‹ Les causes finalesChapitre 137 sur 142 · Timéey 46 D · texte numérisé non relu

Timéey 46 D

750 APPJSNDIÛE

vers, le feu, Feau, la terre et l'air offraient déjà qaelqaes traces de leurs formes propres, mais étaient pourtant dans Fétat d'un objet duquel Dieu est absent {&(ntep ehhi ijetv éEitav fcev aicÇ rtvèç Beoç). Les trouvant donc dans cet état naturel, la première chose qu'il fit, ce fut de les distinguer par les formes et par les nombres (eîSéat xal àptOfiioeç). Ainsi Dieu ordonna d'une manière aussi excellente et aussi parfaite que possible ces choses qui étaient dans un état bien différent (wç xà^iaTa apicraTe ^). »

f Tout ce que nous avons dit jusqu'ici a rapport aux objets formés (t^ 5ii voo SeSrjUtoupy'3Q{xeva) avec intelligence; mais not/s devons parler aussi des choses qui ont lieu nécessairement {rèt 5t* dhwtyxr,ç YtYvojxeva) ; car la naissance de ce monde a été produite par un mélange de la nécessité et de Vaction d'une intelligence ordon^ natrice. Mais V intelligence l'emportait en persuadant à la nécessité (tS itctôeiv oiMiv) de conduire vers le bien la plupart des choses qui naissaient, et c'est de cette manière par la nécessité soumise à la persuasion de la sagesse (rrfi dfvayxTjç i^ttwja^vtiç uîcè TreiOouç) que dans l'origine tout cet univers a été formé. Si donc on veut en exposer réellement la formation d'après la vérité, on doit mêler dans cette explication cette espèce de cause errante (to x^c TtXavwyévrjÇ eîSoç aÛTiaç), comme la nature la comporte^. •

€ Toutes ces choses existant donc ainsi dès lors en vertu de la nécessité (•:r8cpux($Ta èl (ivaYX7)ç), l'auteur du plus beau et du meilleur des ouvrages les prenait au sein des choses qui naissaient, lorscpi'il engendrait le Dieu se suffisant à lui-même et le plus parfait (aùtapxi) xal rzkséyzaiw 6f bv) ; pour cela il faisait servir à ses desseins les causes propres à ces corps (Xpw^xgvo; xaTç irept Tautac aiTiatç uTcgpYiTw}- (Tatç), il opérait lui-même le bien dans tout ce qui se produisait {th B' «3 T8XT«ivo[X€voç £v i^ot ToTç yiV^OfA^otç «ùtôç). C'est pourquoi H faut distinguer deux genresf de causes, le nécessaire et le divin {^ ^«yxatw, tb (teidv) et FSeohcreher en tout la cause divine, pour jouir d'une vie heureuse autant que le comporte notre nafture, mais

Page 1