‹ Les causes de la folie, prophylaxie et assistanceChapitre 4 sur 62 · INTRODUCTION. VIT · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. VIT

intime qui fait que les tissus, par suite de la quantité, de la qualité ou du rhytbme de leurs échanges nutritifs, sont capables de présenter telle ou telle modalité de la diathèse arthritique sous l'iufluence d'un accident morbide banal ?

Dans les psychoses, entre la cause apparente la plus rapprochée et le délire, qui est le symptôme le plus frappant et le mieux étudié, la lacune est encore plus vaste. Un homme devient fou à la suite d'une émotion; une femme perd la raison après un accouchement. Entre les troubles intellectuels et le shock moral ou la parturition, que d'intermédiaires ! On en connaît quelques-uns, des phénomènes de dépression nerveuse ou d'intoxication. Mais, dans la série des actes biologiques qui retentissent les uns sur les autres, comment distinguer ceux qui sont les vrais générateurs du délire? D'autant que leurs effets sont au plus haut point inconstants, et qu'une infection déterminera ici une psychose et ailleurs laissera l'intelligence intacte ; et qu'en fin de compte, on ne voit pas- le plus souvent de rapport bien net entre le fait étiologique et la variété psychopathique observée. Et cependant, il doit y avoir nécessairement une forme physico-chimique spéciale d'infection qui doit déterminer le plus fréquemment des troubles intellectuels. Mais quelle est-elle? Quels en sont ses aspects objectifs?

C'est que le délire vésanique semble être un aboutissant de toutes sortes de lésions anatomiques ou fonctionnelles de l'organisme, ce qu'est par exemple la fièvre, c'est-à-dire un syndrome de pathologie générale. Comment, dans un ensemble d'idées délirantes, ainsi que dans une courbe thermique, retrouver le fait pathogénique qui les a produites les unes et les autres? Bien

Page 1