‹ Les causes et les conséquences de la guerreChapitre 80 sur 168 · Bourdon. VÉnigme allemande, p · texte numérisé non relu

Bourdon. VÉnigme allemande, p

2. Voir Maxmilien Harden, Guillaume II et le Kronprinz. Le Corrcspondan 10 février 1916, p. M. André.

LES INTÉRÊTS ECONOMIQUES ET l'iMPÉRIALISME 233

L'auteur d'un livre : Si fêtais Empereur ! qui a eu un grand succès, M. Freymann, écrivait :

Point de guerre ! tel est le cri de nos capitalistes. Elle nous ruinerait I

Il en prend aisément son parti :

I Le commerce perdra évidemment beaucoup, mais il cherchera de \ nouveaux débouchés. Bien plus terribles seront les dommages causés I à l'industrie; pour se rendre compte de ce que cela peut être, il faut considérer les traces que laisse après elle une crise de quelques mois. : Mais cela aussi a un bon côté : avec une terrible évidence nous voyons où nous conduit notre politique d'exportation^ en nous rendant tributaires de l'étranger. Grâce à cela, ceux qui sont à la tête de notre industrie se résoudront plus rapidement à limiter leurs efforts à la ; proportion des besoins de notre marché intérieur.

Ce partisan de la guerre était adversaire de l'expansion commerciale de l'Allemagne. Elle devait faire la guerre pour avoir le droit de ne pas vendre au dehors, et pour obliger i ses industriels à limiter leur production!

Nous pouvons conclure : Il y avait contradiction entre la politique guerrière et les intérêts économiques de l'Allemagne.

Cette contradiction était perçue par de nombreux industriels et financiers.

L'impérialisme économique ne pouvait être justifié par des arguments économiques.

Il plaçait l'Allemagne en conflit avec ses deux meilleurs fournisseurs, la Russie et la Grande-Bretagne et son meilleur client, la Grande-Bretagne.

Les excitations guerrières avaient pour base objective les intérêts militaires et les intérêts aristocratiques qui y étaient liés. Elles n'avaient à leur service que l'exploitai i<Mi do passions subjectives.

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