FAUS ME
au bout des doigts, sous forme de brûlures qui remontaient le long du bras et vers l'oreille. :
Avec le temps, elles se calmèrent, mais le malade conserve encore une souffrance sourde et continue dans le creux sus-claviculaire en arrière de la partie moyenne de la clavicule. Ces souffrances augmentent par l’élongation du bras et par Ja chaleur.
De plus, il éprouve un engourdissememt dans la région sus-axillaire et mentonnière droites.
En outre, les quatre premiers doigts présentent la position suivante: les trois phalanges sont légèrement fléchies, décrivant une concavité palmaire qui donne à la main l’attitude du joueur de piano.
L’attitude du bras et de l’avant-bras est normale.
Au point de vue de la motilité volontaire, spontanément, le malade ne peut arriver à toucher la paume de sa main avec ses pulpes digitales; il ne peut pas fermer le poing. De même, il ne peut pas arriver à étendre les doigts qui, malgré ses efforts, restent recourbés en avant. Il peut écarter l’index du médius, et l’auriculaire de l’index, mais les troisième et quatrième doigts ne peuvent être séparés. Les mouvements du pouce sont possibles, à part l’abduction qui est un peu limitée.
Au point de vue de la motilité provoquée, l’extension forcée des quatre derniers doigts est impossible, par suite des brides palmaires qui s'opposent à leur extension, et des douleurs que l’or provoque le long du bras au bord interne du biceps et derrière la clavicule.
Ces brides apparaissent longitudinalement sur la face palmaire des doigts, surtout sur les troisième et quatrième. L’abduction forcée dx pouce dessine une gouttière qui longe le bord imférieur de l’éminence thérmar. De plus, dans le premier espace interdigital, on sent nettement l’épaississement du bord concave de la bardelette qui unit l’aponévrose palmaire externe à l’aponévrose moyenne. Enfin, il existe un épaississement des tissus péritendineux des fléchisseurs des doigts. La flexior forcée des doigts est possible mais provoque de la douleur, au niveau de leurs deux dernières articulations phalangiennes.
L’écartement des troisième et quatrième doigts est possible, sans grande résistance, mais leur rapprochement tend à se reproduire aussitôt. h
Au point de vue de la sensibilité objective, on constate un peu d’hypoesthèsie du dos de la main au-dessus des trois métacarpiens moyens et sur une bande longitudirale médiane de la face postérieure de l’avantbras. Il y a encore une hypoesthésie dans le territoire de la branche cervicale transverse du plexus cervical superficiel droit, territoire sur lequel se trouve précisément l’orifice d’entrée du projectile.
Les troubles subjectifs consistent en ur endolorissement continuel rétro-claviculaire, et en douleurs remontant le long de la main et du bras, lorsque la température ambiante s’élève.
Au point de vue de la réflectivité, les réflexes tendineux sont tous dimirués à droite, mais le sujet qui fut atteint d’une coxalgie hystérique est très suggestionnable et s'intéresse beaucoup à leur recherche.
La percussion du triceps produit l'extension de l’avant-bras.
La percussion de son tendon produit la flexion tout comme celle de l’oléeranc. I1 y a dorc inversion du réflexe tricipital.
Au point de vue de l’excitabilité mécanique, peu de modifications appréciables dans l’excitabilité mécanique des muscles. Après application de la bande d’Esmarch, il y a diminution de l’excitabilité des muscles de la main, mais om ne peut pas redresser la flexion des doigts. Au point de vue de l’excitabilité électrique, faradisation, il y a égalité d’excitabilité des muscles du bras (C5 et C6) et des muscles hypothénars (C8, D1), mais au contraire une diminution des muscles fléchisseurs (C7, C8, D1), du triceps (C6, C7, C8), du coraco-brachial (C6, C7), du fléchisseur propre du pouce (C6, C7), du court abducteur du pouce (C6, C7) et de son opposant (C6, C7).
La galvanisation ne révèle pas de modification.
Au poirt de vue de la vaso-motricité et de la température, pendant l'hiver, la main est plus froide, et pendant l'été, elle est plus chaude
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que l’autre, et elle augmente @e volume. Outre le gonflement, la chaleur produit des radiations douloureuses qui 1re disparaissent que sous l’eau froide. Enfin, ia recherche de la sensibilité à la piqûre provoque chaque fois une hémorragie dans la région hypoesthésiée.
TENSION ARTERIELLE
Pechon Côté droit (malade) Côté gauche (sain) M RCD OUT E ES 0 D 66 ES MT PEER ER 0) 18 TENSION PANNE ARTE MEME ET MR LIEN 10 9 AMD ITR CMOS CLLIATTICE REP EEE RER DAMP OR Pise
Au point de vue de là trophicité, les troubles trophiques sont limités aux répions aponévrotiques décrites plus haut et consistert en épaissis sement des gaines des fléchisseurs et de l’aponévrose palmaire externe. La radiographie décèle un épaississement de cette aponévrose au-dessous de l’'éminence thénar, quand le pouce est en abduction forcée.
Auù peint de vue,.de la vision, on ne note aucun trouble de la vue, de l'œil ni des paupières,
OBSERVATION XVII Observation de Le Fort et Colpart.
Blessé le 12 octobre 1918 par balle dans le bras droit. Les nerfs médian et culÿtal droits furent pris tous les deux dans du tissu cicatriciel.
At“ophre musculaire :et cutanée.
Main pius chaude que la main saine.
Légere paralysie de la main.
Pas de signe de Froment. < TENSION ARTERIELLE Pachon Côté malade Côté sai TENSION EMA STORE ENT ARE ET APE 1702 116472 TéNS 10 Me DIN ARE PTE EE 10 9
Le 12 février 1919, une inje£tion d'alcool dans le médian produit une anesthésie du médian et disparition des douleurs. |
Puis au mois de mai 1919, les causalgies reviennent et se font sentir de plus en plus fortes. Le blessé demande l’amputation et parle de se suicider si on refuse.
Le 4 juin 1919, libération du médian et du cubital, libération de la gaine-externe de l'artère humérale, sympathectomie humérale.
Après l'opération, les jours suivants, disparition complète des douleurs de l'nyperhvdrose et des troubles circulatoires.
En outre, les mouvements de la main s’améliorent.