‹ Les causes et les conséquences de la guerreChapitre 100 sur 168 · LA CANDIDATURE HOHENZOLLERN · texte numérisé non relu

LA CANDIDATURE HOHENZOLLERN

Bismarck ajoute qu'il dit à ses hôtes :

Il est essentiel que nous soyons les attaqués; la présomption et la jusceptibilité gauloises nous donneront ce rôle, si nous annonçons publiquement à l'Europe, autant que possible sans l'intermédiaire du [leichstag,que nous acceptons sans crainte les menaces publiques de a France.

Les deux généraux, moroses jusque-là, retrouvèrent :atit à coup l'envie de manger et de boire ; et Roon dit béatenaent : « Le Dieu des anciens jours vit encore et ne nous laissera pas tomber honteusement ^ »

Les traités avec l'Allemagne du Sud avaient un caractère iéfensif. Le comte de Bray, ministre de Bavière, conseillé par son ami de Beust, et Varnbûler, ministre du Wurtem- 3erg, espéraient être dispensés de suivre la Prusse dans une iffaire qui, regardant le trône d'Espagne, ne pouvait intéresser ni exciter l'opinion allemande.

Du i3 au i6,en Bavière, la seconde Chambre et une partie ie la presse, étaient opposées à la guerre. Le gouvernement le Napoléon III fit jusqu'au bout le jeu du roi de Prusse et le Bismarck en déclarant la guerre le i5 juillet. Cependant ncore le ig.la Commission de la Chambre bavaroise décida :ïu'il n'y avait pas de raison de proclamer le Casiis fœderis ît ses propositions ne furent repoussées que par 89 voix contre 58. Le traité de 1866 fut exécuté sans enthousiasme ians le Wurtemberg et dans le Duché de Bade. La guerre faisait, bon gré mal gré, l'unité de l'Allemagne, selon les prévisions de Bismarck^.

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