I.'ÉGI.tSE ET I.E I. inÉU.U.ISME. Cû
siirloiil, sont loin d'avoir toujours l'importance qu'on est tenté de leur prêter. \.a lo/jique reeoit de la vie, des intérêts et des passions, de iréquents et éclatants démentis. Minime dans tous les eamjts est le nombre des honnnes entièrement menés j)ar des déductions théoriques. Si rai;]uille aimantée dévie parfois du pôle, bien autres sont les écarts de la pensée humaine et des partis |)olitiques.
Ce qui, en pareil cas, importe avant tout, c'est moins reiuhainement lo;ji(jue des idées (pie leur filiation liisloriipie et renchainement des laits. Or, rien di' j)lus simple à cet é<{ard, rien de moins mystérieux (|ue l'ori^jine des catholiques libéraux et la naissance de l'école de ce nom. Elle est sortie s|)ontanéinent de la révolution de 1S3(>, du mouvement d'idées (pii l'a précédée ou suivie, de la situation j)()lili(pir qui l'a accompagnée. A en suivre les premières manirestations et les plus brillants initiateurs, cette école catholique libérale provient, nous semble-t-il, d'une double impulsion d'ordie bien différenl et inégal, de la révolution de Juillet d'abord, du romantisme littéraire ensuite. La première fit soudainement éclore les germes obscurs semés au loin par le dernier.