‹ Les causes finalesChapitre 132 sur 142 · Philèbe, — éd. H. Et. 53,54 'l Pliédon · texte numérisé non relu

Philèbe, — éd. H. Et. 53,54 'l Pliédon

xaXouat Tuepi cpudewç î(TTop(av) ; car je trouvais admirable de savoir les causes de chaque chose, ce qui la fait naître, ce qui la fait mourir, ce qui la fait être (lia xi Yt^VEtat exacxTOv, xal Stàt ti àitoXXurai, xal Bid zi s(TTi) ; et il n'y a point de peine que je n'aie prise pour examiner premièrement, si c'est du chaud et du froid, après qu'ils ont subi une certaine corruption, comme quelques uns le prétendent, que les animaux viennent à naître ; si c'est le sang qui fait naître la pensée, ou si c'est l'air, ou le feu, ou si ce n*est aucune de ces choses, mais seulement le cerveau, qui est la cause de nos sens, de la vue, de l'ouïe, de l'odorat ;" si de ces sens résultent la mémoire et l'opinion ; et si de Topinion et de la mémoire en repos naît enfin la science des choses. Je voulais connaître ensuite les causes de la corruption des choses (zk^ cpOopàç). J> c A la fin je me trouvai aussi ignorant que possible dans toutes ces questions, et j'oubliai ce que je savais auparavant. »

« Par exemple, je pensais qu'il était clair pour tout le monde que l'homme ne grandit que parce qu'il boit et qu'il mange ; cap par la nourriture les chairs s'ajoutent aux chairs, les os aux os, et les autres parties à leurs parties similaires (xal toîç àXXoTç ri aÙTwv oixeta).... »

« ... Je pensais de même savoir pourquoi un homme était plus grand qu'un autre homme, ayant de plus toute la tête... et encore que dix étaient plus que huit parce qu'on y avait ajouté deux, et que deux coudées étaient plus grandes qu'une coudée parce qu'elles la surpassaient de moitié. »

« — Et qu'en penses-tu présentement? »

f — Je suis si éloigné de penser connaître aucune de ces choses que je ne croi^ pas même savoir, quand on a ajouté un à un, si c'est cet un auquel on en a ajouté un autre qui devient deux, ou si c'est celui qui est ajouté, et celui auquel il est ajouté qui ensemble deviennent deux, à cause de cette addition de l'un à l'autre... Je ne vois pas non plus pourquoi quand on partage une chose, ce partage fait que cette chose qui était une avant d'être séparée, devient deux

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