‹ Les causes finalesChapitre 21 sur 142 · Mullep, trad. fr., tome II, p. 40i · texte numérisé non relu

Mullep, trad. fr., tome II, p. 40i

m LIVRE I, X5HAP. 11

On .voit que les.<x)aditions de Touïe sont parfftilettent ^pr^ priées aux deL^;L piilieux dans lesquels J'ani.o^al doit vivre. Que rou explique alors cocDmeat une cause purement physique, qui n'aurait paç eu igard à la nature des milieux, aurait ren« cont^^é si jus^te clws la çat^re de Torgane; co^meat, p9.r ^exeoir pie, il n arrive pas que les deux systèmes âoj^ut intervertis, et jcommeiji.t ilç oe se reAcou,trent pas au hasard soil dans Taûr, ^it dans Teay ; icomment au <K>ntraire, le système convenable pour Tair nB f^e rencontre que daAs Tair, 6l réciproqueme^l. }IL^y ,difa-t-9^, 4^s animaux dmf. qui ce contrersens aurait lijçu, èldi^l par là mâm.e privés de ce moyen de conservation oa de 4é£enii^j périraient nécessairement : c'est pourquoi not» n'en vof q^ pa$ de trace$. Uais je ne vois pas du tout pourquoi de^ animaux périraient pour ^i^ |>r^vé$ de Touïe : car il y en a un grand nombrie qui sont dans ce cas. Ce désavantage pourrait être compensé d'ailleurs par d'autres moyens de défense et de conservation. Et par conséquent il y a toujours lieu de se demander pourquoi la structure de Toreilla se trouve si parfaitement appropriée à son usage. Une cause toute physique et mécanique ne rend pas compte d'une si juste rea:? contre.

Je craindrais de fatiguer le lecteur en passant en revue avee un tel détail toutes les parties de l'organisation : il y en a bien peu, où l'on ne pût faire des observations du même genre. Je mentionnerai seulement les faits les plus frappants et les plus décisifs ;

l^ lia forfiie dee ^duts si propres à couper, à déchirer, et à broyer, et qui ont une telle appropriatioa avec le régime 4e r«9imal, ^a'eUes «étaient pour €uvier un des signes les plus 4éc«»ft et les plus caraictérisiiques de Tanimal ; -« leur mode dinseitiMi, et la solidité de leu-r base, si conforme aux lois de k iiiécame(ae ^ si èien proportionnée à leur usage ; •*- l'émail fixHeclevr qui les couvre et qtii remplace la n^embrane appeiée përwste qui necwvre les autres os, mais qui n*eût pas été ici appropriée à l'usage des dents, à cause de sa sensibilité «t ée «a 4éflkatesse.

'9* L'épiglotte qui sert en quelque sorte de porte à la tracliée- «rtère, qud se ferme comme «me sorte (ie pont, quand ks «Bnïenls se rendent à Tœsophage, et se relève d'elle-même comme par un ressort, lorsque ces aliments ont passée afin que la fonction respiratoire ne soit pas interrompue. Magendie pensait que l'ablation de j'épiglotte n'empêchait pas la foiicticm de la déglutrtiôn. M. Longet a restreint celte assertion. Il « reconnu, après «xci&ion de l'épiglotte chez les chiens , que si les aliments solides continuent à passer Jacilement^ il ji'en est pas de même des liquides dont la déglutition est suivie d'une toux convulsive. 11 rapporte un grand nombre de faits pathologiques à l'appui de cette asse.rtion, et conclut qu'on a eu tort de regarder Tépiglolte comme n*étant pas nécessaire à l'intégrité de la déglutition. « Cet organe sert, dit-il, à diriger dans les deux rigoles du larynx les gouttes de liquide, qui après la déglutition s'écoulent h

long du plan inclÎDé de la base de la langae, et à en prévenir la chute dans le vestibule snsglottiqne *. >

^ Les fibres circulaires et longitudinales de l'œsophage, qui, par leur mouYement péristaltique, déterminent la descente des aliments, phénomène que la pesanteur seule ne suffirait pas à produire, surtout chez les animaux autres que l'homme : grâce à cette combinaison mécanique, la déglutition OBsophagique est possible, malgré la situation horizontale de l'œsophage 3.

4* Les Talvules des veines et des vaisseaux chvlifères semblables à nos écluses, toutes ouvertes du côté du cœur, qui permettent soit au chyle, soit au sang de monter quand ils sont pressés par les contractions de ces vaisseaux, mais qui se fermant après leur passage ne leur permettent plus de descendre ; ce qu'ils feraient nécessairement en vertu des lois de la pesanteur. On sait que c'est la vue de ces valvules qui a conduit Harvey à la découverte de la circulation du sang. Ces valvules ont en outre la fonction de rompre d'espace en

1. Longet, Traité de physiologie (2^ édition), fom. I, 2« partie, Déglutition.

2. Non-seDlement la structure de l'organisatiOD, mais Thisloire même des fonctions a ses accommodations et ses adresses, qui impliquent une certaine finalité : « Comme le remarque Berzélius, la nature a eu ioin d'alterner les réactions dans les parties successives du tul)e digestif, afin d'amener ainsi en temps opportun la production de^ différentes bumenn nécessaires à la digestion. La réaction est alcaline dans la bouche, et les aliments, en s'imprégnant de salive, transportent h même réaction dans l'estomac où elle provoque ainsi la sécrétion du suc gastrique. Là ces aliments deviennent acides sous rinfluence de ce même suc gastrique... et en toucbant les bords de l'intestin duodénum, ils amènent immédiatement une sécrétion considérable de bile qui change encore une fois ieur réaction, et la fait devenir alcaline. » Cl. Bernard, Leçont eur les propriétés des tissus vivants^ p. 235.

espace la colonne sanguine, de façon qu'elle ne pèse pas de tout son poids sur les parties inférieures.

5' La structure du cœur si admirablement appropriée à la grande fonction qu'il remplit dans l'organisation ; — sa division en deux grandes cavités, Tune droite, l'une gauche, sans communication Tune avec l'autre, le sang ne devant pas aller de l'une à l'autre; — la subdivision de ces deux cavités en deux autres, oreillettes et ventricules, dont les mouvements se correspondent alternativement, la contraction des oreillettes correspondant à la dilatation des ventricules et réciproquement; — les fibres concentriques et rayonnantes dont se composent les membranes du cœur, fibres dont Faction à la vérité n'est pas parfaitement connue, mais qui contribuent sans aucun doute au double mouvement de diastole et de systole qui est le principe moteur de la circulation; — la valvule tricuspide, qui empêche le sang de rétrograder du ventricule droit dans Toreillette droite ; et les valvules sigmoïdes, qui l'empêchent de rétrograder de l'artère pulmonaire dans ce même ventricule ; et de même pour l'autre côté, la valvule mitrale qui empêche le sang de rétrograder du ventricule gauche à l'oreillette gauche ; et les valvules sigmoïdes qui lui permettent de s'engager dans l'aorte sans revenir sur ses pas.

Pour expliquer sans cause finale un mécanisme aussi compliqué, et en même temps aussi simple, simple par le principe, compliqué par le nombre des pièces qui sont en" jeu, il faut supji^ser qu'une cause physique, agissant d'après des

m LlVaS J, <CBAP. U

lais donjQées,.a rencontré ssms Tavoir cherché, le système le plus propre de tous à permettre la circulation du «an^; tandis (jue d'autres causes également ayeugles détermûment la production du ^ang et le Isusaient couler en ^ertu .4'autres lois dans des4:anaux si bien dl^osés; enfin que ce sang coulant dans ces canaux se trouvait encore par d'auitres «circon'stances et par une ccftacidence non prévue^ utile ^et induspensable à la xsonservation de i'^e vivant. Gomment comprendra que tant de causes diverses agissant sans but, se rencontrent si bien 4ans leur action commune avec ce hnt? Reconnaissons que nous avons le droit ici de dire^ xomnM font les savants daus des ci^^coastances semblables, à savoir ; que tout se passe, comme ri la cause de ces phénomènes AvaU préf^tt teSet 4|u'iJis 4oii(ent «amener ; ne serait-il pas étrange qu'une ^canse ai^eugle agit p^édisémeat de la même manière 4ue li^ai't ni^ cause qui ne le serait pasf Par cooséqueoJ;, juaqu'à ce qn'il soit démontré que de (tels laits n'ont pas été f^kcéviiis, la 4)irésona^tioa «est qu'ils r<ont été. €'efit à 'Ceux «qui h nient (de iaive la ptreu^^ontraine: Negtmti moumbU pr^ba4i9.. S"" La structure de l'appareil respiratoire où vieruaent m fencontser 4'une part Job vaisseaux qui apportent île ^ang« et de l'autre les vaisseaux qui apportent l'ak, chaque «ceUuie pulmonaire neceMant à la fois les «nset les autres^ '«^ la dispoeition des côtes, du sternum, 4as os «de la poitrine, .du diai* phragme susceptibles d'un double mouvement .corresponr dant à l'inspiration et h .l'e}i|>iration ; *— le oré^eau «si jcomjp^i^

4iié des nerfs et des iDuscles qui servent à détermiii^ es .double mottveioeat. Ajoutez à ^ceto l'admirabJie a^n^iaâM du système res^pira^toire au m'ûie». oà TatMaal «^ «^elé à y^vre ; foujr l'air, raf^areil pulflaoïwre ; ^ur T^eatt, Tap^^ ml t^raucbial. II est de toute évidence ^a'ma «niinal qui fit dajos Teau, ne pourrait as|^ir«r i'air qu'i la leondilioB d'avoir continuellement la tête hors de rea« ; ce «[«i serait coa« traire i ^ qonservation, supposé qull m puisse tiMMiver cit jiourritur^ que dais^ Teaa eUe*inéme. Il y tarait ainsi pour ^i contradiction entr^ la nutrition et la resp iralion« €e «ys^ tJbmiè cq[>endant se rencontre chez quelques animatnc, le« haleipes par exemple, qui n'ont besoin d'inspiration qu'& certains intervalles* Mais le plus simple était que les animaux pussent respirer dans Félément même oft ils sont appelés k vivre. C'est ce problème qui est résolu par le se* cond système, c assemblage de lames, de branchies, de pei« gnes, de bouquets, de cils, d'excroissances penneuses, eti un mot de formes si variées que la natore semble avoir voulu y résoudre le problème de réaliser toutes les manières imaginables d'accroître la surface par des saillies extérieu-» res 1. D L'eau passe entre ces lames, et l'absorption de l'oxygène se fait par une sorte d'endosmose, à travers les membranes qui recouvrent les vaisseaux sanguins.

7<^ La structure des organes du mouvement : structure susceptible, à la vérité, des formes les plus variées; mais,

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