De V appropriation dê$ orgariêi aux fonctions
S. L'école positiviste substitae au principe des causée finales celui des condi» tions éPeûBisUnee : aucun être ne peut subsister sans les conditions qui le rendent possible; ces conditions étant données, il sera; étant absentes, il ne sera pas. Rien de plus simple ; mais qui est-oe qui fait que telle? conditioiis sont données?
et qai est eelie de U physiologie allemande contemporaiio» de Bordach et de Molkr, et qae ne répudierait pas M. Glande Bernard; à saToir qne Vamt on le germe est TcNTganisme en puissance ^. Celte doctrine ne dillib« pas sensiblement, sdon M. Robin, de celiede la préfmrmatùm des organes* ou emMUmmU des germeêj déTdoppée au xtiu* siède par Bonnet, et qoi était déjà dans Leibniz et dans Ualebranche. Suivant ces philosophes, le germe contiendrait déjà en miniature l'animal entier» et le développemait ne serait qu'accroissement et grosassement. Or, dire qne Tœuf est l'animal en puissance, n'est-ce pas dire à peu près la même chose sous une autre fidrmet Et comment serait-il Tirtuellement ranimai entier» s'il n'en cou* tenait pas déjà une certaine préfitirmation? Or, l'expérience parait absolument contraire à toutes ces hypothèses. Le germe, TU au microscope le plus grossissant, ne présente aucune appa-^ rence d'un organisme formé ; bien plus, au premier degré de leur érolution tous les germes sont identiques, et il n^f a an-» cune différence entre celui de l'homme et celui des animaux placés les plus bas dans l'échdle zoologique. Enfin, dans Phypothëse de la préformation ou de l'organisme «i puissance, tous les organes devraient apparaître en même temps; tandis que l'expérience nous fait voir les organes se former pièce à pièce par une addition extérieure, et naissant l'un après Tau-
1 . « Le geroM mk 1a foot m foiemM; foaad il m développa) Jet imrtiQi intégrniBles apparaisfleiit in actu. Ëa observant i'œof couvé, nous voyons appunilre ëous nos yeux oelte centralisitioB de parties émeotot d'uo tout pffHfflilîft?i » (Mutei méumd 4$ fftf «iol., tend. firaoQ., t. i, pnolAg. p» SO).
tre. Telle est la doctrine de Vépigénèse adoptée aujoûrd hui par l'embryologie, et qui a fait disparaître définitivement celle de la préformation. S'il en est ainsi, ce n*est pas le tout qui précède les parties; ce sont les parties qui précèdent le tout : le tout ou Torganisme n*est pas une cause; il n'est qu'un effet. Que devient l'hypothèse de Kant, de Qavier, de MuUer, de Burdach qui tous s'accordent à supposer que dans l'organisme les éléments «ont commandés, conditionnés, déterminés par Tensemble? Que devient Vidée ^réatricêf ditéôlriM de M. Gl. Bernard r Cette hypothèse est encore réfutée par ce fait que les déviations du germa, d'où naissrat les monstruosités, les difformités» les maladies congéniales, sont presque aussi nom^breuses que les formations normales; et suivant Texpression énergique de M* Gh. Robin, « le g^rme oscille entre la vie et ia mort. » Enfin, les monstruosités elles-mêmes sont des productions vitales qui naissent, se développent et vivent tout aussi bien que les êtres normaux, de sorte que si Ton admet les causes finales, il faudrait admettre « que le germe contient en puissance aussi rigoureusement le monstre que Têtre le plus parfait. »
Ce sont là de fortes considérations ; mais elles ne sont pas décisives i Ponr que je puisse dire, en effet, qu'une maison est tme œuvre d'art, il n'est nullement nécessaire que la première pierre, la pierre fondamentale soit elle-même une maison en miniature, que Fédiâce soit préformé dans la première de ses parties. Il n'est pas nécessaire davantage que cette pierre con*-
tienne la maison tout entière en puissance; c'est-à-dire qu'elle soit habitée par une sorte d'architecte invisible qui de ce premier point d*appui dirigerait tout le reste. On peut donc renoncer à la théorie de la préformation, sans renoncer pour cela à la finalité. Bien plus, il semble que la doctrine de la préformation serait encore plus favorable à l'exclusion de la finalité; car étant donné un organisme en miniature, je com« prendrais encore à la rigueur que l'accroissement et le grossissement se fissent par des lois purement mécaniques; mais ce que je ne comprends pas, c'est qu'une juxtaposition ou addition de parties qui ne représente que des rapports extérieurs entre les éléments, se trouve peu à peu avoir produit une œuvre que j'appellerais une œuvre d'art si un Yaucauson l'avait faite, mais qui est bien autrement compliquée et délicate qu'un automate de Vaucauson. Sans doute, même dans rhypothèse de la préformation, il faudrait toujours expliquer le type contenu dans le germe; mais pour la même raison, il faut pouvoir expliquer le type réalisé par l'organisme entier; et, que l'animal soit préformé ou non^ le problème reste toujours le même. Dans l'hypothèse de la préformation, le type parait formé tout d'un coup; dans celle de Tépigénèse, il se forme pièce à pièce ; mais de ce qu'une œuvre d'art se forme pièce à pièce, ce qui tient à la loi du temps, loi de toutes les choses temporelles et périssables, il ne s'ensuit nullement qu'elle ne soit pas une œuvre d'art; et l'évolution graduelle n*oxige pas moins une idée directrice et créatrice que l'éclo-
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sion subite du tout, en supposant qu'une telle éclosion soit possible. Ainsi, pour qu'il soit permis de dire avec M. Claude Bernard qu'une idée directrice et créatrice préside à l'organisme, avec MuUer et Kant que le tout commande et conditionne les parties, il n'est point nécessaire que cette idée soit dessinée d'avance aux yeux sensibles dans le noyau primitif de l'être futur. De ce que je ne vois pas d'avance le plan de la maison, il ne s'ensuit pas qu'il n'y en ait pas. Dans un tableau composé par un peintre, les premiers linéaments ou les premières touches ne contiennent pas le tableau tout entier et n'en sont pas la préformation; et cependant» ici c'est bien l'idée du tout qui détermine l'apparition de ces premières parties. De même l'idée peut être immanente à l'organisme entier sans être exclusivement présente dans l'œuf ou dans le germe, comme si le point initial de l'organisation eût dû, sous ce rapport, être plus privilégié que les autres parties de l'être vivant.
Quant à la difficulté tirée des déviations du germe, elle ne serait décisive contre la finalité que si l'organisme était présenté comme un tout absolu, sans aucun rapport avec le reste de l'univers, comme un empire dans un empire, imperium in imperioy dit Spinosa. En ce cas seulement il y aurait contradiction à ce que les actions et les réactions du milieu amenassent des déviations dans ce tout. L'organisme n'est qu'un tout relatif : ce qui le prouve, c'est qu'il ne se suffit pas à lui-même, et qu'il est lié nécessairement à un milieu extérieur; dès lors,
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les moditications de ce milieu ne peuvent pas ne pas agir sar lui ; et, si elles peuvent agir dans le cours de la croissance, il n'y a pas de raison pour qu'elles n'agissent pas également Icmtsqu'il est encore à l'état de germe. Il en résulte des déviations primordiales, tandis que les altérations qui ont lieu plus tard ne sont que secondaires; et si les monstruosités continii^ntà se développer aussi bien que les êtres normaux, c'est que les lois de la matière wganisée conlinueiit lair action lorsqu'^to sont détt)urnées de leur but, ainsi qu^me pierre lancée qui rencontre un obstacle change de direction et poursuit Qéan^ moins sa course «n vertu de la vitesse acquise.
Le vrai problème pour le penseur, <» n*^t p«s quMl y ait des monstres ; t^esï qu'il y ail des êtres vivants : de même que ce qui m'étoniïe, « n'est pas qu'il y ait îles fous; mais c'est que tous ïes kommcs we naissent pas ftms, rtfiuvre de construire uti Cei^eau pensant étant abanftonnée à une matière qui ne pense point. — Ils ne vivraient pas, dira-t-on, s'ils naissaient ïouS. — Aussi dirai^je : comment se fait*il qu'il y ait des homines, et qui pensent? — Le germe t>scifte, nous dit-on, entre ia Vie et la motl* — Qu'A oscille tant qu*îl voudra, il se fixe cependant, puisque les espèces durent, et que d'oscillation en oscillation, la nature est arrivée à créer la machine Immaîne» laqueHe à son tour crée tant d'autres machines. Le tâtonne^ teenfd^tflie nature aveugle peut-il, quoiqu'on fesse, iffler fst^ qtie-là? Même dans l'humanité, les tftkmnemeiits ne ^réussisseht Il produire des effets déterminés 'eft à ^ofiter'Aes «banœs heu-
UOR^IAMB £T LA FONCTION I9S
reucet, qofh, la mMUm 4^Mre eondoite. (f&â fBimi, fU Meaf le, qoe t^Miptiifime et Bon la sdence a troa?éy dans lea flg^ précédants, la f/i»f9ii 4e nos procédés kidcistriey. C'est «ne suite de ehaBces heareuses , si l'on ^eat, ^ fioo un art réflé^i et sysiémattq[iieiiAeiit ecmdttit; «Mk «« iboIm &llall*il fiiek[«'4iii posur remarqua ces «faaiiees heureuses et les repro* àmt^ à w>l)Ofité. Ou raconte que Fua des plus eurieux peifee«> tîMiuemeiits de ia maehiiie A sapeur est d<k à fétourderie d'un }e«ne en&Bt qui, voulant aller jou^, iinagina je ne sais qudie eombifiaison de ficdles qui lut pins tard mise à profit. G^est 1& «a aeeident sans doute, soit ; mais on voit qu'il Miait une intelligence pour inventer cet artifice; et il en folkôt aussi pour le remarquer et f imiter, letez au hasard dans nn creuset tous les #éfii«its dont se compose nne macMne, et laissez4es osciller Indéfinifnent « «ntre les monstrnosHés et la mort ; » c'est-&«>! 4ire entre les fermes inutiles et le chaos, jdles os<âlleront ainsi pendant rétemîté ^ns jamais se fixer à aucune forme précise^ et sans même produire l'apparence d'une machine.
If. Aobin tente à son point de vue ^explication du phéne-^ mëw, et il invoque les Iaks suivait : la subdivision et TindividuaUsaUon 4e3 éléments anatoooôqnes, eogendris ks uns par les jautres^ et leur x^o^gu^ration, à*^ dériva la sîtuatiojQt qu'ils prewent les uns à côté des autres, — révolution à laquelle ils sont assujettis, nul organe n'étant d'abord ce qu*U 3era plQS tard 1 de là l'apparition successive des cellules, tissus, organes, appareils et systèmes ^ -^ la consuhstanttalité primordiale de
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toutes les propriétés vitales, qui étant immanentes & toute ma« tière organisée se retrouvent dans toutes les métamorphoses de cette matière, — la rénovation moléculaire par voie de nutrition et Faction du milieu interne ou externe d'où résulte fatalement une accommodation avec ce double milieu, — enfin, la contiguïté et continuité des tissus vivants, d'où nait le consensus merveilleux que l'on remarque dans l'organisation anormale. Telles sont les principales causes qui expliquent, selon M. Robin, l'appropriation des organes aux fonctions, causes du reste que nous avons recueillies çà et là dans son écrit; car il invoque tantôt l'une, tantôt l'autre, sans les coordonner d'une ma« nière systématique et régulière ^.
Toutes ces causes se peuvent ramener à deux principales : d'unepart, l'individualisation ou spécification des éléments anatomiques, avec distribution forcément déterminée par leur structure, ce qui explique la diversité des organes et par là la diversité des fonctions, — d'autre part la contiguïté des tissus
!• Une explication analograe parait avoir été donnée par Heokel, le principal représentant du transformisme en Allemagne. « Les procédés par lesquelles ces trois concbes de cellules donnent naissance aux organes les plus compliqués, se ramènent tous : 1* à des segmentations, c'est-à-dire i l'augmentation du nombre de cellules; 2* à la division du travail ou à la différenciation de ces cellules; 3* à la combinaison de ces cellules différemment développées Toutes les adaptations finales doivent être considérées comme la conséquence naturelle et nécessaire de la coopération , de la différenciation et du perfectionnement des cellules. » (Heckelf et la doct, de Vévolution en Allemagnef par Léon Dumont, p. 71). Ces paroles signifient au fond que l'adaptation s'explique par l'adaptation. C^r si toutes ces opérations se font par des causes purement physiques, auxquelles l'existence et la conservation des êtres vivants sont absolument indifférentes, comment se faitil que la différenciation amène la coopération? Pourquoi les cellules ne se contrediraient-elles pas les unes les autres, et par le contlit de leurs attributs ne reiH draient-elles pas la vie impossible ?
Tivants, d'où naît le consensus ou l'harmonie de Fètre Titant en général. Les autres causes sont là pour fiiire nombre : celles-ci n'expliquent rien, celles-là ne sont que le foit même à expliquer. En effet, la rénovation moléculaire ou nutritive ne sert qu'à la conservation des organes, mais n'en explique pas la formation et l'appropriation ; de même, l'action du milieu, interne ou externe, ne sert qu'à limiter et circonscrire les possibilités organiques, et ne rend nullement compte des combinaisons déterminées. Quant à l'évolution des organes, qui ne seront jamais d'abord ce < qu'ils seront plus tard, » quant à l'apparition successive des éléments, des tissus, des organes, des appareils, des systèmes, c'est là le fait même qu'il s'agit d'expliquer. Nous savons bien que l'organisme, en se développant, va du simple au composé; mais, comment ce composé, au lieu de devenir un chaos, se distribue-t-il en systèmes régu* liers, coordonnés et appropriés, c'est précisément ce que nous demandons. Enfin, la consubstantialité et l'immanence des propriétés vitales, (en supposant que ces mots offrent un sens clair à l'esprit) expliqueraient, si Ton veut, que tous les organes soient doués de vie, et possèdent tous virtuellement ces propriétés, mais non pas comment elles se divisent et se combinent en organes spéciaux. Restent donc, je le répète, les deux causes que nous avons signalées.
Si maintenant nous cherchons à nous rendre compte philosophiquement de la nature de ces deux causes, nous verrons qu'elles reviennent à dire que la succession explique Tappro-
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prialton# «t la contigfiité ybarmonie* Sttb»titiier toiijûur» desi rapfpcnrtt d'wpttce et d6i temps à âe§ rapports intelligibles et bftrmoniqtietf, e'est le caractère de la seienoe positite s car ce sont les seules conditioDS qui puissent être déterminées par Vekpètimée et le calcul : c'est là une œutre très^légitime) mais qtA devient usurpatrice, quand elle prétend limiter là la portée de la pensée humaine. II est dans la nature de l'esprit humain^ dotié de seilsibilité^ de ne conceroir les choses qu'en se les i^eprésentant par des symboles d'espace et de temps» ce sont là les conditions matérielles de la pensée : mais reste à savoir si la pensée fi'est pas tout autre ohoseï et si son objet propre n'est pis prédsémefit ce qtii ne se représente pas par Tespace et par le temps.
Aiâsi lé savant âfiatoftaisté^ dôtit fiùtii» analysons tes idéé§, nôâs momre les élémetltn àîiatoâiiquéi iiaissant les uns deâ autres avec telle cdtlfigttt'àtiDfi paHiclilière, et à mesuré qa'ilu naissent, se ghôUpailt d'une certaine manière èti raison de létif strtrcture. D'utie telle âtrUëture doit Uàttre» dit-Il, une suite d*ftctes déterminés. Oi* il est trës^vrâi que la formation d*un orgahe tie peut se comprendre s&ni l'apparition «tieeessive d'élémeiits spéciau)c, tôhflgiirés d'uhe téertâiiié fdçon; matt déterminés ne veut ^as dii'e appropriés, et 11 reste tottjôurs à savoir pourquoi ces actes déleirmlnés soht ceuîj (Jui contiennent et non pas d'âtat)^ : ponr4\ioi, par exemple, les glandes sécrètent des liquides illilés à l'éctHiomie, et non des poisons. Oh filé résout pas la difficulté en disant que èI ces actes h*étaient pas
L'ORGANE ET LA FONCTION m
précisément des actes compatibles avec la vie, l'animal ne vivrait pas : car il n'y a nulle contradiction à ce que l'animal ne vive pas^ c'est-à-dire, à ce qu'il n'y en ait pas du tout : œ qui est étrange précisément, c'est qu'il y en ait. L'histoire de révolution embryologique, quelque intéressante qu'elle sôit, ne détruit donc en rien les inductions que nous avons tirées des profondes analogies de Part humain et de l'art vital ; car de côté et d'autre, il y a des éléments spéciaux, configurés d'une manière déterminée, et rendant possible la production de tels ou tels actes. Dans l'art humain, il y a quelqu'un qui fait son choix entre les possibles. Pourquoi dans l'art vital le substratum matériel serait-il dispensé de la nécessité du cboix> et trouverait->il spontanément la combinaison utile qui est commandée par l'intérêt du tout? Dans les œuvres humaines, les conditions matérielles sont reconnues impuissantes è se coordonner par rapport à un effet précis ': pourquoi dans For** ganisme les conditions matérielles seraient*elles douées d'un si étonnant privilège? Dire que les éléments étant donnés, il va de soi qu'ils se forment en tissus, et que, les tissus étant don* nés, il va de soi qu'ils se forment en organes, c'est dire que des fils de soie étant donnés, ils se distribueront en pièCH d'étoffe, et que lorsque l'on a une pièce de drap, c'est comme si on avait un habit. Or, quoique le drap soit apte à former un habit, et les âls de ver à soie aptes à former une étoffe, cette aptitude à un acte déterminé n'équivaut pas à la production de l'acte, et il faut quelque chose de plus. Dans l'industrie hu-
maine, cette cause motrice est en nous : dans l'industrie de la nature, nous ne la voyons pas, mais elle est aussi nécessaire d'un côté que de l'autre.
J'en dirai autant de l'explication qui consiste à rendre compte du Consensus vital par la contiguïté des parties organiques : c'est ramener encore un rapport intellectuel à un rapport extérieur et matériel. Dire que l'harmonie du corps vivant s'explique parce que les parties se touchent, c'est dire qu'un habit va bien parce qu'il n'a pas de trous. L'accommodation de l'habit au corps, et la correspondance des parties n'ont aucun rapport avec la continuité de la pièce d'étoffe; car cette continuité existait dans la pièce avant qu'elle fût disposée en vêtement La continuité peut expliquer, si l'on veut, la sympathie des organes et la communication des impressions, mais non la correspondance et la coopération : enfin la contiguïté pourrait encore à la rigueur, rendre compte de l'adaptation des parties voisines, par exemple de l'articulation des os, mais non de l'action commune en même temps que différente des parties éloignées.
En résumé, il n'y a nulle contradiction entre nos principes et les conceptions scientifiques les plus récentes. Aucun fait, aucune loi de la nature ne nous autorise à éliminer la cause finale de l'esprit humain. La science, en tant que science, est muette sur ce problème. Reste à savoir si les faits ne se prêteraient pas à une autre interprétation que celle que nous avons donnée.