I. MuUer, t. î, 1. II, sect. I, ch. IL
dont « l'ossonliel consiste, selon Mnller, chez presque tous les animaux, et malgré la diversité des formes du déplacement par natation, reptation, vol, marche, en ce que certaines parties de leur corps décrivent des arcs dont les branches s'étendent après s'être appuyées sur un point fixe. Tantôt ces arcs sont produits par le corps lui-même qui est vermiforme, comme dans la reptation et la natation; tantôt l'extension et la flexion résultent du rapprochement et de l'éloignement des deux côtés d'un angle, cas où l'un des deux côtés forme par la résistance que les corps solides ou liquides lui opposent le point fixe à partir duquel les autres parties sont portées en avant par l'ouverture de l'angle. C'est à cela que se réduisent les mouvements dans l'eau, dans l'air ou 6ur la terre, des animaux qui sont pourvus de membres, nageoires, ailes ou pattes. Car l'air et l'eau opposent aussi de la résistance aux corps qui cherchent à les déplacer, et la force qui tend à les refouler réagit proportionnellement à cet obstacle sur le corps de l'animal, auquel elle imprime une projection dans un sens déterminé i. » Ainsi, quelle que soit Tespèce de mouvement que les animaux ont à exécuter, il faut toujours qu'ils obéissent aux lois de la mécanique : et par conséquent, la combinaison des forces dont leurs organes sont animés, et la forme de ces organes doivent être en raison du genre de mouvements qu'ils accomplissent, lequel à son tour est approprié, en grande partie, au milieu qu'ils habitent et à