‹ Les causes d'erreur dans l'étude des empreintes végétalesChapitre 43 sur 59 · SOUS-ZONES ET HORIZONS · texte numérisé non relu

SOUS-ZONES ET HORIZONS

DIBUNOPHTLLUM (D).

Dibunophyllum appar. et maximum.

Lithostrotion Juaceum appar. et maximum.

SEMINULA (S).

Lithostrotion appar. et abonde.

Garcinophyllam appar. et pas rare.

SYRINOOTHTRIS et GANINIA (C).

Grands Ganinia appar. et maximum.

Michelinia ^rrandis appar. et maximum.

ZAPHRENTIS (Z).

Vrais Zaphrentis appar. et maximum.

Michelina favosa maximum et extinct.

GLEISTOPORÂ. (K).

(D3) Gyathazonla. — (D,) Lonsdalia

daplieata.

(D,) Lonsdalia florifbrmis.

(DJ Olbunophylluin.

A (S2) Prodaotas Gora (mut. S,).

(S,) Prodaotas semiretloolatas (mut.).

(C,) Gyathophyllam (p Vaughao.

(C) Syringothyris aff. laminosa.

(Za) Sohizoplioria resupinata.

(Modiola-phase).

(Z.) Spirifer aff. clathratus.

(K,) Spiriferina ootoplioata.

(K.) Prodactus bassus.

(M) Modiola lata.

Ces zones, sous-zones et horizons sont caractërisés par l'association d'un certain nombre d'espèces qui peuvent se rencontrer séparément au-dessus et en dessous.

L'auteur rencontre plusieurs espèces ou variétés nouvelles qu'il caractérise sommairement et désigne par des lettres grecques {Cyathophyllum y; Dibunophyllum 6).

M. Vaughan fut suivi dans cette classification du Calcaire carbonifère par MM. Gosmo Johns, Wheelron Hind et John Stobbs, Garwood, Sibly, Dixon, Delépine et Douglas, qui retrouvèrent les mêmes divisions paléontologiques dans d'autres parties des Iles Britanniques.

(i) A. Vaughan, Faunal Succession in the Lower Carboniferous (Avonian) of the British Isles. {^Report of the yg*^ meeting of the British Association for the advanceuunt of science, Winnipeg, 1909; London, John Murray, 1910, p. 187.)

A part J. Fraipont, tous ces auteurs étudient des spécimens étrangers à la Belgique, el ne donnent même généralement aucune référence aux Nouvelles recherches de De Koninck.

En 1908, M. R. G. Garruthers, du Geological Survey, publie une Repision de quelques polypiers carbonifères. Cette fois les fossiles du Carbonifère belge sont mis à contribution : ce sont les types mêmes de De Koninck ou des échantillons notés par lui qui servent de termes de comparaison.

Dans les collections du British Muséum et du Geological Survey, l'auteur choisit quelques-uns des exemplaires envoyés par M. Piret comme venant de Tournai; après les avoir comparés avec les échantillons conservés au Musée d'Histoire naturelle de Bruxelles, il en fait des coupes microscopiques sériées, et, par une étude très sérieusement menée, il établit quatre espèces^ dans la synonymie desquelles rentrent de nombreuses espèces de De Koninck.

Voici le tableau des espèces revisées par M. Carruthers, avec les espèces de De Koninck qu'elles englobent d'après ce travail.

REVISION DE M. CARRUTHERS. ESPÈCES de DE KONINCK.

Genre Zaphrentis.

Zaphrentis Omalivisi Milne-Edw. et H.

i ambigua.

Deux nouvelles variétés {

r densa.

Zaphrentis Omallasi.

Hadrophyllam Edwardsianam.

i Zaphrentis Delanouei.

Zaphrentis Delanonei Milne^Edw et H. ^

i Zaphrentis Gliffordana?

Zaphrentis Konincki.

Zaphrentis Konincki Milne-Edw. et H. < Zaplirentis intermedia.

Genre Ganinia.

Zaphrentis Le Honiana.

/ Amplexus ibieiniis.

Ampleziis oornu-arietis.

Zaphrentis comacopiae.

Ganinia oornnoopiae Michelin. { Zaphrentis vermicularis.

i Zaphrentis Nystiana.

f Zaphrentis Edwardsiana.

Lophophyllam(?) Damonti.

C'est en 1908 également, pour le concours interuniversitaire des sciences minérales, que fui posée la question : On demande de nouvelles recherches sur les polypiers du Calcaire carbonifère de la Belgique.

M. le ProP H. de Dorlodot a bien voulu mettre à notre disposition les très nombreux polypiers du Carbonifère de Tournai qui se trouvent à l'Institut géologique de l'Université de Louvain faisant partie des collections Ubagh, Dumortier, Dewalque, Piret, Pellat, etc. M. de Dorlodot nous a autorisé en outre

à confectionner, dans les spécimens de ces riches collections, des plaques microscopiques pour rëtude des caractères internes. Cela nous a permis d'étudier à nouveau les espèces de De Koninck et de les reviser sur des bases plus scientifiques.

Nous avons examiné un très grand nombre de polypiers et exécuté environ cinq cents plaques minces, en séries, à l'aide desquelles nous avons pu étudier des espèces que le travail de M. Carruthers n'avait pas touchées.

D'autre part nous avons pu vérifier sur les types mêmes de De Koninck, conservés au Musée d'Histoire naturelle de Bruxelles, l'exactitude des déterminations des exemplaires que nous avons étudiés. Ce sont les premiers résultats de ces recherches que nous publions aujourd'hui.

Ce travail n'est pas stratigraphique : dans notre pensée, il ne doit servir, de concert avec l'œuvre de M. Carruthers citée plus haut, que d'introduction à une étude détaillée de paléontologie stratigraphique sur le (Calcaire carbonifère de la Belgique.

Aprèsledépôt de notre Mémoireau Minîstèredes Sciences et des Arts a Bruxelles, le 3i janvier 1910, nous avons continué nos recherches ; nous avons eu ainsi l'occasion de faire l'étude de la forme décrite par De Koninck sous le nom de Zaphrentis Herculina et d'y reconnaître une variété bien caractérisée de Caninia cylindrica.

D'autre part, depuis lors quelques travaux se rapportant à notre sujet nous sont parvenus. M. Delépine, maître de conférences aux Facultés de Lille, avait déjà fait paraître plusieurs notes sur le Calcaire carbonitère de la Belgique. Ayant étudié, sous la conduite de Vaughan, de nombreuses coupes du Carbonifère anglais, M. Delépine applique la méthode des zones paléontologiques à l'étude du Carbonifère de la Belgique. Dans un ouvrage récent, M. P. Grbber s'efforce de suivre la même voie.

Nous avons tenu compte de ces travaux; nous utiliserons notamment les belles recherches de M. Delépine pour la répartition des espèces que nous décrirons. Grâce à la bienveillance de M. Delépine, nous pourrons y joindre quelques données inédites. Nous avons aussi tiré grand profit de l'amabilité qu'a bien voulu nous témoigner M. Vaughan, ce qui nous a permis de soumettre plusieurs de nos résultats à la critique de sa haute compétence.

Nous tenons à exprimer aussi toute notre reconnaissance à M. le Prof H. de Dorlodot : non seulement ses superbes collections nous ont été largement ouvertes, mais encore il nous a mis à même d'étudier, dans son laboratoire, les polypiers au moyen des procédés modernes. Le vif intérêt que M. de Dorlodot a toujours manifesté envers nos recherches nous a été d'un puissant stimulant. Nous adressons aussi nos remerciements à M. le ProP Kaisin, dans le laboratoire et sous la direction de qui nous nous sommes initié à la technique de la préparation des lames minces et de la photographie des plaques microscopiques.

Louvain, Institut de Géologie de TUniversité Laboratoire de Paléontologie.

BIBLIOGRAPHIE

Nous ne citons dafns cette liste que les travaux postérieurs à l'ouvrage de De Koninck : Nouvelles recherches, etc. (1872). Pour la bibliographie anférieure, consulter De Koninck.

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— Les caractères stratigraphiques du Calcaire carbonifère sur la bordure septentrionale du

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— Comparaison entre le Calcaire carbonifère du Sud-Ouest de l'Angleterre et celui du bassin

de Namur. {Ibidem, pp. 175-190, 16 juin 1909.)

— Nouvelles observations sur le Calcaire carbonifère de la Belgique. {Ibidem, pp. 428-433,

17 novembre 1909.)

— Note sur la présence à Denée [Belgique] de la faune du Calcaire de Paire. {Ibidem,

pp. 439-442, i5 décembre 1909.)

— Sur la succession des faunes et la répartition des faciès du Calcaire carbonifère de la

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lO

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GENRE CANINIA michelin.

1840. Cantnia Michelia in Gervais, Die. Se. Nai,^ supl. I, p. 485 (Astrea).

1842. — — Icon. zoophytoL, p. 81 (1840-1847).

— GyathophyUani (pars) De Kooinck, Descript. Anim. foss., p. ao.

1843. Syphonophyllia Scouler in M'Coy, Synopsis of the earboniferous fossils of Ircland,

1845. Caninla Lonsdale, in Murchison, de Verneuil et de Keyserling, Russia and the Ural Mountains, t. I, App. A, p. 61 5.

i85o. GyathoiNEds d'Orbigoy, Prodrome^ I, p. lo^.

— Canlnia Idem, ibidem^ I, p. io5.

— Sypbonopliyllia Idem, ibidem^ I, p. i58.

i85i. Zaphrentis (pars) Milne-Edwards et Haime, Polyp. fois, des ierr. paUoz.^ p. 326.

— Ganlnla M'Coy, BriL Palaeoz. Foss., p. 28.

— Gyathopsis Idem, ibidem, p. 89.

i852. ZapbrentiB (pars) Milne-Edwards et Haime, Brit. Foss. Cor., I, p. lxt. 1860. — (pars) Milne-Edwards, Hist. natur. des Corail., III, p. 335. 1871. — (pars) De Koninck, Nouvelles recherches, p. 80.

187^ — (pars) Thomson et Nicholson, Ann. and Mag. nai. Hist., sér. 4, vol. XVI,

1876. Gyathophyllnm (pars) Thomson et Nicholson. Ann. and Mag. nat. Hist., sér. 4,

vol. XVII, p. 60.

1880. Zaphrentis (pars) Roemer, Lethaea palaeozoica, l, p. 362. 1893. Gampophylloiii (pars) Thomson, Proc. Irish Acad., sér. 3, vol. II, p. 697.

1903. Ganinia (of M'Coy) Vaughan, Proc, ofthe Bristols Nat. Soc, n. s., vol. X, pars 1 1, p. 102.

1904. Pseadozaphrentoides Stuckenberg, Mém. du comité géol. de Saint-Pétersbourg ,

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1905. Caninla Vaughan, Proc. of the Bristols Nat. Soc, 4» sér., vol. I, pars 2, p. i36.

— — — Quai. Journ. Geol. Soc., vol. LXI, p. 272.

1906. Amplezl-ZaphrentlB Vaughan, Quat. Journ., vol. LXII, p. 314.

1908. Caninla Carruthers, Geol. Magaz., n. s., dec. 4, vol. V, p. i58.

1909. Gampophyllniii Douglas, Quat. Journ. Geol. Soc.^ vol. LXV, p. 578.

Polypier simple, conique et contourné, devenant souvent cylindrique sur une grande partie de sa hauteur, qui peut atteindre des proportions très grandes.

Les sepia majeurs sont le plus souvent bien développés, atteignant presque le centre à l'âge adulte. Dans certaines espèces {Caninia cornucopiae Michelin emend. Garruthers), ils se raccourcissent et deviennent araplexoïdes aux niveaux où le polypier prend une forme cylindrique; mais, même dans ces espèces, ils sont toujours longs au moins dans la partie conique.

Des revêtements stéréoplasmiques affectant surtout les cadrans cardinaux épaississent les septa : ils s'atténuent à la partie supérieure du polypier.

Les septa mineurs varient en longueur d'après les espèces.

La /ossette, bien apparente (pi. IH, fig. 2), a des traits caractéristiques, qui, avec la nature des planchers, distinguent nettement le genre Caninia des genres Zaphrentis et Cyathophyllum, La fossette est formée par une dépression peu profonde des planchers ; c'est le bord de cette dépression tabulaire qui forme seul, vers l'intérieur, la limite de la fossette. Ses parois latérales sont formées par quelques septa majeurs avoisinant le septum cardinal; commencée par le septum immédiatement voisin du cardinal, la paroi latérale, après une solution de continuité, se poursuit vers le centre par un septum plus extérieur; cette dévolution peut se répéter. Ces septa limitants ne se réunissent jamais symétriquement en une courbe régulière pour fermer la fossette vers l'intérieur. Nous appellerons ouvertes les fossettes de ce type. (Différence avec Zaphrentis.)

Le septum cardinal ocx^upant la fossette est ordinairement plus court que les septa majeurs.

La présence de la fossette donne au polypier une symétrie bilatérale morphologique bien marquée. (Différence avec Cjathophyllum.) Cette fossette se trouve le plus souvent du côté de la grande courbure du polypier et un peu latéralement. Le plan de symétrie morphologique ne coïncide donc pas ordinairement avec le plan de symétrie géométrique.

La région tabulaire occupe toujours le centre du polypier : son extension vers la périphérie est très variable.

Les planchers, bombés vers le haut, n'atteignent jamais le degré de vésiculosité qui s'observe chez Cyathophyllum ; il y a toujours un plus ou moins grand nombre de planchers qui courent sans discontinuité de part en part de la région tabulaire; les autres s'anastomosent plus ou moins irrégulièrement entre eux, mais chacun d'eux se poursuit distinctement sur une longueur bien plus grande que chez Cyathophyllum, L'espacement des planchers est variable d'après les espèces; il varie aussi dans un même individu.

Il y a toujours au minimum une ou deux rangées de vésicules externes du moins au stade le plus avancé.

La zone vésiculaire externe se distingue nettement de la zone moyenne. L'épaississement stéréoplasmique s'arrête le plus souvent lorsque les lames pénètrent dans la zone externe.

La où elle se développe, la zone vésiculaire externe s'intercale entre la région tabulaire et Fëpithèque.

Tour à tour adopte, rejeté, puîs repris, fondu avec le genre Zaphrentis ou Cjathophjllum par les divers auteurs, Caninia^ surtout par ses caractères internes, parait bien former un genre nettement caractérisé.

Il diffère de Zaphrentis par les caractères suivants (pi. IX, fig. i et 2) :

I® La fossette des Zaphrentis est limitée au centre du polypier par une bordure régulière, formée par la réunion vers l'intérieur des septa majeurs les plus voisins du septum cardinal, et la dépression tabulaire de la fossette est toujours extrêmement profonde;

2"" même à Tâge adulte, les Zaphrentis n'ont pas de zone vésiculaire externe, même réduite;

3"" chez les Zaphrentis^ il y a une bande stéréoplasmique collée à Tépithèque, tandis que chez Caninia, cette bande stéréoplasmique se détache de l'épithèque pour former une muraille interne : cette muraille interne est séparée de Fépithèque par la zone vésiculaire externe.

M. Vaughan (i) avait émis l'hypothèse que la bande stéréoplasmique de Zaphrentis pourrait être l'homologue de la zone vésiculaire de Caninia, En étudiant, à l'aide de coupes multipliées en séries, le développement des Caninia, nous avons pu constater les faits suivants, qui nous semblent d'un grand intérêt : à la pointe du polypier, il existe une bande stéréoplasmique collée à l'épithèque comme dans Zaphrentis ; peu à peu, cette bande se décolle de l'épithèque avec întercalation de vésicules ; ces vésicules forment enfin une zone externe de puissance variable séparant l'épithèque de la muraille stéréoplasmique interne. (Voir notamment la description de ce phénomène dans Caninia patula^ pi. VI, fig. 2 g-i.) Ces faits ne peuvent se concilier avec l'homologie présentée à titre d'hypothèse par M. Vaughan.

Caninia diffère de Cjathophyllum par les caractères suivants (pi. IX, fig. 3 et 4 :

I* la fossette chez Cjathophyllum est simplement indiquée, si pas absente; la symétrie radiaire est tout à fait dominante;

2** les vésicules dissépimentales affectent chez Cjathophyllum une régularité qui n'est jamais atteinte dans Caninia ;

3"* chez Cyathophyllum, il n'y a pas de séparation bien tranchée entre la zone

(i) A. Vaughan, Quaterly Journal, vol. LXl, 1905, p 276.

vésiculaire externe et la zone moyenne* Le caractère frappant que donne à la zone moyenne Pëpaississement stërëoplasmîque des septa chez Caninia fût ici défaut ;

4"^ chez Çyathophyllum les planchers sont très rapproches et rëunis par de multiples traverses, de sorte qu'ils deviennent un amas irrégulier de vésicules assez larges.

Le genre Caninia a été caractérisé en 1840, au Congrès de Turin, par Michelin, qui le dédia à Charles Bonaparte, prince de Canino.

Dans son Iconographie zoophytologique, Michelin ne parle pas du genre Zaphrentis qu'avaient établi, en 1820, Rafînesque et Cliflord (1)^ mais les espèces données de Caninia : C. gigantea (2), C. patula (3), C. cornucopiae (4), sont nettement distinctes des Zaphrentis revisés par Thomson et Nicholson, comme nous aurons l'occasion de le montrer dans l'étude de ces espèces.

Lonsdale, dans l'appendice sur les Polypiers à l'ouvrage de Murchison, de Verneuil et de Keyserling (Russia and the Ural Mountains) insiste sur la nécessité de séparer du genre Çyathophyllum les formes Caninia gigantea Michelin et Siphonophyllia {Caninia) cylindrica Scouler.

Bien que M'Coy lui-même (Brit. Foss., p, 28) eût reconnu que son genre Syphonophyllia était identique à Caninia Michelin, d'Orbigny, dans son Prodrome (5), conserva à la fois les deux genres Syphonophyllia M'Coy et Caninia Michelin, et en créa un troisième : Çyathopsis (6); les Syphonophjllia, d'après lui, sont des Caninia dont le siphon (fossette) est central au lieu d'être latéral. Or rien de semblable n'existe dans Syphonophyllia de M'Coy, comme le montre manifestement la coupe verticale de Syphonophyllia cylindrica (7). Quant aux Cyathopsis d'Orbigny, « Amplexus qui ont une partie creusée latéralement en dedans de la cellule », fondés sur Caninia cornubovis, ils rentrent dans la synonymie de Caninia cornucopiae Michelin entend. Carruthers.

Milne-Edwards et Haime abandonnent le genre Caninia et font rentrer les espèces décrites antérieurement sous ce nom dans le genre Zaphrentis.

De Koninck, en 1842, déclarant la fossette sans importance, en fait des Çyathophyllum; par contre, en 1872, il les rapporte au genre Zaphrentis.

C'est à Thomson et Nicholson (1875) que nous devons une diagnose plus complète du genre Zaphrentis : les premiers ils insistent sur les caractères bien

(i) Ann. des sciences physiques, Bruxelles, V, p. 324.

(2) Michelin, Icon. Zooph., p. 81, pi. xvi, fig. i.

(3) Idem, ibidem, p. 253, pi. lix, fig. 4.

(4) Idem, ibidem, p. 254, pi. lix, fig. 5.

(5) d'Orbigny, Prodrome de paléontologie, I, p. 105.

(6) Idem, ibidem, I, p. 158.

(7) M'Coy, Brit.Foss., pi. xxvii, fig. 5.

tranches de la fossette, qui est « formëe par la coalesceace d'un plus ou moins grand nombre de septa qui s'unissent l'un à l'autre vers le centre de la chambre viscérale et forment les parois de la fossette (i) », et sur l'absence d'une zone vësiculaire externe. Il leur était, dès lors, impossible de conserver, dans l'extension de ce genre ainsi révisé, les formes à large zone vésiculaire externe et à fossette « ouverte » appartenant au groupe du Zaphrentis cylindrica de Milne-Edwards et Haime. C'esl pourc[uoi, se basant sur leur caractère vésiculeux, ces auteurs rangèrent les espèces de ce groupe dans les Cjathopkyllum.

En 1893, J. Thomson en reprit l'étude et cette fois en fit des Campophjllum (2).

Le gefire Campophjllum a été créé, en i85o, par Milne-Edwards et Haime (3) qui prennent pour génotype le Cyathophyllumjlexuosum Goldfuss (4) dn Dévonien de l'Eifel. Ces auteurs donnent les caractères génériques suivants : « Polypier simple de grande taille et protégé par une épithèque; septa bien développés; planchers très larges et lisses vers le centre; loges intercloisonnaires remplies de petites vésicules ».

Dans leur Monographie des polypiers fossiles des terrains paléozoïques, Milne-Edwards et Haime classent le genre Campophyllum dans les Cyathophyllines et font remarquer p. 39^) que, ayant une organisation très semblable à celle des Cyathophyllum, il en diffère pourtant par ses cloisons moins étendues et ses planchers beaucoup plus développés.

Dans l'esprit des créateurs du genre Campophjllum, celui-ci était caractérisé notamment par V absence de fossette : en effet, d'après eux, les Gyathophyllines ont un appareil septal régulièrement radiaire ou également divisé en quatre groupes par quatre fossettes septales superficielles (p. 36o); d'autre part, parmi les Gyathophyllines, les Omphjma diffèrent des Campophjllum par la présence de quatre fossettes septales.

Campophjllum ne possède donc pas de fossette (5) ; et c'est à tort que Thomson fait rentrer dans le genre Campophjllum Milne Edwards et Haime, les formes du groupe Zaphrentis cjlindrica, où la fossette est bien marquée comme l'indiquent ses coupes figurées.

Nous rapportons au genre Caninia Michelin, tel que nous le définissons ici, les formes à fossette marquée que Thomson décrit sous le nom de Campophjllum.

(i) Ann. and Magaz, Nat. Hisior., 4»sér., vol. XVI, 1875, p. 427.

(2) J. Thomson, Proc. Irisk Acad,, sér. 3, vol II, 1893, pp. 667 seq.

(3) Milne-Edwards and Haime, British Fossits Corais, Introduction, p. lxviii.

(4) Goldfuss, Petreft Germaniae, vol. I, 1826, tab. XVII, fig. 3.

(5) Nous n'avons pas vu le génotype de Campophyilum, M.-£dw. and H.; mais, même s'il était prouvé que la diagnose de ce genre a été mal établie, nous devrions conserver le nom Caninia, celui-ci ayant la priorité.

A première vue, il est vrai, deux caractères sembleraient établir une distinction bien tranchée entre ces formes et nos Caninia. Ces caractères sont :

1. l'absence, dans la région centrale des coupes de Campophyllum, de toute trace septale ou d'intersection tabulaire;

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