‹ Les causes de la folie, prophylaxie et assistanceChapitre 3 sur 62 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

Si l'on prend ^des exemples dans la pathologie interne on retrouve des difficultés plus grandes encore. Comment, par exemple, un individu est-il devenu phthisique? On sait aujourd'hui que la cause la plus immédiate est la pénétration du microbe de Koch dans letissu pulmonaire ; et le mode d'action histologique du 'bacille est même connu dans beaucoup de ses détails. Mais pourquoi ce micro-organisme a-t-il envahi les cellules de cet individu, et non pas celles d'un autre exposé au même danger d'infection, et pourquoi ses cellules actuelles et non celles d'une de ses personnalités anatomiques antérieures? On fait alors intervenir d'autres notions étiologiques, la prédisposition héréditaire ou encore un état de débilitation accidentel ; mais en somme, on ne sait pas quelles sont exactement les conditions biologiques des cellules qui permettent à tel microbe de vivre et de se reproduire.

En médecine mentale, l'étiologie est encore plus obscure, si c'est possible. On pourrait la comparer à ce qu'elle est dans les maladies diathésiques, celles que M. Bouchard attribue à un ralentissement de la nutrition, au diabète, à la goutte, à lagravelle. Encore, dans ces symptômes morbides, existe-t-il des lésions objectives, mesurables d'une façon plus ou moins exacte.

Les altérations des urines et du sang, les manifestations articulaires, les troubles du côté du foie, des reins, de la vessie, indiquent la marche des accidents pathologiques et plus ou moins leur pathogénie. On est sur quelque chose de tangible, dans le domaine de l'expérimentation habituelle aux méd/ecins, qui peuvent là se servir de leur méthode et de leurs instruments ordinaires. Et encore que d'inconnues ? Connait-on la raison

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