Principes de la nature et de la gràccy
les âmes et qui n ont pasi moins d'exactitude que oéux des gèômè^ très ^ »
Ce n'est pas que Leibniz répudie la grande idée càrtésietine, que tous les phénomènes particuliers doivent se déduire de la mécanique et s'expliquer par les lois du mouvement. Danâ Texplication des phénomèned particuliers, il ne faut pas comme Malebraiiche et Sturm faire intervenir un deus ex machina ^ ni comme Henrt Morus, invoquer des archées ou des principes hylarchiques ; mais tout doit s'expliquer physiquement et chaque phénomène se rattacher au précédent, selon des lois constantes. Mais si la nature entière s^explique par le mécanisme et les mathématiques, le mé*» canisme lui-même doit être puisé à une source plUs protondè, et avoir des raisons métaphysiques :
€ Rectè cartesiani omnia phenomena spècialia corporum per mechanismo8 contingere censent; sed nonsatisperspexeret ipsos fontes mechanismi oriri ex altiore causa 2. »
c Ego plane quidem assentior omnia natura phenomena Sj^ectalia mechanicè explicari posse si nobis satis essent explorataf neque alia ratione causas rerum materialium posse intelligi. Sed illud ta* men etiam atque etiam considerandum censeo^ ipsa principia me* chanica legesque adeô naturœ générales ex altioribus principiis nasci, nec per solaïn quantitatis et rerum geometricarum considératione posse explicari; quin poHus atiquid metaphysicum illis inesse... nam prœter extensionem ejusque variabilitates inest materiœ vis ipsa seu agendi potentia, quae transitum facit à metaphysicâad naturam, à materialibtis ad immateriaiia. Habet illa vis leges suas, ex principiis... non brutœ necessitatis, sed perfectœ rationis deductas.,.. [En conséquence] non tam peccatum à schola fuisse in tractandis formis indivisibilibus quâm in applicandis '. »
« Tout se fait dans le monde selon les lois non-seulemeifit géo^ métriques, mais métaphysiques, c'est-à-dire non-seulement seion