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PRÉFACE. XXVII

et par éclats. Loin de se défendre, elle se livre souvent elle-même. On pourrait très-bien nous dire qu'après avoir réfuté l'illustre orateur de la Chambre des pairs et de l'Assemblée nationale, nous n'avons réfuté qu'un amant de la liberté, et que la cause du libéralisme moderne reste ce qu'elle était auparavant.

Ces considérations nous ont fait préférer de beaucoup nous attaquer à un livre de M. le comte de Falloux, quoique plus ancien que la dernière œuvre de son collègue à l'Académie et à la tribune parlementaire, livre qu'il avait publié dans le temps sous ce titre : Le parti catholique. M. de Falloux, plus jeune dans son ambition de conduire le parti catholique, a une maturité que son rival et ami n'a pas. Sa pensée aussi vive que toute autre, ne lui échappe jamais. Il dit tout ce qu'il veut dire, et rien de plus. Il rédige une thése comme une dépéche diplomatique; on y retrouve le méme sang-froid, les mémes investigations, la discussion patiente des objections qu'on lui oppose, et toutes les ressources de la dialectique la plus subtile pour produire chez son adversaire la convietion à laquelle il entend le ranger. Sous ces divers rapports, on était bien plus assuré de saisir tout ce que le parti catholique laique peut mettre en avant pour cautionner les principes libéraux, en prenant M. de Falloux qu'en s'adressant à M. de Montalembert. La sincérité qui nous guide a dicté notre préférence.

Elle n'eüt pas été compléte, si l'impartialité ne

XXVIII PRÉFACE

l'avait accompagnée. Les publicistes du gouvernement impérial avaient le droit d'étre entendus à leur tour aprés les hommes d'État de l'opposition, dans une question à laquelle ils attachent une souveraine importance, depuis qu'ils ont découvert l'identité de l'intérét conservateur et de la question romaine. La difficulté toujours invaincue, mais non pas invincible, . suivant eux, consiste à trouver une solution qui respecte la religion sans blesser les préjugés contemporains. De tous ceux qui sont descendus dans cette lice depuis la campagne d'Italie, personne n'y a apporté un plus grand zéle, une prétention à l'orthodoxie moins contestable, un talent d'écrivain plus remarqué et des raisons plus autorisées, que M. le vicomte de la Guéronniére. Notre choix n'avait pas à balancer. ll aurait pu hésiter plus longtemps entre les brochures du méme auteur, parce qu'elles sont toutes de la méme facture pour le mérite du style et de l'argumentation. Cependant, entre de si riches variantes, nous croyons avoir pris la bonne leçon en soumettant à l'analyse la fameuse brochure : L'Empereur Napoléon III et l'Italie, dont le retentissement n'a pas été surpassé.

Les quatre auteurs que nous allons discuter ont fait paraître leurs brochures à des dates assez éloignées les unes des autres. Aussi nous avons pris soin d'inscrire le millésime de leur édition au dessous du titre qu'elles portent. Cette précaution n'est pas inu-

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