‹ Les causes finalesChapitre 121 sur 142 · De origine radicaîi, — Erdmana, I, p. U · texte numérisé non relu

De origine radicaîi, — Erdmana, I, p. U

2. De nat. ipta, etc. ( Vob notre édiUoD, p. 555, et Dolem, lom. II, pa» 2, p- ^''^ 8. Lettre à Remond de Montfort, ErdmanD, p. 702.

sage aura-t-il entre deux espèces de lois égales par elles-mêmes préféré absolument les unes aux autres?.. J ai peine à croire qu'en ce genre là tout ce qui est possible n'existe. L'ouvrage du souverain ouvrier en sera plus noble et plus magnifique... Or je crois bien que le mouvement ne s'ensuit pas et ne peut s'ensuivre de l'essence de la matière ; mais pour les lois du mouvement, il me paraît qu'elles doivent s'ensuivre, quoique je ne voie pas cette liaison ^ »

Leibniz répond que ces lois sont indifférentes à l'essence de la matière, si on oppose l'indifTérent au nécessaire, et non au convenable, c'est-à-dire au meilleur; mais ces lois ne sont pas indifférentes en tant qu'elles se rattachent à l'essence métaphysique de la matière constituée par la force :

< Vous demandez , monsieur, si les lois du mouvement sont indifférentes à l'essence de la matière. Je réponds que oui, si vous opposez ïindifférent au nécessaire*,, non, si vous l'opposez au convenable, c'est-à-dire à ce qui est le meilleur et ce qui donne lo ' plus de perfection... Les lois du mouvement ne sont point de nécessité géométrique, non plus que l'architecture. Et cependant il y a entre elles et la nature du corps des rapports qui même ne nous échappent pas tout à fait. Ces rapports sojit fondes principalement dans Ventèléchie ou principe de la force qui joint à la matière achève la substance corporelle ; on peut dii'e que ces lois sont essentielles à cette entéléchie ou force primitive que Dieu a mise dans les corps ^. »

Ainsi la mécanique est fondée sur la métaphysique, et la métaphysique est le domaine non du nécessaire, mais du convenable, du meilleur. Nous devons donc nous attendre à trouver dans Leibniz une mécanique fondée sur le principe des causes finales. Le nœud de la difficulté est de bien comprendre en quoi les lois du mouvement, telles que les entend Leibniz, contiennent plus de convenance etde finalité que les lois cartésiennes : or, malheureusement il nous semble que Leibniz n'a jamais bien éclairci cette difficulté,

i. Fontanelle à Leibniz. — Lettres et opufcules (Poacber de Careil, 1854), p. 222.

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