I. Quel cas croyez-vous que je fasse de tous vos parche
iinis et de tous vos traités. ^^ » Des hommes réunis pour con-
liire un traité affirmaient ainsi d'avance le mépris qu'ils
ient pour l'œuvre qu'ils étaient appelés à faire.
'uand Talleyrand oppose la légitimité à la force, il se
e au point de vue du prince qu'il considère comme un
prictaire. Quant à la volonté des sujets, on n'en parle
, parce que personne n'y songe.
la Prusse, appuyée par la Russie, voulait prendre le
aume de Saxe.
I. Debidoiir. Histoire de la diplomatie. — Mémoires de Mett^rnich. T. II, àlà.
276 CAUSES HISTORIQUES ! CONSTITUTION DE l'eMPIRE ALLEMAND
L'Autriche ne voulait pas de ce voisinage. Pour lui complaire, Talleyrand conclut avec l'Angleterre et elle, le traité du 3 janvier i8i5. Le roi de Saxe garda son titre et un peu plus de la moitié de ses Etats. Le reste fut donné à la Prusse avec quelques autres territoires, ce qui augmenta sa population de 855 ooo habitants.il est fort regrettable que Talleyrand n'ait pas abandonné la Saxe à la Prusse au lieu de lui donner à l'Ouest la Province rhénane et la Westphalie qui en ont fait la richesse. Il a mis ainsi la Prusse en contact immédiat avec la France ; et lui, représentant de la France, a posé la Prusse comme le boulevard de l'Allemagne contre elle ^
La nouvelle Prusse était une fois plus étendue et plus peuplée que la Prusse de Frédéric II. Elle se composait de deux groupes : la Prusse orientale et le Brandebourg reliés par la Poméranie, la vallée de la Vislule entre Thorn et Dantzig, le grand duché de Posen avec 750000 habitants,. la Poméranie occidentale avec Stralsund et l'île de Rugen, la moitié de la Saxe avec Torgau et Wittemberg, la Silésie et la Lusace. L'autre groupe couvrait les deux rives du Rhin, de Ringen à Emmerick.
Gomment Gastlereagh et Talleyrand ne prévoyaient-il pas 1 que la Prusse aurait pour politique de s'emparer du Hanovre j afin de les réunir.^
La Bavière reçut une partie des anciens domaines autrichiens de Souabe : Aschaffenbourg et Wûrtzbourg; les comtés d'Anspach et de Baireuth.
L'Autriche céda le Brisgau et quelques territoires de la Haute-Souabe à Bade et au Wurtemberg; la Belgique à la Hollande. Elle garda la Vénétie et recouvra la frontière de ITnn, le Salzbourg, la Garinthie, le Tyrol et les provinces Illyriennes, tout ce qu'elle avait obtenu par les traités de Gampo-Formio, de Lunéville, de Presbourg et de Vienne.
I. Voir sur l'erreur commise par Talleyrand, Mémoires du Chancelier Pasqaier. T. 3, ch. 4 et 5.