‹ Les causes d'erreur des numérations hématologiquesChapitre 21 sur 26 · M PRES · texte numérisé non relu

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taté que lorsque le nombre des globules comptés sur une surface donnée augmentait, l'erreur allait d’abord en décroissant puis augmentait de nouveau, l'erreur minima étant obtenue pour une dilution à 1/200° avec la

à cellule de Malassez. Ces résultats paradoxaux en apparence s'expliquent aisément puisque l'erreur est beaucoup plus importante si l’on se trompe de 2 ou 3 unités sur un total de 70 ou 80, que de 5 à 9 sur un total de 250.

Pour une dilution à 1/600° nous avons autant de chances de compter le nombre exact de globules que d’avoir une erreur immédiatement assez importante, la probabilité d’obtenir une erreur nulle est donc trop faible. Nous ne comptons pas dans la pratique un nombre suffisamment grand d'unités de surface etnous pouvons très bien tomber sur une mauvaise série. Avec une dilution assez concentrée nous avons la quasi certitude d'obtenir des résultats inexats, mais de ne ‘pas dépasser une erreur trop importante. Si l’on augmentait la dilution au delà de 1/600° nous pourrions obtenir une probabilité de 90 % ou même plus pour les résultats exacts, mais nous pensons qu’on se heurterait alors à des difficultés d’ordre technique.

Nous avons alors pensé à déterminer la valeur supérieure de l'erreur pour une probabilité voisine de 90 % et pour cela nous avons déterminé la probabilité de chacune des erreurs pour chaque dilution. Nous reproduisons ici à titre d'exemple les résultats trouvés pour la dilution à 1/200° :

Probabilités |

Erreurs | 0 | 0,4 | 0,8 142 1,6 | 2 2,8 | 3,2 86 |10%

Nous voyons d’après nos tests que pour la probabilité la plus proche de 90 % l’erreur de lecture ne dépasse

pas 2 % avec la dilution au 1/200° avec une cellule de Malassez.

Nous n'avons pas un nombre suffisant d'expériences pour déterminer d’une facon précise l’erreur probable en fonction des dilutions, mais les chiffres que nous avons obtenu nous en donnent l’ordre de grandeur. Nous avons de cette manière établi l’erreur de lecture correspondant à une probabilité de 90 % au moins et voisine de 90 % pour chacune des dilutions. Nous reproduisons ici les résultats obtenus :

Tee ; Limite supérieure Dilution Probabilité de l'erreur 1/600° 94,4 % 28 1/400° 92,6 % 3 % | 1/300° 90 2,6 | 1/200° 90,3 % 2 1/150° 90,6 % 24 % 1/100° 90 % 44 %

Les dilutions couramment utilisées sont comprises dans le cadre de celles qui donnent les erreurs probables les plus faibles: La dilution à 1/400° toutefois semble donner une erreur plus forte, la dilution à 1/200° le meilleure résultat. Nous voyons une fois de plus le peu d'avantage que l’on aurait à diluer trop les sangs normaux.

Nous admettrons que ces chiffres sont un peu faibles et qu’ils doivent être majorés pour les raisons exposées plus haut. Nous adopterons comme valeur approxi-

mative de l'erreur de lecture probable un chiffre légèrement supérieur, soit 2,5 % pour le 1/200°, 3 % pour le 1/300° et 3,5 % pour le 1/400° avec les cellules de Malassez.

Tv RL

L'erreur probable que nous avons ainsi déterminée correspond à la lecture d’un seul rectangle. Elle est évi- : demment plus faible si on en dénombre plusieurs, mais nous ne savons pas la calculer.

Nos résultats ne sont valable que pour un type déterminé d’hématimètres. Ce qui importe en réalité, c’est le nombre des. globules répartis sur l’unité de surface. Il est peu différent pour une cellule de FIESSINGER qui a une profondeur voisine. Pour les cellules type Thoma qui sont deux fois moins profondes, nous aurions les mêmes erreurs probables pour des dilutions deux fois plus faibles.

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