OBSERVATION XXII
Observation de Weir-Mitchell.
Causalgie du médian due à une blessure de la main par un canif, apparue dix jours après la blessure, et ayant présenté Son maximum un an après la blessure, et disparue deux ans après celle-ci.
Le 24 mai 1868, D. H.…., âgée de treize ans, constitutior nerveuse, était occupée à jouer äans la rue, lorsqu'un petit garcon l’a blessée à la main avec la lame d’un canif. Le Docteur Morris supposa que le nerf médian avait été atteint au point où naissemt les nerfs digitaux. La blessure détermina dès les premiers moments des fourmillements marqués dans le troisième doigt. L’accident parut insignifiant et pendant tremte-six heures ne donna lieu à aucune complication. Mais alors, l’enfant éprouva des malaises et commença à ressentir des douleurs violentes dans la main droits, dans le bras, dans le sternum et dans le dos, avec accompagnement de frissons, de nausées, de convulsions légères, sans perte de connaissace. La malade présentait un tremblement de la mâchoire et de la dysphagie. Elle ne pouvait supporter le mouvement et le moindre heurt lui était insupportable. Le traitement consista en application de glace sur la colonne vertébrale, cataplasmes sur la main et le bras, dose légère de calmants. Après quatre jour de souffrances très vives, il se fit une accalmie, et jusqu’au dixième jonr, la malade resta sans être incommodée. Au dixième jour, elle commença à se plaindre d’une sensation de cuisson dans la main; celle-ci était pâle et froide. En mêmre temps, tous les ongles de la main malade présentèrent ure couleur sombre et leur croissance se trouvait pour ainsi dire suspendue. Le plus léger contact rexaspérait les douleurs Gans la main, tandis qu’une pression énergique ne provoquait pas autart de souffrances. Après bien des traitements inefficaces, res douleurs cuisantes céädèrent momentanément à des vésicatoires à l’'ammoniaque fréquemment renouvelés. La malade prit du fer, de la quinine, de la belladone. On nota ure amélioration pendant l’été. Cependant, la face palmaire avait conservé sa couleur pâle ef une température inférieur à celle de l’autre main. La couleur et la forme des ongles étaient redevenues normales. C’est alors que le docteur Morris cessa ses soins, et lorsque vers l’automrre les souffrances reparurent, la famille s’adressa à un homéopathe.
Pendant l’hiver de 1868 à 1869, les doigts se contracturèrent, la main se fléchit, et ia paume continua à être affligée de la sensation de cuisson. La situation se maintinrt avec des alternatives d’exacerbation et d’apaisement, jusqu’en mars 1869; alors, la douleur devint excessive et la flexion fut portée au plus haut degré. On institua alors un traitement par des courants d’inductiorm. Les douleurs rétrocédèrent,; un an après, elles disparurent complètement. Cependant, le trajet du nerf médian resta sensible à la pression à lavant-bras, et cette pression réveillait de la douleur au niveau de la plaie. La flexion involontaire de la main se reproûuisait lorsqu'un orage était imminent, ou lorsqu’une émotion violente agitait la malade.
OBSERVATION XXIV Observation de Weir-Mitchell.
Blessure du nerf médian par un projectile; Causalgie. Résection de sept
centimètres du rrerf; guérison complète.
A. Swann, âgé de trente-quatre ans, originaire de Pensylvanie, homme