Les catholiques et le bon vieux temps. Timidité intellectuelle de certains catholiques. L'abus des dévotions nouvelles. Le christianisme social et les conversateurs. La loi du 1er juillet 1901 et les "Dreyfusards". Du clergé séculier et des congrégations. Etc., etc. Articles, comptes rendus, notices bibliographiquesChapitre 8 sur 134 · UNE ENQUÊTE · texte numérisé non relu

UNE ENQUÊTE

Le Figaro poursuit une enquête sur la séparation de l'Eglise et de TEtat, et il a recueilli déjà les opinions d'un certain nombre d'hommes politiques et d'ecclésiastiques. Ces consultations concluent presque toutes contre la séparation, mais elles procèdent de vue diverses.

Il en est, comme M. Brunetière, qui se placent exclusivement sur le terrain de la procédure et qui pensent qu'un contrat synallagmatique ne peut être rompu que par la volonté des deux parties ; d'autres, comme M. Denys Cochin, envisagent surtout le protectorat des catholiques en Orient, exercé de tous temps par la France, et auquel ils attachent un haut prix.

Les ecclésiastiques, eux, protestent au nom de l'Eglise. L'évêque de Séez écrit que l'Eglise a des droits imprescriptibles « sur l'homme aussi bien que sur la société.

Elle les tient de Dieu et personne ne peut les lui enlever. » Au moins c'est net, et cette théorie supprime toute discussion. Heureux ceux qui ont une règle immuable; ils ne connaissent pas Finquiétude ni le doute.

Le Matin a eu Tidée de s'adresser à « un des membres les plus en vue et les plus libéraux de Tépiscopat français », et on devine qu'il s'agit de M. Lacroix, évêque de Tarentaise. L'éminent prélat occupe une situation exceptionnelle dans Tépiscopat ; il est le seul qui ose afficher sa foi républicaine et cela est fait pour lui valoir l'estime qui est due à la loyauté et au courage.

M. Lacroix est un de ces catholiques comme M. Léon Chaine, de Lyon, qui ont tenté d'arrêter leurs coreligionnaires dans une voie dangereuse, qui leur ont montré le péril d'une opposition implacable. Comme M. Léon Ghaine, aussi, M. l evêque de Tarentaise a tenu à protester contre l'enseignement congréganiste, et nous avons signalé le fait qui n'a pu diminuer la sympathie que nous éprouvons pour le caractère si élevé de ces deux hommes.

Le Figaro, 21 septembre 1904.

C'est le titre d'un livre : ce pourrait être aussi bien celui d'un article de journal ou même d'une rubrique que les événements de ces derniers mois, l'imminence de ceux qui se préparent, la guerre religieuse partout allumée, suffiraient à alimenter, hélas ! trop copieusement.

Aussi, bien que son apparition remonte à plus d'un an déjà, il n'est pas trop tard pour parier ici de l'œuvre remarquable de M. Léon Chaine qui sera lue avec profit

— encore qu'elle puisse être souvent discutée, — par tous les hommes de bonne foi, de bon sens et de bonne volonté, qui sont, il est permis encore de Tespérer, la grande masse des citoyens français.

C'est par ce grand public qu'il pourra réaliser la noble tâche qu'il a entreprise, « celle de contribuer dans la mesure de ses forces à faire œuvre de concorde et d'apaisement D, — bien qu'il borne son ambition à a communiquer à l'âme de quelques catholiques réactionnaires une étincelle de libéralisme, et à démontrera quelques personnalités antichrétiennes qu'il n'existe aucune incompatibilité entre les sentiments religieux et les idées les plus généreuses ».

La tâche était noble et belle, elle est bien malaisée. M. Chaine placé à mi-chemin entre les deux camps ennemis qui constituent, hélas I la France une et indivisible, en a fait la dure et instructive expérience.

La thèse qu'il soutient peut se résumer ainsi : a Les catholiques doivent faire leur meà-culpa, ils sont en grande partie les auteurs des maux qui les accablent ; ils ont attiré eux-mêmes l'orage qui éclate sur leurs têtes ;

— mais il n'y a rien là qui puisse justifier la persécution religieuse à laquelle nous assistons en ce moment, cette d révocation de l'édit de Nantes à rebours » qui causera tant de mal à la France et dont ses ennemis déjà s apprêtent à profiter »,

Quelles sont donc les fautes dont les catholiques se sont rendus coupables ? — M. Chaine prétend les connaître — et il en est une tout d'abord qu'il dénonce avec une impitoyable sévérité, c'est leur attitude dans la terrible

« Affaire » qui divisa si cruellement la France, et au cours de laquelle ils furent, à son sens, systématiquement opposés à toute idée de justice. Le reproche semblera à beaucoup de bons esprits fort injuste» car les catholiques se sont rencontrés dans les deux camps. . Ce terrain est, en tous cas, terriblement dangereux ; M. Chaine s'y attarde pourtant ; il en fait le centre de sa démonstration. Sans rechercher s'il a tort ou raison, ce n'est pas sur ce trop brûlant terrain que je le suivrai ; il en est assez d'autres où la discussion sera moins périlleuse et beaucoup plus féconde.

En effet, M. Léon Chaine, catholique pratiquant, attaché à la religion tout à la fois par d'impérieuses et chères traditions de famille et par une ardente foi, est en même temps un libéral impénitent et il déplore que les catholiques n'aient pas toujours été des libéraux.

Tout dans leur religion leur permettait, tout leur ordonnait un libéralisme profond, même un socialisme intelligent et raisonnable, conscient des besoins du peuple, ouvert à tous les progrès.

Ils ne l'ont pas sufffsamment compris, ils ont pu être représentés, avec quelque apparence de raison comme les adversaires de tout progrès social.

Il en a été de même sur le terrain de la politique et du patriotisme : certes, les catholiques sont et doivent être de bons patriotes, mais ils auraient dû se souvenir que l'Eglise était une « Internationale sublime » et qu'on pouvait aimer sa patrie sans professer pour cela un patriotisme étroit, puéril et grossier.

Le « sabre et le goupillon » est, sans doute, une fable ridicule, mais tout de même les orateurs chrétiens ont abusé un peu trop de « ces discours émaillés de comparaisons empruntées à la vie des camps, de ces constantes évocations de boucliers, d'épées, ils se sont trop complu

dans une éblouissante vision d'oriflammes, d'étendards et de drapeaux ».

Ce n'est pas le langage qui convenait à des orateurs chrétiens ; certains ecclésiastiques Tout compris, tels le P. Maumus et Tabbé Frémont, prêtres éminents et grands libéraux, qui voulurent bannir de la chaire le langage des camps et demandèrent qu'on invoquât un peu moins le Dieu des Vengeances et celui des Armées pour se souvenir un peu plus souvent du Dieu de miséricorde et du Dieu de bonté.

Ils ne furent pas entendus, les catholiques ne voulurent pas comprendre, et ils payent aujourd'hui très chèrement leurs fautes.

Est-ce à dire que les persécutions actuelles soient un juste châtiment. Non certes ! Ils furent coupables, mais leurs prescripteurs ne le sont pas moins, — et ceux qui s'insurgent contre les lois néfastes de 1901 et de 1903 ont cent fois raison.

Rien ne saurait justifier ces lois de proscription ; elles ne sont pas seulement lamentables, injustes, elles n'ont, quoi qu'en puisse croire « l'action républicaine », aucune espèce d'utilité :

En quoi, en effet, les congrégalions vouées à la méditation et à la prière, au silence et à la mortification, dont on ne voit jamais les membres dans nos écoles, dans les chaires de nos églises, sur nos places publiques et dans nos rues, gênent-elles les pouvoirs publics ^ En quoi la société moderne, la raison et la liberté, les principes démocratiques et républicains sont-ils intéressés à ce qu'un moine ignoré, agenouillé dans sa cellule derrière le mur de quelque Trappe ou de quelque Chartreuse, perdue elle-même au fond des solitudes, soit chassé de cet inhabitable abri, rejeté dans la foule qu'il a fuie et où ne s'agitent déjà que trop d'âmes vaines, de vulgaires et grossières ambitions, ou contraint de chercher un asile dans les forêts et les montagnes de l'étranger ?

Pourquoi dès lors ces persécutions, ces lois de haine et d exception ? Va-t-on dire qu'il s'agit de défendre l'Université contre TEnseignement congréganiste ? Jamais l'Université n'a demandé cela ; bien mieux elle abrite de nos jours encore des catholiques vaillants qui contribuent grandement à sa gloire, et qui s'honorent de lui appartenir.

Il y a dans tout cela beaucoup de haine et de passion mais bien peu de raison et de logique : comment expliquer par exemple l'attitude de ces socialistes si ardents à expulser des religieux dont toute la vie cependant est la mise en pratique d'une complète socialisation des biens, du travail et de la prière.

Mais il s'agit d'autre chose que de lexpulsion des congrégations, que des persécutions individuelles contre des moines et contre des prêtres, la tâche entreprise par nos maîtres actuels est bien plus complète, bien plus définitive ; ce qu'ils veulent, c'est abolir et anéantir la religion elle-même.

Et là, ils prennent vis-à-vis du peuple une grave et lourde responsabilité en le privant des consolations auxquels il était habitué et sensible et en ne lui offrant en échange que la négation et le néant :

Certes il est criminel et fou d'avoir interrompu pour parler le langage d'Henri Heine et de Jaurès, la vieille chanson qui a si longtemps bercé la douleur humaine.

Ces incroyants tout en gardant pour eux leurs doutes amers et leurs décevantes négations devraient envier le doux oreiller de nos espoirs consolateurs et tout au moins ne voir que des théories salutaires ou des chimères charmantes dans la theodicée catholique, ainsi que dans la certilude que nous avons de nos destinées et des justes revanches d outre-tombe. Quand aux pouvoirs publics, comment ne comprennentils pas partout la nécessité sociale de la religion ? Ils ne pourront jamais la remplacer avec avantage par des augmentations de police ou de gendarmerie.

Qu'ils prennent garde d'ailleurs : si les catholiques

payent en ce moment certaines fautes et certaines erreurs, leurs persécuteurs risquent, eux aussi, de fâcheuses aventures et

... ceux qui font de la guerre à la religion un article nécessaire de leur programme de défense républicaine, pourraient bien, loin d'être les défenseurs de la République, en devenir seulement les fossoyeurs.

Tel est le livre de M. Chaîne. J'aurais voulu lui laisser encore la parole, mais la place me manque, — du moins j'espère avoir réussi à donner une idée de cette œuvre considérable, d'une haute portée sociale, où certaines idées sont assurément contestables, mais dont la bonne foi, l'éloquence, la valeur morale, historique et critique ne sauraient être mises en doute.

En récrivant, M. Léon Chaine n'a pas eu en vue de faire un livre ; cet avoué du Tribunal civil de Lyon n'est rien moins qu'un écrivain professionnel. Aussi bien, ce n'est pas un livre qu'il a publié, c'est une œuvre de conscience, de bonne foi et d'enseignement qu'il a accomplie.

Ph.-Emmanuel Glaser.

Hamburger Fremdenblatt, 24 septembre 1904.

Von LÉON Chaîne

In neuer erheblich erweiterter Auflage Hegt nunmehr Léon Chaînes krastvoUer, an die Katholiken Frankreichs gerichteter Mahnruf vor. Das Hamburger Fremdenblatt

hat bereits in seiner Nummer vom 14. November 1903 einen kurzen, anerkenenden Bericht iiber eine irûhere Auflage dièses Bûches gebracht. Nachdem dasselbe inzvischen in Frankreich und weit tiber die Grenzen dièses gegenwaertig von Kulturkampf heimgesuchten. Landes hinaus einen ungeahnten, nachhaltigen Wiederhall gefunden hat, iobntes sich wohl, mit etwas grœsserer Ausfûrhrlichkeit auf Chaines Schrift zurûckzukommen.

Léon Chaine ist kein Schriftsteller von Beruf, er ist in Lyon ein geachteter Antwalt, dazu ein glaeubiger Katholik, wie geflissentlich betont wird. Als im Jahre 1902 bei dem Dreyfusprozess die Klerikalen zusammen mit den Nationalisten und Antisemiten den Gesetz und Recht Hohn sprechenden Feldzug gegen den unglûcklichen Juden unternahmen und der Ratholizismus in Frankreich im BegrifFwar, sich dadurch unrettbar zu kompromittieren, griff L. Chaine voiler Entrustung und um des Gewissens willen zuerst zur Feder und schrieban einen hervorragenden Bischof einen ofFenen Brief, um auf die drohende Gafahr aufmerksam zu machen. Zustimmung und Anfeindung, die er damais erfuhr, veranlassten ihn sodann, aïs der Sturm gegen die Kirche bereits entfesselt war, seine den franzœsischen Katholiken ein neues Programm zuweisenden Gedanken in einem Bûche darzulegen.

Es enthaelt dasselbe einerseits einen Appell an die gegenwaertig in Frankreich herrschende Majoritaet, welche die von den Klerikalen bei Gelegenheit des Dreyfusskandales gebotene Blœsse ausnutzend, dazu schritt, auf Grûnd des Vereinsgesetzes die Kongregationen grœsstenteils aufzuheben und die Klosterschulen gewaltsam zu schliessen. Mit einer fur Protestanten befremdlichen Waerme tritt L. Chaine fur die Mœnchsorden ein, wobei er, was uns in Deutschland angenblicklich besonders interessiert, auch die lesuiten einschliesst. Im Hinblick auf ihre Vergangenheit erworbenen Verdienste

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ruft er bitter aus : <r Der Honig ist gesammelt ; es bleibt nur Ubrig, den Bienenstock zu verbrenneni » (S. 200). Den Republikanern wirft er vor, ihre eigenen GrundsaBtze zu verleugnen, wenn sie den Vaetern die Freiheit nehmen, ihren Ueberzeugungen gemœss ihre Kinder erziehen zu iassen, und den Mitgliedern der Orden die Menschenrechte und Bûrgerrechte vorenthalten.

Doch ist der Hauptzweck des Huches, dem franzœsischen Ratholizismus zu zeigen, dass er falsche und verhsenhnisvolle Bahnen wandelt. Man soll nicht « paepsllicher als der Papst » sein. Wenn der Papst seinen Frieden mit der Republik gemacht hat, sollen die Katholiken endlich aufhœren, sich nach der a guten alten Zeit » zurûckzusehnen. Ueberhaupt, meint L. Chaine, haben Religion und Politik nichts niiteinander zu tun. Darum will er nichts von dem Bûndnis zwischen « Schwert und Weihwedei » wissen, und die Brandrede des P. Coubé, der mit den Worten schloss : « Die Kreuzesfahne ist kein Friedenszeichen, sonder n ein Kriegsbanner i» hat seine entschiedenste Missbilligung. Auch dûrfen die Katholiken nicht mit .den Nationalisten zusammen ein Monopol auf den Patriotismus beanspruchen und sollen sich zufrieden geben^ Patrioten zu sein wie aile Franzosen. Wie dem Militarismus und Nationolismus geht L. Chaîne auch dem Antisemitismus energisch zu Leibe, der fur ihn eine mit den Grundsaetzen des Christentums unvereinbare « Doktrin des Hasses » (S. 58) ist, und der mittelalterliche Maerchen, wie vom Ritualmord der Juden,auf a Rotationspressen j> drucken laesst.

Zu allermeist interessiert aber die Offenheit, mit welcher L. Cliaine, von der Ruckstaendigkeit des Ratholizismus wissenchaftlichen Dingen spricht. Kein Wunder, dass in dem Kabinett Waldeck-Rousseau 7 ehemalige Klosterschûler als Kulturkoempfer auftreten, denn in dem Klosterschûlen wird die Wahrheit verschleiert, so dass

die Schiller spaeter umlernen mûssen und sich dann erbittert von der Kirche abwenden. Warum wird z. B. nicht ofFen zugegeben dass die Forderung des Cœlibates der Geistlichen in der erster christlichen Jahrhunderten umbekannt war und dass die Ohrenbeichte erst 1215 durch das Laterankonzil eingefûhrt ist? Und was die Reliquien anbetrifft, so wundert er^sich, dass die Rœcke unseres Herrn so zahlreich sind und sich so lange erhalten haben ! Endiich soll man in der Bibel nicht suchen, was nicht darin ist und nicht darin sein kann. Die Bibel ist kein Lehrbuch der Astronomie und der Naturwissenschaften, sondern sie offenbart ewige Wahrheiten in einer Sprache, welche die Zeitgenossen zu reden und zu verstehen vermochtea.

In der Geschichte des franzœsischen Kurturkampfes wird L. Chaînes Schrifft immer ein bedeutsames Dokument bleiben. Ob aber seine trefflchen Winke Erfolg haben werden ? Dem Verfasser ist eine Fûlle ermutigender persœnlicher Zuschriften, auch von hochgestellten Geistlichen zugegangen, und die neue Auflage, die dadurch zu einen dickleibigen Bûche angeschwollen ist, bringt in einem Anhange nicht weniger als 337 meist freudig zustimmende Urteile der Presse, von denen 303 auf franzœsische Bldctter entfallen, zum Abdruck. Es mag nicht nachjedes Lesers Geschmack sein, wenn das Werk jetz zu zwei Dritteln Rezensionen enthaelt ; aber fiir die Wirkung desselben ist doch der Anhang nicht zu unterchœtzen, der gewiss nicht persœnlicher Eitelkeit der Verfassers seine Entstehung verdankt : er beweist aufs handgreiflichste, dass hinter L. Chaine eine ansehnliche Anhaengerschaft steht. Augenblicklich ist ja nach dem Bruch mit dem Vatikan wenig Aussicht da fur die Wiederherstellung des Friedenszustandes zwiechen der franzœsischen Regierung und der Kirche ; wenn aber iiber kurz oder lang, wie sicher vorauszusehen ist, auch in Frankreich der Kultur-

kampf abflauen wird, so wird es fur die politischen Faktoren wichtig sein, zu wissen, dass es im Lande eine achténswerte Minderheit von Katholiken gibt, mit der sich leicht ein modus vivendi finden lassst. Es wasre ja auch fur Deutschiand im Interesse des geistiged Portschrittes und des konfessionellen Friedens mit Freuden zu begrûssen, wenn L. Chaînes Grundsactze bei unsern Katholiken allgemeine Beachtung finden mœchten, deren Lage dem franzœsischen Autor unter einem Herrscher wie Wilhelm II, der ce mit mittelalterlichem Mysticismus einen so praktischen Sinn verbindet », so beneidenswert erscheint.

Prof. M.

Le Matin (Anvers), 1" septembre 1904.

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