‹ Les causes finalesChapitre 109 sur 142 · i3acoo, De dignitat* 8ciêi%èiarum, Uv. III^ eb« IV · texte numérisé non relu

i3acoo, De dignitat* 8ciêi%èiarum, Uv. III^ eb« IV

2. Die Well aXs Wille, t II, ch. 26. Par exemple, « il est plus intéressao^i dil-il, de savoir pourquoi le sang- circule que de savoir comment il circule. »

un sens, il ne s^ensuit nullement que la seconde le soit également dans le même sens. De ce que vous écartez les causes finales de vos méthodes, s'ensuit-il qu'il n'y en ait pas? Lorsque Bacon retranchait les causes finales de la physique pour les renvoyer à la métaphysique, ce n'était pas vain subterfuge, mais une distinction aussi solide que profonde. Le physicien cherche les conditions physiques et concrètes des phénomènes; le métaphysicien en cherche la signification intellectuelle : or le second de ces points de vue n'est nullement exclu par le premier; et, après avoir expliqué comment les choses se passent, il reste toujours à se demander pourquoi elles se passent ainsi. La question du comment n'exclut pas celle du pourquoi et la laisse entièrement ouverte.

Lorsque les savants, après avoir écarté les causes finales de leurs méthodes (ce qui est leur droit), les proscrivent ensuite de la réalité même, ils ne voient pas qu'ils parlent alors, non plus comme savants, mais comme philosophes ; et ils ne distinguent pas ces deux rôles : ils s'attribuent, comme philosophes, la même infaillibilité qu'ils ont comme savants; ils croient que c'est la science qui prononce par leur bouche, tandis que ce n'est que la libre réflexion. Cette distinction est très importante , car elle écarte beaucoup d'équivoques et de malentendus. Un savant, quelque enchaîné qu*il soit par les sévérités de la méthode scientifique, ne peut cependant échapper à la tentation de penser, de réfléchir sur les phénomènes dont il a découvert les lois. Comme les autres philosophes, il se livre à des raisonnements, à des inductions, à des analyses, à des conceptions qui ne sont plus du domaine de l'expérience, mais qui sont lœuvre de la pensée opérant sur les doctrines de l'expérience : cest évidemment son droit; et personne ne se plaindra que les savants soient en même temps philosophes; on peut même trouver qu'ils ne le sont pas assez. Mais attribuer ensuite à ces interprétations personnelles l'autorité qui s'attache à la science elle-même, c'est commettre la même erreur, le même abus de pouvoir que celui des prêtres du moyen âge qui s'autorisaient du rcsprct du

à la religion po.ur couvrir tous les actes du pouvoir temporel.

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