‹ Les catholiques libérauxChapitre 19 sur 52 · I. E G 1. 1 s K K r LE 1. 1 II K n A 1. 1 S M E · texte numérisé non relu

I. E G 1. 1 s K K r LE 1. 1 II K n A 1. 1 S M E

sinon les âmes, à la relijjion il à rKglise en les Taisant remonter an delà de \ ollaireet de Lnllier, jnsqn'aux siècles de loi.

Les j)()i*les (jui dans les traditions eallioli- (jues cliercbaiciil avant tont des conleurs, des images, des sensations nouvelles ou non encore usres , le dileltanlisme relijjieux de (lliateaubriand, de Lamartine, de Hujjo lui-m«*'me, devairnt ouvrir la voie à des es|)rits plus jpaves el à la lois plus tendres, moins épris de lorines d'art ou de vaporeuses rêveries qu'altérés de foi et d'amour, dont la religion, au lieu de llotter dans l'imagination, pénétrerait au lond du cœur el de l'âme, pour lescjiiels le cliristianisine ne resterait pas un brillanl llième à variations poétiques et sentimentales, qui, non contents de retrouver l'art catlioli{jue et l'arcliitecture ogivale, prétendraient restaurer le catholicisme et y ramener la société en lui montrant qu'elle n'avait j)our cela rien d'essentiel a sacrilier. Au lieu de se borner à demander à la religion el au christianisme le renouvellement du clianq) épuisé de Tari, ils devaient lui demander le rajeunissement d'une société vieillie.

Cela était si naturel que le même phénomène s'est produit presque simultanément au delà des Alpes, du Rhin, des Pyrénées; en .Allemagne, où des écri-

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vains tels que Frédéric Schlegel et des artistes tels que Overbeck se convertissaient au catholicisme après s'être convertis à l'art catholique; en Italie surtout, où, de Alanzoni et de Silvio Pellico à Tomniasco, à Massimo d'Azeglio, à Cantu, à César lîalbo, à Capponi, toute une école, à la fois littéraire, historique et politique, se retrempait aux sources fraîches du passé et, unissant dans le même amour la reli;jion et la nationalité, préparait la ré<j[énéralion de l'Italie aux noms alors associés de la foi et de la liberté.

Est-ce à dire que ceux qu'on a improprement surnommés les néo- catholiques fussent des honnncs du moyen âge, des revenants du passé? Non assurément, pas plus que les pointes de France, d'Angleterre ou d'Allemagne qui dans leurs vers se plaisaient à faire revivre l'âge de la chevalerie. Peu d'hommes, en réalité, parmi tous leurs conlenq)orains, furent plus de leur temps, en eurent à un plus haut degré le sens, l'inslinct, les goûts, les émotions, les aspirations. Ces premiers catholiques libéraux furent plus modernes que la plupart de leurs adversaires de l'un et l'autre bord , de même que les romantiques étaient, à travers toutes leurs exagérations et en dépit de leurs travestissements exotiques, plus modernes, plus vivants que les néo-classiques.

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