MOYENS A UTILISER POUR DIMINUER L'ÉCART SIGNIFICATIF
Nous avons vu qu'il était donné par la formule V2 3e2, Nous allons envisager successivement chacune de ces erreurs élémentaires.
Soit e erreur instrumentale sur la pipette e: erreur opératoire sur la pipette æ erreur instrumentale sur la cellule, inversement proportionnelle à la profondeur des hématimè-
tres & — K X —, nous pouvons espérer la réduire éga-
lement en utilisant pour leur contrôle des appareils de très grande précision.
e. erreur opératoire sur la cellule également inversement proportionnelle à la profondeur : & —
K'X —, P e: erreur de lecture.
e erreur statistique. Cette dernière est inverse-
HEAG
ment proportionnelle à la racine carrée du taux de la dilution d, du nombre de champs comptés n et de la #4 profondeur p :e; = K” X nd VaxXnxXPp
Les erreurs instrumentales et opératoires sur les pipettes de bonne qualité sont relativement faibles.
Pour diminuer les autres erreurs il semblerait qu’il suffit d'augmenter à la fois la profondeur, le taux de la dilution et le nombre de champs comptés. En réalité nous sommes limités par l'erreur de dénombrement. Nous avons montré que cette erreur croît rapidement à partir d’une certaine concentration en hématies sur le fond de la cellule. Le produit d *X p ne doit pas dépasser certaines limites. Les deux termes de ce produit sont liés entre eux. En raison de l'importance des erreurs instrumentales et opératoires sur l’hématimètre, il semble utile d'adopter des celluies profondes. La dilution à 1/200° pour les cellules de Malassez et de Fiessinger nous a semblé la plus intéressante. Pour obtenir une erreur statistique plus faible il est donc nécessaire de lire un plus grand nombre de champs. Or, nous avons constaté au cours de notre enquête que Île nombre de rectangles de la cellule de Malassez comptés par différentes laborantines est très variable. Certains dénombrent jusqu’à 6 rectangles lorsque les chiffres trouvés sont assez éloignés d’autres au contraire après avoir donné une vue d'ensemble sur la préparation, lorsque celle-ci leur paraît suffisamment homogène et lorsque les résultats trouvés sont voisins, se contentent de deux rectangles. Nous pensons que cette méthode n’est pas à conseiller, l’erreur probable sur la répartition des hématies étant plus grande 8,5 % ou lieu de 6 %.
Il est nécessaire de compter au moins 800 globules et cela quelle que soit la dilution utilisée ou la concentration du sang en hématies pour ne pas avoir une erreur Statistique probable supérieure à 6 %. Or nous