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Si maintenant, on trempe la main malade (main droite), dans l’eau froide ou chaude afin de bien la mouiller, on peut frôler ou frotter toute la suriace cutanée, y compris la face palmaire des doigts de la main gauche, sans produire la moindre synesthésie dans la main droite. Mais dès que la main malade redevient sèche, le phénomène de syresthésalgie réapparaît. J’ai pu, en mouillant soit isolément, soit simultanément, le pouce el l’auriculaire de la main droite, constater que l’humidité isolée ou simultanée de ces doigts n'empêche pas le phénomème; au contraire, si on mouiile ensemble les trois doigts du milieu, le phénomène de la synesthésalgie est empêché; mais dès que ces trois redeviennent secs, la synesthésalgie redevient possible.
I est à remarquer que la main malade maimtenue dans l’eau voit rapidement diminuer et même disparaître ses propres douleurs.
11 est à remarquer que le port du gant de caoutchouc, par suite de la non évaporation cutanée, produit une moôiteur, c’est-à-dire de l’humidité. I1 importe de signaler que le frôlement des muqueuses ne produit pas la synesthésalgie; airsi, l’excitation de la muqueuse labiale ne produit aucune sensation douloureuse dans la main droite, tandis que le moindre frôlement de la peau de la lèvre produit la synesthésalgie.
OBSERVATION XI Observation de Charles Folx.
n s’agit d’un journaliste qui, au cours d’ure discussion politique, à reçu un coup de revolver. La balle avait traversé l’avant-bras, produisant une lésion des nerfs médian et cubital. Lorsque je le vis, le malade qui, depuis piusieurs mois, avait essayé vainement toutes sortes de traitements, présentait de la façorm la plus nette le tableau que Pierre Marie et Muie Athanassio-Benisty ont tracé de la forme douloureuse de l’atteinte du merf médian: douleurs violentes, main enveloppée d’un linge humide, doigts effilés, troubles vaso-moteurs, rougeur, chaleur, hypersudation localisées. Le malade était depuis deux mois réduit à la morphine. En présence de cet état, une opération fut décidée, qui fut pratiquée par le Professeur Gosset. On trouva une lésion des deux nerfs qui avaient été effleurés par la balle. Leurs fibres les plus postérieures avaient été sectionnées, et à ce miveau, les nerfs adhéraient aux muscles adjacents. Le reste du nerf paraissait presque sain, et certainement plus des deux tiers des fibres avaient été respectées. Après toilette des rerfs et suture des fibres sectionnées, l’opération fut terminée.
Le jour suivant, sédation légère des douleurs, puis reprise immédiate des douleurs qui revinrent avec la même intensité.
De nouveau on fut obligé de recourir à la morphine.
Cependant, deux mois après l’opération, les douleurs commencèrent à diminuer légèrement d’abord, puis plus vite ensuite. Si bien qu’au bout de quatre mois après l’opération, elles avaient disparu et le malade pouvait passer pour guéri.
OBSERVATION XII Observation de Charles Folx, Mouchet et Rimette.
Causalgie du sciatique poplité interne. Blessure du sciatique au-dessus du creux poplité, remontart à six mois.
Paralysie du sciatique en voie de régression; tous les mouvements sont réapparus: sensibilité restaurée. Hyperesthésie douloureuse à la plante du pied, hypoexcitabilité faradique simple, prédominance sur le territoire du sciatique poplité interne.
Abolition du réflexe achilléen, sensation de brûlure avec paroxysmes, absolument limités à la plante du pied; elles s'accompagnent de chaleur et de rubéfaction de la peau.
Inégalité des pulsations des artères tiblales postérieures. Le pouls de la tibiale postérieure du côté malade est pius fort et plus plein que du côté sain. Suppression de la douleur par la pose d’un brassard, ou la compression directe de l’artère tibiale postérieure.
Devant ces constatations, Rimette pratiqua une ligature de la tiblale postéieurre, derrière la malléole; l'intervention est pratiquée à la novocaïne. Au moment de l'intervention, on constate une fois de plus la disparition des douleurs par la compression de l'artère.
Dès le jour de l'intervention, et sams aucune espèce de retour, disparition des douleurs.
Le malade sort au bout &e trois sematres, toujours en excellent état.
LS
OBSERVATION XII Observation de Charles Foix, Mouchet et Rimette.
Causalgie du médian.
Blessure au niveau du pli du coude, remontant à quatre mois. Paralysie du médian en voie de réparation, tous les mouvements sont poss{bles.
Hyperesthésie douloureuse dans le territoire du médian à la main.
Hypoexcitabilité faradique simple, plus marquée pour les flexions des doigts. La réaction des thénariens est presque normale.
Le malade se plaint äe sensations de brûlures dans le territoire du médian. Cette brûlure très douloureuse s’exagère par instants et ne cesse jamais tout à fait. Elle s’accompagne d’élamcements qui étaient plus fréquents au début ; le frôlement, la palpation, l’exagèrent ; l’eau froide, l’éther la calment.
La peau (dans le territoire du médian) est atrophliée, rose, chaude et suante.
La radlographie montre une raréfaction du tissu ogseux du carpe et du métacarpe.
Inégalité des pouls radiaux.
Le pouls, du côté malade, est plus fort et plus plelm que celui du côté sain.
Pacbon Côté malade , Côté sain TénSIONEMARA RE. er a tocs 17 15 FensiCn mMINIMAa LR RE Rose 11 10 OSCITATIONS SM RP en ne tre mans albe duel Deux divisions Une division
Suppression de la douleur par la pose d’un brassard ou la compression directe de l'artère radiale. La compression par un brassard au niveau de lPavant-bras, ou même au bras au-dessus de la blessure, arrête complètement et instantanément la douleur. La compression de l’artère radiale produit le même résultat. Avec l’appareil de Pachon, la douleur est supprimée par une pression maxima égale à 17.
Devant ces constatations, ligature de l'artère radiale au poignet par Mouchet; le jour même, disparition de la douleur.
Au bout de deux jours, réapparitiom d’une douleur très atténuée dans le pouce; alors, pour compléter le résultat, on songe à lier l’arcade palmaire superficielle.
Les dculeurs spontanées et les douleurs provoquées cessèrent complètement; on nota également une disparition de la sudation.
Maintier de la guérison un mois après.