PONS
(23) E. Srein (Wiesbaden). Die Anwendung der Diathermie bei der Behandlung der Kriegsverletzungen und der KriegskKrankheiten. Berliner Klinische Wochenschrift, 15 avril 1915, p. 408-412.
Première publication, concernant lPapplication des courants de haute fréquence (diathermie) aux formes algiques des hlessures nerveuses observées pendamt la guerre, application dont VA. fait un brillant plaidoyer.
(24) Souques. Synesthésalgie dans certaines névrites douloureuses, Son traitement par le gant de caoutchouc.
Revue Neurologique, mai 1915, p. 562-566.
A propos du travail de Pierre Marie et de Mine Athanassio- Bénisty, sur les lormes douloureuses des blessures des nerfs, l'A. rapporte des observations personnelles, concernant les douleurs ressenties dars le territoire malade, consécutives au frottement des territoires cutanés non douloureux, Il propose de désigner ces douleurs par le nom de synesthésalgies. Il fait remarquer que le terme « allochirie » ne Convient pas, car qui dit allochirie, dit symétrie, Or, dans la synesthésalgie, la symétrie importe peu. Le terme de synalgie re convient pas davantage, car le sujet perçoit distinctement deux sensations dilférentes, une sensation tactile ordinaire, au point effleuré, et une sensation douloureuse dans la main malade.
Pour l’auteur, ces synesthésalgies sont surtout produites par le frottement ou le frôlement. Elles sont supprimées quand on mouille, soit Ia main saine, soit la main malade, C'est pourquoi le blessé, dont il rapporte l'histoire, avait instinctivement adopté le port d'un gant à sa main non paralysée, afin de pouvoir s'en servir. Le gant de caoutchouc fut celui qui donna le meilleur résultat, empêchant toute évaporationm cutanée. L’A. explique la syvnesthésalgie par l'hypothèse suivante: les excitations tactiles des différentes régions de la peau, sont transmises à des départements correspondants de la zone sensitive cérébrale qui les élabore, départements reliés les uns aux autres par des fibres d'association. Quand on'excite tactilement la peau sèche d'une région saine, cette ‘excitation reménte au département qui lui correspond dans la zone sensitive cérébrale, et par l’intermédiaire des fibres d'association, vient ébranter le département sensitif de la main maladè. Or, ce dernier peut être considéré comme un centre algique, puisque, étant donné qu'il s'agit d'une névrite particulièrement douloureuse, il recoit d’une facon plus ou moins incessante les impressions douloureuses venues spontanémerrt de cette main malade, Il s'ensuit par contre-coup une sensation douloureuse rapportée à la périphérie, c’est-à-dire : la main malade. Pourquoi ce phénomène ne se produit-il pas, lorsque la main saine est mouillée? Il est impossible de supposer que l'humidité sert de corps isolant, et empêche la proauction et la transmission des excitations tactiles, Ces excitations ren effet sont eMfectives, transmises et nettement perçues par le sujet. On peut admettre que l'humidité de la peau imbibe, par mécanisme réflexe, la zoné sensitive cérébrale. Il en serait de même du fait que les douleurs spontanées de la main malade he tardent pas à disparaître, quand elle est maintenue dans l’eau.