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la suite des paroxysmes douloureux, un état vagotonique avec vaso-Gilatation des vaisseaux, mais à ce moment, les contractions cardiaques sont moins amples et moins fréquentes, de sorte que le moignon, faiblement irrigué, est continuellement froid. Au thermomètre local, il présente une différence .de six degrés avec le bras du côté opposé.
2° L’hypersécrétion lacrymale et la dilatation pupillaire du côté droit. Certains jours, ses amis lui disent: « Tiens, ton œil droit est noir, tandis que ton œil gauche est bleu ».
L'examen ophtalmologique, pratiqué par le Docteur Paufique, donne les résultats suivants :
Vision œil droit : 0,6 ;
Vision œil gauche : 0,8.
Pupilles réagissant bien à la lumière et à l’accommodation.
Hippus physiologique très intense.
Pas d’hétéro-chromie de l'iris.
Cataracte polaire postérieure congénitale bilatérale à laquelle il faut rattacher les troubles visuels accusés par le malade (diminution d’acuité, surtout le soir). Il est intéressant de noter que cette cataracte est plus marquée du côté droit.
Le fond d’œil est normal. |
La tension artérielle rétinienne ne semble pas modifiée. La tension du globe oculaire ne présente pas de différence nette d’un côté à l’autre: 20 millimètres de chaque côté.
Epreuve du collyre à la cocaïne: instillation dans les deux yeux de trois gouttes de cocaïne à 5 %. Vingt-cinq minutes après inégalité pubpillaire très nette: pupille droite plus grande que la gauche. Diamètre de la pupille droit : 5 millimètres. Diamètre de la pupille gauche: 3 millimètres.
Epreuve du collyre à la pilocarpine: à une séance suivante, instillation dans les veux de trois gouttes de pilocarpine à 2 %. Une heure après, inégalité pupillaire très nette: pupille droite plus petite que la pupille gauche. Diamètre de la pupille droite: 1 millimètre. Diamètre de la pupille gauche : 2 millimètres.
En même. temps, le sujet signale que son larmoiement a beaucoup diminué depuis l’instillation des gouttes de pilocarpine.
A ce propos, iliest intéressant de rappeler que l’action générale du froid atmosphérique provoque simultanément, chez
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ce malade, et d’une facon très fidèle, la triade symptomatique suivante : une accentuation des douleurs, uen dilatation de la pupille droite, et une hypersécrétion lacrymale du même côté, toutes manifestations semblant être en rapport avec l'excitation d’un sympathique irritable.
Les résultats obtenus concernant les variations pupillaires avec le collyre à la cocaïne et avec celui à la pilocarpine, ne plaident en faveur, ni de l’hyposympathicotonie, ni de l’hypersympathicotonie, mais d’un déséquilibre de l’appareil nerveux régulateur de l'iris.
En somme, son sympathique cervical droit n’est pas hypertonique, ni même hyperexcitable, il est hypersensible, puisque la pupille droit réagit d’une façon exagérée à deux substances ayant des effets physiologiques opposés.
3° La tachycardie et le pouls plus ample que normalement en dehors des périodes vagotoniques, la tension artérielle mesurée avec l’appareil de Gallavardin est de 15/8. L’examen radioscopique pratiqué, par le Docteur Paul Veil, montre un cœur globuleux et légèrement hypertrophié. En raison des tremblements du moignon, l’électro-cardiogramme n’a pas été recherché. En raison de l’état des souffrances du malade, nous n'avons pas voulu effectuer les épreuves pharmaco-dynamiques; nous avons seulement pratiqué les épreuves des collyres à la cocaïne et à la pilocarpine (voir les résuitats plus haut). Les courbes oscillométriques obtenues avec l’appareil de Pachon et la double manchette appliquée à la partie inférieure des jambes, à la température ordinaire de 23 degrés, après bain à 14 degrés, et après bain à 85 degrés, sont représentées sur les schémas (voir graphiques). A la température ordinaire de 23 degrés, et après bain à 85 degrés, les oscillations artérielles de la jambe droite sont plus amples que celles recueillies sur la jambe gauche; après !e bain froid. c’est l’inverse. Ces résultats semblent donc corroborer l'ixierprétalion de ceux obtenus par l’épreuve des collyres.
À propos de la tachycardie de cet ancien blessé, nous arrivons à un point difficile à éclairer. N’aurions-nous pas le droit de nous demander si les émotions dont les répercussions se font sentir jusque dans les vaso-nervorum du moignon,
grâce à l’hypersensibilité du sympathique, n’entraîneraient
pas également une tachycardie plus accentuée que normalement ?
Maintenant, comment expliquer que ce malade présente fréquemment aussi de la tachycardie en dehors des émotions?
Ne pourrions-nous pas admettre que par suite de la tachycardie anormalement accentuée survenant au moment des cérébrale, était qui, d’une part contribuerait à la genèse de l’hyperémotivité et qui, d'autre part, causerait, suivant un cercle vicieux, une excitation générale du sympathique avec émotions, il se serait produit, à la longue, en raison des afflux sanguins cérébraux, un état presque permanent d’excitation tachycardie ?
Car cet ancien blessé est caractérisé non seulement par le fait que la répercussivité des émotions sur son sympathique hypersensible est beaucoup plus manifeste que normalement, mais aussi, en outre, par un état permanent d’hyperémotivité. Ainsi, la vue d’un chat couché tranquillement dans un vestibule obscur, le récit d’une femme abandonnée à la rue avec des jeunes enfants, une discussion avec un fournisseur, les coups de marteau d’un menuisier, un arrêt dans le fonctionnement de son appareil de T. S. F. — toutes causes qui peuvent, à la rigueur, chez un sujet non hyperémotif, provoquer une légère émotion, — suscitent chez notre ancien blessé, en plus des douleurs, une émotion considérablement démesurée comme intensité et comme durée.
Il nous est arrivé de traverser une rue avec lui, à un moment où il n’y avait ni bruits ni voitures. Au milieu de la chaussée, sans aucune raison, il a pris peur et s$est mis à courir comme un enfant jusqu’au trottoir le plus proche. D’ailleurs cet ancien sergent de chasseurs alpins, naguère plein de sang-froid, de calme et de courage, nous avoue qu’il est maintenant semblable à un gosse.
‘Cet état d’hyperémotivité, acquis à la longue par notre malade, s’explique si on veut bien admettre que, d’une façon générale, l’émotion résulte de la combinaison de trois éléments psychiques: un sentiment d’infériorité ou un manque de confiance en soi momentané, une excitation cérébrale et un certain sentiment égocentrique. Celui-ci et le sentiment d’infériorité s’expliquent chez notre ancien blessé pour des
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