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leurs œufs : et cependant ils ont la singulière habitude de placer à côté de chacun de ces œufs un dépôt de matière alimentaire propre à la nourriture de la lar?e qui en nattra , et cela lors même que le régime de celle*ci diffère totalement du leur 9 et que les aliments qu'ils déposent ainsi ne leur seraient bons à rien pour eux-mêmes. Aucune espèce de raisonnement ne peut les guider dans cette action; car s'ils avaientla faculté de raisonner, les faits leur manqueraient pour arriver à de pareilles conclusions et c'est en aveugles qu'ils doivent nécessairement agir. »
Nécrophores. « Lorsque la femelle va pondre, elle a toujours le soin d'enterrer le cadavre d'une taupe, ou de quelque autre petit quadrupède , et d'y déposer ses œufs, de sorte que les jeunes se trouvent, dès leur naissance, au milieu des matières les plus propres à leur servir de nourriture. >
Pompiles. « A Tâge adulte, ils vivent sur des fleurs ; mais leurs larves sont carnassières, et leurs mères pourvoient toujours à la nourriture de celles-ci, en plaçant à côté de ses œufs, dans un nid préparé à cet usage, le corps de quelques araignées ou de quelques chenilles. >
Xylocopes. « Cet insecte pond ses œufs dans des morceaux de bois. Il pratique sur la partie libre des morceaux de bois, d'un échalas par exemple, un trou vertical qui devient l'entrée d'un canal que le xylocope creuse jusqu'à une grande profondeur. Lorsque ce canal a la profondeur voulue, Tinsecte dépose dans la partie inférieure un premier œuf et une
certaine quantité de matières alimentaires. Il établit au-dessus de cet œuf une cloison transversale avec de la salive et de la poussière de bois; puis au-dessus de cette cloison, il pond un second œuf, fabrique une nouvelle cloison, et ainsi de suite jusqu'à l'entrée de cette espèce de puits. Enfin, disons que le xicolope a eu soin de percer au niveau de chaque loge un pertuis perpendiculaire à la direction verticale des loges, et allant de Fintérieur de la loge à la surface extérieure du morceau de bois. De cette façon l'insecte, une fois ses metamorphoses achevées, peut sortir sans peine de sa loge *. »
2* Construction des nids. — Inutile d'insister sur les merveilles de la construction des nids : contentons-nous de citer quelques exemples :
« Un des nids les plus remarquables est celui du saya, petit oiseau de l'Inde assez voisin de nos bouvreuils : sa forme est à peu près celle d'une bouteille, et il est suspendu à quelques branches tellement flexibles que les singes, les serpents et même les écureuils ne peuvent y parvenir; mais pour le rendre plus inaccessible à ses nombreux ennemis, l'oiseau en place l'entrée en dessous, de façon qu'il ne peut y pénétrer lui-môme qu'en volant. L'on y trouve intérieurement deux chambres, dont l'une sert à la femelle pour y couver ses œufs, et une autre est occupée par le mâle qui, pendant que sa compagne remplit ses devoirs maternels, l'égayé par ses chants ^. »
1. Vulpian (d'après Réaumur), Physiologie du •yateme nerveux, p, 897