‹ Les Causalgies Post-Traumatiques de Weir-Mitchell et Leur DevenirChapitre 24 sur 69 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Observations de causalgies de de Weir-Miichell

Formes à prédominance hyperhémique

OBSERVATION I É Observation ae Weir-Mitchell.

Blessure de la jambe. Causalgie. Légers troubles de la sensibilité. Intégrité des mouvements. Paralysie « des béquilles ». Guérison en quatre mois.

Christophe Beatly, âgé de vingt-quatre ans, charpentier. Sergemt au 26e Régiment des Volontaires de la Pensylvanie; fut blessé à Chancellorsville, d’une balle qui traversa la jambe au-dessous du genou. I 4omba sans douleur, il perdit beaucoup de sang, et après être resté vingt-six heures sur le champ de bataille, il reçut um premier pansement. C’est alors qu'il commença à ressentir dans le talon une douleur cuisante. Quelques jours plus tard, le membre ayant enflé considérablement, je pied tout entier était devenu le siège de douleurs intolérables, de piqüres et de brülures. La plamte du pied était la partie la plus affectée. Après deux semaines, les douleurs poignantes s'étaient calmées: Ja sensation de cuisson persistait.

La blessure remontait au mois de mai 1863. L'homme fut admis à l'Hôpital militaire pour les maladies nerveuses, le 30 juin. Il ne présentait pas de paralysie des mouvements. La Serrsibilité était très légèrement diminuée, dans le gros orteil et le talon seulement. Le talon et le bord interne de l’arcade plantaire étaient le siège d’une douleur brülante; la région était marbrée, rouge sombre, tuméfiée, dans un état de congestion que la position déclive augmentait considérablement. La pression paraissait également exaspérer les douleurs. Peu de temps après son entrée, le malade fut atteint de cette forme de paralysie que nous avons appelée ailleurs « la paralysie des béquilles ». Le traitememt en eut parfaitement raison. La douleur cuisante s’éteignit petit à petit sans

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