LA TURQUIE
dominiiim est difficile et que sa durée est précaire. Il ne reste donc qu'une solution : remettre Constantinople et les détroits à la Russie en lui faisant confiance.
Tandis que les Turcs font un détestable usage de leur présence à Constantinople, il est permis de prévoir, dit The Spectator que les Russes en feront un usage excellent. Ils ont, depuis longtemps, prouvé leur habileté à gouverner les musulmans.
En 1897, la population de l'Empire russe, d'après le recensementdes cultes, comptait i4 millions demusulmans ; et le nombre en a certainement augmenté.
The Spectator montre la vanité de la terreur que la possession de Constantinople ne donne une trop grande puissance à la Russie. Ceux qui éprouvent cette terreur peuvent se tranquilliser. L'empereur de toutes les Russies n'abandonnera pas Pétrograd,pour faire de Constantinople sa capitale. Sainte-Sophie ne remplacera pas le Kremlin.
La Bulgarie, en compensation du développement de la Serbie, pourrait reprendre une partie des territoires turcs qu'elle a dû abandonner, et peut-être une partie de la Macédoine.
Comme «phères d'influence, la répartition suivante est possible : toute la partie de la Turquie longeant la mer Noire ressortirait à la Russie; la iMésopotamie, les bassins de l'Euphrate et du Tigre à la Grande-Bretagne, la Syrie et une partie des côtes à la France. Je ne parle ni de la Grèce, ni de la Bulgarie, ni du Monténégro ni de l'Albanie. Le rèirlement des questions qui les intéresse ne jouera qu'un ) oie très secondaire lors de la conclusion de la paix.